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Arrested Development : "Among the trees" Welcome back ! lundi 20 septembre 2004, par |
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Arrested Development est un groupe de hip hop purement insolite. Apparu en 1992, fort d’un album excellent mettant à l’honneur les racines africaines à la sauce sudiste, présentant la vie bucolique comme un must et prônant la paix entre les races, il apparaît au public comme une grande famille joyeuse qui sert une musique acoustique plus que talentueuse. Après une très - trop - longue absence, ils sont de retour avec un album de la même trempe que celui de 1992. C’est pas une bonne nouvelle ça ?
A contrario d’autres groupes de rap défendant la black attitude à force de militantisme agressif ou de noms d’oiseaux à profusion, ou encore de fesses à l’air au bord d’une piscine, Arrested Development, dont le nom annonce déjà clairement la couleur, séduira largement le public blanc, loin de l’image des jeunes des cités en survêtement. Il cassera la baraque avec des tubes comme Everyday People, Mr Wendal, Tennessee ou Revolution, issu du film Malcolm X de Spike Lee. Peu auprès l’album Zingalamaduni, le groupe se disloque à cause de disputes incessantes et d’ego gonflés à bloc. Il ouvre la porte à des groupes comme The Fugees ou The Roots. Alors, qu’est devenu Arrested, 10 ans après la rupture ? Baba Oje, le petit vieux, sorte de patriarche sage sur sa rocking-chair, qui donnait cette image si sympathique n’apparaît plus sur la photo de famille. Pas mal de têtes ont changé, et il semble que seuls Speech (le leader/rappeur/chanteur) et deux autres sont encore là. Après une carrière solo en demi-teinte, bien lui a pris de renouer, avec l’aide des Lounge Lizzards, avec son Arrested Development. Le principe n’a pas changé : on a toujours affaire à un groupe plus proche du rock que du rap pur et dur. Ici, les instruments (percussions, batterie, saxophone, mandoline…) ont une vraie place aux côtés des scratch. Les refrains sont toujours aussi entraînants et festifs. Le old school rap à la Kurtis Blow/Sugarhill Gang, celui qui fait chanter et participer le public est bien là : I’m ignoring you en témoigne. A noter aussi que l’utilisation des applaudissements comme un instrument à part entière est largement mis à contribution, pour un résultat épatant. On lorgne toujours du côté de la soul, grâce à des chants inspirés du gospel, et en tout cas mettant en avant les voix, y compris celle de Speech, qui sait y faire aussi dans ce domaine-là. Le côté world music qui caractérisait le groupe est lui aussi toujours présent, autant dans des jam sessions instrumentales que dans des chansons mettant en avant les rythmiques afro-cubaines et le modus operandi des percussions africaines (Esmeralda). Enfin, last but not least, le côté folk et rock est, lui aussi, toujours de la partie (rappelez-vous l’harmonica sur Mama’s always on stage). Les guitares sèches mais aussi électriques donnent ici et là une touche rare au hip hop. Les singles issus de ce petit chef d’œuvre, Honeymoon day et Wag your tail sont prodigieux. Quant à In the sun, c’est un véritable bijou, avec son refrain militant : « Every morning I wake up with the choice to be black, I learn to live it up in the sun ». Welcome back Arrested Development ! |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Arrested Development : "Among the trees"
(1/4) 16 avril 2010 christianlouboutinshoes
(2/4) 15 avril 2010, par Administrator dropshippingwatch
(3/4) 5 avril 2010, par Administrator > Arrested Development : "Among the trees"
(4/4) 13 janvier 2005 |
> Arrested Development : "Among the trees" 13 janvier 2005, par Jérôme Prévost [retour au début des forums]
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