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All The Saints : "Fire On Corridor X"
Quand les Saints descendent sur Terre

lundi 16 mars 2009, par Jeremy Plywood

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Fire On Corridor X est sorti fin de l’année dernière. Trois jeunes gens originaires de l’Alabama se trouvent pour former ce projet. Leur premier album est sombre. Il nous rappelle Ride, période Nowhere et toute une tripotée de groupes shoegaze britanniques des années 90. Il est clair que leur principale influence se trouve là. Si on en doutait, des titres comme Sheffield et autre Leeds ne sont pas un hasard. La grande différence, c’est qu’ici les mélodies de voix sont (un peu plus) mises en évidence et bénéficient d’un volume moins fantômatique. On retrouve également une bonne dose de psychédélisme et un chouïa de pop noisy éclairée. Bref, une alchimie savamment maîtrisée. Cet album peut paraître rebutant à première écoute mais si on se donne la peine d’entrer dedans... Il est clair qu’on devient très vite accro. Plongeons-nous donc dans cet album et parcourons-le par le détail.

All The Saints, alias Matt Lambert, Titus Brown et Jim Crook, se forme donc à Montgomery, riante bourgade et néanmoins capitale de cet état de la côte est (tout en n’étant pas sur la côte mais c’est juste à côté de la Géorgie, ne chicanons pas) des Etats-Unis. Par ailleurs, ils résident actuellement à Atlanta, dans cette même Géorgie et donc encore moins loin de la côte. Bref, après ce petit cours de géographie, on peut faire « play » sur le lecteur cd.

Shadow Shadow, court instrumental, sert donc d’introduction à cet album mais beaucoup plus encore à Sheffield puisqu’il s’enchaîne directement à celui-ci. D’ailleurs, ce sera la marque de fabrique de ce disque puisque tous les titres s’enchaînent comme pour nous raconter une histoire. Pour nous empêcher de relâcher notre attention. Une batterie toute en roulements chers à Lol Colbert prend position sur ces guitares trémolo saturées et lance définitivement cet album. La voix arrive bien vite et la mélodie ne tarde pas à atteindre son but. Les guitares sont tendues, très présentes mais, paradoxalement, pas mal encerclées par une reverb typique.

Farmacia ne nous lâche pas. Ici aussi, la batterie se veut tour à tour vibrante et martiale. On ne peut pas s’empêcher d’y trouver également quelques affinités avec The Birthday Party, ce côté un peu garage-blues n’y est pas étranger. Ce titre est fait de tension et de douceur. La dernière minute, toute faite de légèreté nous emmène vers la chanson suivante. On notera déjà une façon d’intégrer des chœurs planants efficaces et bienvenus.

Regal Regalia ne nous laisse aucun répit et sa voix triturée qui surplombe cet abîme d’électricité donne le ton. All The Saints répété jusqu’à la nausée. La basse est profonde, distorsionnée par moment et on est comme un boxeur dans les cordes, pris sous une volée d’uppercuts. Mais ce sont des uppercuts bienveillants. Et puis il vaut mieux un uppercut qu’un coup au dessous de la ceinture.

Avec Hornett, on retombe avec plaisir sur notre petit tabouret dans le coin du ring. Un moment de douceur vient de commencer. La mélodie embrasse toujours une réverb de cathédrale et s’enroule intelligemment autour d’une rythmique minimaliste dans laquelle la guitare paresse gentiment. Il y a bien des moments de tension pour renforcer le propos mais on se sent plus détendu même si on plonge dans une fin où la voix se fait inquiétante, seule et noyée dans un effet

Papering Fix, quant à lui, lorgne du côté du psychédélisme des débuts de Pink Floyd époque Barrett. On recule dans le temps comme si on était happé par Lucifer Sam ! Planant et incisif à la fois. Toujours sous tension maîtrisée. La réverbération se fait profonde tandis que la basse vrombit. Une guitare e-bow aérienne lie le tout et remplace avantageusement l’orgue qui aurait dû se trouver à sa place.

Et voici Leeds, tout en acoustique. La guitare tourne sur quelques accords simples. Une grosse caisse et une caisse claire parcimonieuses rebondissent ça et là. La voix est plus présente qu’à l’accoutumée, comme si le chanteur collait sa bouche contre votre oreille. C’est également parce que le déluge sonore habituel est absent de ce titre. Une respiration bienvenue avant de retourner au combat.

Quand Fire On Corridor X démarre, on ressent d’emblée une atmosphère étouffante. Comme si une chape de plomb s’abattait sur nous. On se sent pris au piège dans ce fameux corridor x pris d’assaut par les flammes d’un grand feu allumé par le groupe. C’est puissant, brillant et enthousiasmant. Ce groupe est vraiment spécial.

Avec Outs, on s’engage dans près de sept minutes à la fois lancinantes et revigorantes. Comme d’habitude, on est cloué devant tant de majestueuse puissance. On chavire avant de retomber dans une accalmie bienvenue. La voix se fait même caline. Les instruments se font caressants. Une douceur nacrée qui vire de nouveau à l’étouffement. Comme si on avait une louche de sucre impalpable dans la bouche. Impossible d’avaler et de respirer correctement. Il faut cracher et cracher encore afin de reprendre ses esprits.

Mil Mil conclut tout cela avec calme. Guitare acoustique, basse profonde frôlant des fréquences qui semblent venir du centre de la terre. Batterie minimaliste qui se débat dans une réverb abyssale. Une fin toute cotonneuse qui nous fait atterrir un peu à regret.

Fire On Corridor X pourrait être la bande-son idéale du prochain film de David Lynch, si celui-ci retire les mains de son slip. Il pourrait également très bien convenir pour rehausser la lecture d’un Chuck Palahniuk ou d’un Bret Easton Ellis. Cet album et ce groupe sont vraiment proches du paradis. Mais pas un paradis artificiel. Un paradis tant espéré mais pas rêvé. Un paradis avec quelque fois des envies d’enfer. Un paradis gagné à force de talent. Tous les saints vont le diront.



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Jeremy Plywood





Il y a 6 contribution(s) au forum.

All The Saints : "Fire On Corridor X"
(1/3) 22 avril 2009, par StupidBanker
lo siento si using az57u
(2/3) 19 avril 2009, par Peksraluale
All The Saints : "Fire On Corridor X"
(3/3) 16 mars 2009




All The Saints : "Fire On Corridor X"

22 avril 2009, par StupidBanker [retour au début des forums]

Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. Oui. >>> SUITE

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lo siento si using az57u

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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All The Saints : "Fire On Corridor X"

16 mars 2009 [retour au début des forums]

Très très bon album c’est vrai !

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