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Def Leppard : "Yeah !"
C’est ça les gars, yeah...

dimanche 8 octobre 2006, par Geoffroy Bodart

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Franchement, ce disque, on n’y croyait pas. A dire vrai, c’est même en Def Leppard qu’on ne croit plus depuis des lustres. Et on avait raison ! Avec cet album de reprises, le quintette touche définitivement le fond, et on doute qu’il puisse jamais remonter la pente...

Ce n’est même pas le choix (ou plutôt l’absence de choix) de proposer un disque de reprises qui amène ce vote de défiance, mais carrément la manière d’interpréter ces titres. Le minimum auquel on aurait pu s’attendre était un cover-band de luxe, qui insuffle sa propre personnalité dans ces chansons (dont quand même quelques classiques) et en offre une interprétation pêchue et survitaminée. Vous aurez deviné qu’il n’en est rien. Sur ces quatorze titres, Def Leppard m’a fait l’effet d’un jeune groupe studieux, particulièrement appliqué, tout gêné d’être en studio et qui n’ose pas en faire de trop. Ils ont bien appris leurs tablatures et les reproduisent de manière scolaire, sans âme, sans aucun charisme. 20th century boy, par exemple, est révélateur. Cette version pourrait avoir été jouée par n’importe qui. On ne retrouve aucune trace de ce qui faisait le son Def Leppard, là-dedans, le groupe ne s’approprie pas le titre de T-Rex. Il n’y a dès lors aucun intérêt à écouter cette interprétation plutôt que l’originale.

Seul point positif (et encore, on pourrait en discuter pour déterminer si c’est vraiment un aspect positif ou négatif) : la production luxueuse, qui donne une unité à un ensemble de chansons dont la qualité de production était fortement liée à l’époque d’enregistrement. Et c’est tout. Bien sûr, les musiciens sont talentueux et connaissent leur affaire, mais on le regretterait presque, souhaitant un peu plus de spontanéité ou de plaisir dans le jeu. Quant à Joe Elliot, c’en est bel et bien fini de lui. Oh il sait encore faire quelques vocalises et chanter juste. Mais pas trop fort s’il-vous-plaît. Ou alors il faut lui faire boire deux tasses de lait chaud avec du miel entre chaque couplet.

On n’ira pas jusqu’à dire que tout est à jeter en bloc sur cette compilation et qu’on n’a pris aucun plaisir à suivre le groove de Rock on et à taper du pied sur Hanging on the telephone. Mais ça fait peu, surtout quand, en contrepartie, on doit se farcir un Don’t believe a word à la fadeur scandaleuse ou un The golden age of rock’n’roll, tristement ironique.

Dans la série des vieux du hard, Def Leppard rejoint illico Deep Purple au service des soins intensifs.



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Geoffroy Bodart





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Def Leppard : "Yeah !"
(1/2) 5 novembre 2016
Def Leppard : "Yeah !"
(2/2) 3 septembre 2007, par sebf




Def Leppard : "Yeah !"

5 novembre 2016 [retour au début des forums]

Thanks for this review. Now, I know what to listen to next time around. - Paradise Home Improvement Charlotte

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Def Leppard : "Yeah !"

3 septembre 2007, par sebf [retour au début des forums]

là où je ne suis pas d’accord, c’est quand vous mettez Deep Purple dans le même sac que Def Leppard.
Franchement, même si les derniers albums du premier ne sont en rien comparables aux bijoux des années 70, ils sont tout de même plus inspirés et plus hard (enfin tout est relatif) que ceux du Leopard Sourd.
Et au moins, le pourpre profond ne s’est pas rabaissé à réaliser un album de reprises.

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