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American Dog : "Hard"
I wanna be your dog

dimanche 17 juin 2007, par Marc Lenglet

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Essayer de deviner la nature des groupes de hard d’après leur nom est une occupation plutôt amusante. Imaginez un groupe imaginaire prénommé Maglübyet par exemple : on pourrait sans trop se tromper affirmer qu’il s’agit là de gros death-metal hongrois qui tache. Autre cas de figure, un hypothétique Howitzer 88 sent l’indus à plein nez et des Witchcraft Shield ont pour obligation d’être Allemands, chevelus et amateurs de riffs ultra-rapides. Et dans le cas d’un groupe réellement existant, comme American Dog ? Une chose est sûre, ça sentira le cuir mouillé, le cigarillo froid et l’huile de moteur.

On va faire court : American Dog s’adresse à ceux qui aiment Motörhead, Rose Tattoo et Nashville Pussy, à ceux qui aiment boire de la bière et du mauvais whisky sans se demander comment ils vont ramper jusqu’à leur pieu deux heures plus tard, à ceux qui jouent au billard en gardant leur clope au bec et leur sueur à l’aisselle, à ceux qui sont abonnés aux rires gras et aux vannes de comptoir, aux chasseurs, aux braconniers, aux anciens du Vietnam, aux flics en fin de carrière, à ceux qui aiment les vêtement en cuir un peu voyants qui s’accordent parfaitement au bras d’une fille elle-même un peu voyante. American Dog ne s’adresse pas à ceux qui accolent au rock les concepts d’ « intelligence », de « militantisme » ou d’ « attitude vestimentaire ». Avec un titre aussi « gros boeuf » que Hard, il est de toute façon douteux que les intéressés s’y soient arrêtés.

Pendant 40 minutes, ce ne sera que blues-rock autouroutier (Rock-n-Roll dog), riffs graisseux, rythmique métronomique, voix bousillée à coups de clopes, émotivité romantique (Sometimes you eat the pussy) et quelques morceaux plus longs qui font office de ballades pour camionneurs en mal d’amour (Long time comin’)... Le tout rythmé par l’ouverture périodique de cannettes de bière. Difficile de souligner un morceau en particulier : malgré quelques petits ajouts comme de la guitare sèche ou du piano, l’essentiel ressemble furieusement à la playlist quotidienne de Redneck FM et à des soirées animées le long de la Route 66, dans un bar qui s’appelerait le Rattlesnake ou le Drunken Armadillo.

Défoulant en diable, Hard propose tout ce qu’il faut pour passer un bon moment de rock’n roll séminal. Ce n’est pas Motörhead évidemment, ça n’a même pas le côté cul-terreux enragé de Nashville Pussy mais avouez que ça fait du bien de temps en temps d’oublier qu’on est un homme... euh un être humain, je veux dire.



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Marc Lenglet





Il y a 1 contribution(s) au forum.

American Dog : "Hard"
(1/1) 18 juin 2007, par kozmik




American Dog : "Hard"

18 juin 2007, par kozmik [retour au début des forums]

Ils m’ont dédicacé leur disque au Spirit of 66 l’année dernière, les bons petits gars de l’Ohio. Ils ont moins de nichons que Nashville Pussy vu a la même place mais sont bien plus couillu of course. Ne pas oublier dans le même style Mother Superior et cela va sans dire ...Skew Siskin.

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