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Diablo Swing Orchestra : "Sing along songs for the damned and delirious"
Diabolus in Musica

dimanche 15 novembre 2009, par Vincent Ouslati

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Diablo Swing Orchestra fut une découverte sympathique en 2006 avec Butcher’s Ballroom, ce mélange improbable de jazz, de metal, d’opéra et autres joyeusetés n’était pas forcément totalement convaincant mais c’était un fort bon petit bazar. Trois ans plus tard, nos loufoques Suédois récidivent de plus belle avec le même éclectisme, la même grandiloquence propre aux frappadingues et... le même foutoir !

Mais présentons la chose telle que le conçoit le groupe et Wikipédia :

Au XVIème siècle, les ancêtres des actuels membres de D.S.O. composaient et jouaient des thèmes orchestraux en totale opposition d’avec les mandats ecclésiastiques. Les vils musiciens durent poursuivre leur activité de manière discrète. Mais ils ne tardèrent pas à être découverts et pourchassés et l’Église donna force récompenses à qui pourrait attraper les hérétiques. Conscients du danger, les musiciens décidèrent alors d’effectuer un ultime et majestueux concert avant le bûcher. Ils n’oublièrent cependant pas de laisser à leurs descendants des missives leur suppliant de réintégrer l’orchestre lorsque les temps obscurs auraient pris fin. D’où l’actuel Diablo Swing Orchestra.

Totalement inventée mais sympathique cette petite histoire. Imaginez Cinderella ou Poison avec les mêmes antécédents, ils en prendraient un sacré coup de légende dans les tifs.

Un univers qui d’ailleurs n’offre point de changement de formule à l’horizon, la soprano Annlouice Loegdlund est fidèle au poste et donne à elle seule une grande part de l’aspect singulier de l’orchestre. Mêler opéra, métal, jazz et bien d’autres choses dans la même marmite risque bien souvent un mémorable plantage en bout de piste. Il faut savoir composer tout en sachant rendre le résultat digeste. Tous ne sont pas aptes à tel exploit. Butcher’s ballroom y parvenait plus ou moins, il ne me semble pas que Sing along songs for the damned and delirious (ce titre !) y parvienne beaucoup mieux, ni beaucoup plus mal.

Parmi les petites pépites, le déjanté A rancid romance est un essentiel, tout comme Vodka inferno, aussi jouissif que son titre le laisse espérer. Diablo blabla est malheureusement parfois moins chanceux donc poussif, exemple avec Memoirs of a roadkill, dispensable. Il y a de façon similaire quelques bricoles anecdotiques ou vraiment mauvaises de temps à autre dans le bouillon, c’est selon.

Pourtant, et alors que je me tapisse les oreilles avec le succulent Stratosphere serenade, Diablo Swing Orchestra remplit avec aisance son contrat. Il y a tant de folie furieuse chez ces Suédois que les erreurs de parcours sont diluée, effacées avec mansuétude par l’auditeur repus. Ce n’est certes pas la parfaite livraison grandiloquente que j’attends de mes vœux, mais ça se précise. La prochaine sera la bonne ou ne sera pas.



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Vincent Ouslati





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Diablo Swing orchestra : "Sing along songs for the damned and delirious"
(1/1) 16 novembre 2009, par MsieurDams




Diablo Swing orchestra : "Sing along songs for the damned and delirious"

16 novembre 2009, par MsieurDams [retour au début des forums]

Pour qui souhaite se faire une idée du mélange, Butcher’s Ballroom est disponible sur Jamendo

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