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Beirut : "The flying club cup"
Madeleine de Proust

lundi 3 décembre 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Il ne s’est pas passé beaucoup de temps depuis le premier album de Zach Condon et de son orchestre balkanique. Mais pour Zach, cela n’a pas été simple : ayant apparemment très mal vécu le succès de son premier album et la tournée qui s’ensuivit, l’artiste américain a hésité longuement avant de pouvoir réellement se convaincre de poursuivre son voyage sonore. Heureusement pour nous, voici le résultat de ces tergiversations.

Après le voyage est-européen et méditerranéen de Gulag orkestar, Condon s’intéresse maintenant à la France. Ouais, j’ai eu très peur, et j’avais raison. Parce que les clichés de la France, de Montmartre, du petit Paris d’Amélie Poulain (qu’elle aille se faire shampouiner), du champagne, des petits cafés et tout et tout, très franchement, je ne supporte pas. On a déjà suffisamment de fer à battre avec le courant de la nouvelle chanson française pour qu’un jeune Américain éberlué n’en rajoute une couche. Mais heureusement, mis à part certaines références aux années 30 franchouillardes, on reste loin des poncifs et des images d’Epinal. Non, la France que l’on voit ici et bien plus le résultat des voyages de Condon, probablement de ses concerts, et il y retranscrit un mal de vivre assez poignant.

Condon utilise se voyages pour y coller ses propres impressions, qu’il redistribue comme des pièces de puzzle qu’il convient à l’auditeur de mettre en système. Mais ici, les références métropolitaines ne manquent pas : Nantes ouvre merveilleusement l’album, le triste Cliquot fait très certainement référence au vin mousseux du même nom, alors que les rythmiques de Cherbourg illustrent une inventivité assez présente tout au long de l’album. En effet, si l’on pourrait à juste titre penser que The flying club cup rejoue la même partition de Gulag orkestar, on se rend vite compte que les instruments utilisés ici ne sont pas toujours les mêmes : plus d’accordéons, plus de boîtes à musique, et surtout des rythmiques fort différentes, utilisant diverses percussions plus ou moins métalliques ou féériques. Non seulement Condon persévère dans ce genre, mais en plus, il se réinvente à merveille.

En tout et pour tout, l’homogénéité de l’album n’aide pas toujours à distinguer les morceaux les uns des autres, mais c’est aussi le pari que Condon fait avec ce genre de cartes postales musicales. Toutefois, certains titres, comme Un dernier verre (Pour la route) par exemple, sont suffisamment notables pour ne pas que l’on si perde. Mais la nostalgie est toujours au rendez-vous, et les sensations suscitées par cet album ne peuvent laisser personne indifférent. Espérons que Condon continue et pousse maintenant son exploration sonore hors de l’Europe, tiens ! Juste pour voir !



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Clarisse de Saint-Ange





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Beirut : "The flying club cup"
(1/1) 29 janvier 2015, par Marla




Beirut : "The flying club cup"

29 janvier 2015, par Marla [retour au début des forums]

His new album will surely be another hit collection. After all, he’s got more fans now. - Marla Ahlgrimm

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