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Dave Gahan : "Paper monsters"
New life

dimanche 15 juin 2003, par Jérôme Delvaux

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Vingt-deux ans ! Dave Gahan aura attendu vingt-deux longues années avant d’oser s’aventurer en dehors de Depeche Mode. Au vu de l’indiscutable qualité de cette première livraison, on peut penser qu’il s’agit là d’un véritable gâchis. Au point de précipiter la fin du groupe ?

L’annonce de la sortie, à quelques semaines d’intervalle, d’un nouvel effort solo de Martin Gore (après quatorze années d’abstinence) et du tout premier projet hors-DM de Dave Gahan (hormis une reprise de Roxy Music pour un album tribute), fit l’effet d’une bombe. Les nombreux forums de fans s’affolèrent. Huit ans après le départ douloureux d’Alan Wilder, le désir commun d’indépendance du chanteur et de son compositeur allait-il précipiter le split de DM ? Bien malin qui peut aujourd’hui faire un pronostic à ce sujet. Si Fletcher et Gore parlent d’un projet de nouvel album pour l’année prochaine, Gahan se montre plutôt évasif sur la question et préfère n’évoquer, en interview, que son actualité : Paper monsters.

La presse et son label se contentent de parler de son « premier album solo », mais il serait injuste de ne pas citer le travail plus que conséquent de Knox Chandler. Le dernier guitariste en date de Siouxsie & The Banshees, qui joua du violoncelle sur Exciter, signe la musique des dix plages que compte l’album. Il y tient aussi le plus souvent la guitare, la basse et, à nouveau, le violoncelle. Gahan est crédité comme auteur des textes et des mélodies. Pour la toute première fois de sa carrière, il tâte également de guitare, de clavier et même d’harmonica en studio. Son ami Victor Endrizzo, qui officia comme batteur sur Ultra, est à nouveau convoqué et le producteur Ken Thomas (Sigur Ros) supervise le tout. Vous l’aurez compris, Dave part au front avec une fine équipe. Le résultat est au-delà des attentes.

Certes l’album ne compte que dix titres, ce qui est relativement peu (d’autres chansons issues des même séances d’enregistrement sont réservées aux maxis) mais aucun n’est à jeter. Paper monsters s’ouvre par le single quatre étoiles Dirty sticky floors. La chanson fait allusion aux « sols sales et collants » sur lesquels Gahan était habitué à se réveiller presque chaque matin, dans ses années de profonde débauche. L’homme mature et clean qu’il est aujourd’hui fait une dernière fois le point sur cette sombre époque. Musicalement les fans de Depeche Mode se sentiront sans nul doute en terrain connu. Le son Gahan/Chandler n’est pas très éloigné de la recette gagnante des compositions de Martin Gore.

Certains connaisseurs disent de Dave qu’il n’avait jamais aussi bien chanté que sur Exciter, en 2001. Il démontre ici qu’il était encore perfectible. Peut-être est-ce dû au plaisir de chanter, pour la toute première fois, ses propres textes, de la manière dont il l’entend ? Avec le recul on peut se dire que sur des disques comme Black celebration (1986) ou Violator (1990), considérés par beaucoup comme les chefs-d’œuvres de DM, la voix du frontman était beaucoup trop retenue. Son génie étouffé par le songwriter, véritable leader du groupe. Dès la seconde plage, Hold on, le tempo retombe quelque peu. Paper monsters est moins rock que certains le pensaient, ou l’espéraient (la préférence de Gahan pour des morceaux qui arrachent comme I feel you ou Personal Jesus est bien connue). Hold on ou Bitter apple n’en demeurent pas moins de très jolies ballades bien ficelées. Un peu de recueillement avant un retour à l’agressivité avec Bottle living qui rappelle d’entrée un The dead of night. Black and blue again et sa violence contenue pourrait bien avoir été inspiré par Nick Cave, avec qui Dave est ami. D’autres textes rappelleront à nouveau Gore, mais est-ce une surprise ? On ne travaille pas à coté d’un tel monstre pendant plus de vingt ans sans subir, même inconsciemment, son influence.

Quoi qu’il en soit, alors que pour Counterfeit 2, Martin se contentait d’enregistrer, avec brio il est vrai, une collection de reprises (il prétend réserver ses nouvelles compositions au prochain DM), il sera difficile de ne pas tenir compte de la créativité, aujourd’hui exposée au grand jour, de Dave. C’est un atout dont Martin ne peut pas se passer s’il souhaite VRAIMENT poursuivre l’aventure Depeche Mode.



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Jérôme Delvaux





Il y a 2 contribution(s) au forum.

Dave Gahan : "Paper monsters"
(1/2) 2 janvier 2014, par randy
> Paper monsters
(2/2) 22 décembre 2003, par dav




Dave Gahan : "Paper monsters"

2 janvier 2014, par randy [retour au début des forums]

Merci pour le partage de cette information merveilleuse. Je vais mettre en signet votre site pour de futures références. Check out miami real estate home blog.

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> Paper monsters

22 décembre 2003, par dav [retour au début des forums]

bonjour je me posais une question es ce que dave gahan a fait un morceau qui ce nome " stay with me " car je ne le vois pas sur l album, il y a bien " stay " mais je ne sais pas si c est le meme.

merci pour votre reponce et bonne fete

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