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Bless : "Bless"
Post-coïtum, animal triste

lundi 29 janvier 2007, par Geoffroy Bodart

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Dans un élan machiste, j’avais pensé pouvoir m’en sortir en décrivant ce disque comme un album fait par une femme, pour les femmes. Cela me semblait la formule idéale pour justifier l’ennui que j’ai éprouvé en l’écoutant. Mais c’était sans compter sur la verve de ma chère et tendre qui décocha à l’encontre de cet album un cinglant : « c’est quoi, ce CD ? De la variétoche ? ».

Bon d’accord, ce n’est pas si terrible que ça. Les textes sont tout de même joliment tournés, évoquant la nostalgie, les doutes et une certaine sensualité. Rien de bien neuf, mais ils sont bien écrits, et l’érotisme « papier glacé » qui se dégage de l’album et du clip de Ce plaisir (Ne m’est pas donné) ne se vautre pas dans le racolage vulgaire. Musicalement, Bless, touche-à-tout, impose sa personnalité et évite un formatage trop poussif. La construction musicale ne va pas à contre-courant des ambiances lascives qui sont écrites, et on a droit à quatorze titres à écouter dans une ambiance cosy, tamisée, malgré des tentatives plus rock comme sur Dusty dirty duty ou Touchy man qui ne parviennent toutefois pas à nous faire lever notre derrière du fauteuil.

Mais même si l’ambiance assez 60’s qui se dégage au-travers de cette langueur, de cette voix distante n’est pas désagréable, on finit quand même par s’ennuyer avant la fin et la succession d’écoutes finit par rendre l’album lassant. La faute n’en revient pas à la présence de quelques titres moins bons, mais plutôt à l’absence de chanson marquante (les meilleurs titres, comme La raison pure ou Les buvards, ne parviennent pas à décrocher leur ticket vers la zone de stockage définitif du cerveau).

En fait, le minimum syndical requis de la part de l’auditeur pour rentrer dans cet album est d’éprouver de l’empathie pour son auteur. Comme pour toute œuvre (pseudo-)personnelle et (pseudo-)intime, c’est l’identification aux textes qui primera et déterminera l’appréciation globale. La musique en elle-même ne sert que de support et ne vit pas indépendamment des paroles et du chant (comme en atteste la production qui cherche à tout prix à mettre la voix, très jolie, il faut quand même le préciser, en avant). De mon côté comme du côté de ma moitié, vous aurez compris que...



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Geoffroy Bodart





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Bless : "Bless"
(1/1) 17 juillet 2015




Bless : "Bless"

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Any fan of the group could never miss this one hit music collection. - Marla Ahlgrimm

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