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Cassius : "15 again"
Nightclubbing, I’m not nightclubbing...

vendredi 6 octobre 2006, par Geoffroy Bodart

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15 again... Moi, quand j’avais quinze ans, c’était l’époque des 2 Unlimited, Culture Beat et autres Ice MC. J’aimais bien. Mais j’ai rapidement décroché de toute cette vague dance-techno-house et touti quanti. Quant à la french touch de Daft Punk et cie, elle m’est passée très loin au-dessus de la tête. Autant dire que quand mon rédac’ chef me file le nouvel album de Cassius, je me demande un peu ce qu’il veut que j’en fasse, mes connaissances en la matière étant aussi limitées que l’intérêt que j’y porte...

C’est que, voyez-vous, je ne suis pas vraiment du genre à me trimballer, en costard et godasses Paul Smith, de boîtes branchées en coulisses de salles de concerts, arborant fièrement mon badge (on n’appelait pas ça un pin’s, du temps où j’avais 15 again ?) Joy Division. D’ailleurs, en digne fan ringard et moche de groupes ringards et moches qui font de la musique ringarde et moche, il y a beaucoup de risques qu’on ne me laisse jamais entrer dans ce genre d’endroits où Cassius doit faire office de référence ultime de la coolitude branchouille (ou peut-être pas, je n’en sais fichtre rien, après tout). Pour enfoncer encore un peu le clou et comparer des choses qui ne sont en rien comparables, je vous avouerai que si l’envie de me dandiner le popotin me prend, un petit Love gun de Kiss me fera toujours plus d’effet que le dernier remix d’Etienne de Crecy.

Dès lors, comment voulez-vous que je fournisse le moindre avis pertinent sur le sujet ? Cet album pourrait être une bouse infâme dans son style que je n’en saurais rien. Tout ce que je peux vous dire, c’est que moi, ça me pèse énormément d’écouter ça jusqu’au bout. Pour commencer, je suis un de ces vieux réacs qui ne considèrent pas que des arrangements et des chipotages sur un ordi sont de la musique. La musique, c’est fait par des gens qui ne s’appellent pas Boombass, et qui jouent des instruments. Le reste, les arrangements, la production, c’est de la déco. Je dois reconnaître qu’il y a parfois une mélodie sympa qui traîne dans ce foutraque, mais ce n’est pas ça qui va sauver ce disque. A la limite, si j’accompagnais mon rédac’ chef dans ses folles virées nocturnes, peut-être pourrais-je me permettre de comparer cette musique à celle diffusée dans ces temples de la superficialité et du culte de l’apparence pour l’apparence, mais franchement, qu’y ferais-je ? Je me taperais au bar, m’offusquerais du prix des boissons et passerais la soirée à me foutre de toutes ces tronches de jeunes cadres parfumés comme des cocottes qui se font suer sur un remix de Depeche Mode, un verre de whisky-coke à la main.

Mais tachons d’ignorer toutes ces considérations étrangères à la musique. Car j’ai la faiblesse de croire qu’indépendamment de toute question de look, de lieu et d’ambiance, un bon disque doit rester un bon disque et pouvoir s’écouter en toute circonstance, juste pour le plaisir de passer un bon moment purement musical. Et de ce point de vue là, tout ce que 15 again provoque en moi, ce sont des coups d’œil irrépressibles vers la barre de défilement pour vérifier que la chanson est bientôt finie. Le single Toop Toop, que j’avais déjà entendu sur Pure FM... euh, oui, ça m’arrive d’écouter Pure FM, exclusivement lorsque je suis en voiture et que les pubs durent trop longtemps sur Classic 21... Bref ce single a pour seul mérite de ne pas me faire re-zapper pour profiter des pubs de la chaîne préférée des quadras. Eye water (avec Pharrell Williams) me plaît bien aussi. Mais à part ça...

Comment conclure pareille chronique vide de sens et de fond ? En avisant tous les lecteurs qui ne présentent pas un penchant prononcé pour la musique dansante que, malgré quelques tentatives vaguement pop/rock (notamment via la présence de M) ou r’n’b, ce disque ne vous fera pas changer d’avis. Il ne se prête pas à une écoute attentive, il est désagréable en fond sonore et ne procure aucun plaisir purement et simplement à destination des oreilles. Je vous dirais bien aussi qu’aucune forme d’émotion ou d’atmosphère ne transparaît de l’album, mais il me semble que ça tombe sous le sens.



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Geoffroy Bodart





Il y a 32 contribution(s) au forum.

Cassius : "15 again"
(1/1) 8 octobre 2006, par Phil




Cassius : "15 again"

8 octobre 2006, par Phil [retour au début des forums]

Franchement, à quoi bon faire une chronique de Cassius ? Car au-delà de Cassius, c’est tout l’ensemble de la musique électronique qui a l’air de vous gonfler.

De plus, l’argument habituel "On écrit sur ce que l’on veut" ne peut même pas être retenu ici, puisque ce n’est ni de la pop ni du rock. Donc là, vraiment, je ne comprends pas !

Vous avez prévu un album de rap prochainement ? Donnez-le moi et j’arriverai à être aussi inintéressé que sur cette chronique-ci.

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