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Colin Hay : "Are you lookin’ at me ?"
Welcome back

samedi 30 juin 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Cela fait plus de cinq ans que Colin Hay n’avait rien sorti de neuf, excepté la compilation Man at work, qui reprenait quelques-uns de ses titres, ainsi que de nouvelles versions des tubes de son ancien groupe australien, Men At Work. Le tout révélé par la série Scrubs, qui a abondamment utilisé certains titres de Hay, dont la carrière reste pourtant diablement inégale.

Quand j’étais plus jeune, j’adorais les Men At Work. Mon grand frère était revenu d’Australie avec plein d’anecdotes et des disques pleins sa besace, et j’écoutais avec des grands yeux ses récits. Men At Work est pour moi le symbole nostalgique de l’enfance, et j’ai toujours trouvé qu’ils avaient largement été sous-estimés par rapport à INXS ou Midnight Oil. Cependant, force est de reconnaître que les albums solo du chanteur Colin Hay n’ont jamais été une démonstration de savoir-faire absolu. Quelques bons titres ici ou là, quelques bons albums et quelques mauvais aussi... Ca n’a pas dû être facile tous les jours pour ce type-là. Alors maintenant, il s’agissait pour Hay de ne pas se craquer et de livrer un album au moins attendrissant, sinon très bon. Pari réussi ou pas ?

Pas facile à dire. Alors que Lose to win reste bougrement classique (et aurait fait bien plus d’effet dans la bouche de la Néo-zélandaise Bic Runga), et que Pure love est aussi intéressante que les goûts culinaires de mon voisin de palier, on retrouve pourtant sur cet album quelques chansons qui permettent de faire passer de bons moments. What would Bob do permet de renouer avec une country plutôt bien troussée, et le nostalgique Here in my hometown s’en sort vraiment très honorablement. La pop de Hay est en tout cas fort étrange : parfois, on se retrouve plutôt du côté de Bruce Springsteen, et parfois encore, on a l’impression de tutoyer Bob Dylan, comme notamment sur Me & my imaginary friend. Et puis il y a les titres qui commencent mal et finissent bien, comme le titre éponyme et son horrible couplet parlé sur rythmique r’n’b, qui parvient pourtant à se faire oublier grâce à un refrain très efficace.

Ne vous attendez donc pas à un album exceptionnel, ni même à un album moyen. Ce n’est pas un album médiocre non plus, et il convient d’être indulgent vis-à-vis de Colin Hay qui, on peut le dire, revient de loin. Son disque est largement honorable par rapport au reste de sa carrière, mais face aux productions actuelles, il est indéniable qu’il ne saurait tenir la distance. Cependant, sur des titres moins expérimentaux comme I wish I was drinking, on arrive à cerner le génie d’un homme qui semble constamment surnager musicalement. C’est dans les moments folk et plutôt simples qu’il parvient à tirer largement son épingle du jeu et à rivaliser avec ses pairs, ou sur de la pop à guitares comme No one knows. Le reste du temps, on récolte des morceaux qui se laissent écouter, ni plus, ni moins. Ce qui me déçoit, en tant qu’admiratrice du bonhomme. Verdict donc ? Un album attendrissant, pour ceux qui connaissent la discographie de Hay et de son ancien groupe, ainsi que pour les amateurs de pop ensoleillée. Pour les autres, cet album semblera sans doute gentiment inutile.



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Clarisse de Saint-Ange





Il y a 3 contribution(s) au forum.

Colin Hay : "Are you lookin’ at me ?"
(1/1) 30 juin 2007




Colin Hay : "Are you lookin’ at me ?"

30 juin 2007 [retour au début des forums]

Bruce Springsteen, Bob Dylan, et puis quoi ? Tu es aveuglée par la nostalgie, pas vrai ?

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