Pop-Rock.com



A.R. Rahman : "Music from the motion picture Slumdog Millionaire"
C’est ma dernière B.O, Jean-Pierre.

mercredi 6 mai 2009, par Vincent Ouslati

DANS LA MEME RUBRIQUE :
Next Exit To Nowhere : "Ego to echoes"
The Coral : "The invisible invasion"
The Besnard Lakes : "The Besnard Lakes are the dark horse"
Bruce Springsteen : "The Rising"
Wilco : "Sky blue sky"
Amusement Parks On Fire : "Out of the Angeles"
Grizzly Bear : "Veckatimest"
The Bird And The Bee : "The Bird And The Bee"
Menomena : "Friend and foe"
Louise Attaque : "A plus tard crocodile"


Il y a peu de choses qui m’ont vraiment marqué au cinéma dernièrement. J’avais trouvé benjamin Button mielleux, le Che pas trop mal pour son premier volet, et le reste de mes visites s’étant limité à des dessins animés (pouponnage oblige) assez pathétiques, j’en suis revenu aux loueurs de DVD. Mais Slumdog Millionaire a eu de quoi me faire lever les paupières, et plus encore que les paupières, il m’a décrassé les pavillons.

Je ne sais si je suis dans ma période bollywoodienne ou si mon récent trip au patchouli, m’ayant laissé en slip sur le balcon de ma princesse de Bombay me fit un effet durable, mais je suis actuellement fort ouvert aux musiques et sonorités de l’Inde Mystérieuse. Pire encore, je suis allé voir Slumdog Millionaire, attiré par tout le buzz autour de ce film. Bon moment j’ai passé, mais je me suis surpris à notamment grandement apprécier le final, ce ballet fou sur ce quai de gare, la musique si prenante qui me fit dodeliner de l’arrière train sur mon siège si peu confortable.

Peu m’importe que tout le monde ait porté aux nues ce film, je l’ai il est vrai moi aussi bien aimé, ne m’attendant pas à ce que j’ai finalement vu, la surprise fut bonne, très bonne même. Cette histoire dramatiquement contemporaine, les dessous crades d’un jeu qui reflètent les dessous encore plus crades d’un pays, glorifiant la réussite économique tout en laissant quelques cadavres sur les abords du business et du Gange, Slumdog Millionaire avait finalement tout pour cartonner, il est synchrone avec la crise, synchrone avec notre époque où les rêves sont partis avec la Bourse et le treizième mois s’est carapaté dans l’augmentation du kilo de pâtes.

Quelques semaines après la projection, j’en retiens surtout l’accompagnement sonore, proprement grandiose. Parfaite alchimie entre les tréfonds des ballets traditionnels et la folle poursuite en avant de ce gigantesque pays, les treize pistes qui constituent la bande originale de ce carton de l’année sont à inclure dans toute bonne compilation actuelle. Si vous en avez marre de Pékin Express et des couples de beaufs insultant le badaud de New Dehli car ledit badaud ne capte rien aux beuglements francophones des compétiteurs, cette sélection fameuse grandement agencée par Allah Rakha Rahman Malayalam, soit plus simplement A. R. Rahman est une autre manière plus saine de poursuivre l’initiation.

Ce compositeur de Chennai s’est très vite amusé à triturer la musique de son enfance avec un ordinateur, quitte à passer pour un irrespectueux. Il fera pourtant son business sur cette idée, rendre plus sexy et occidentale des thématiques indiennes, capables d’être mises en boucle dans des boutiques de vieux hippies du 11ème arrondissement, ou de se voir plaquées sur des pellicules comme c’est le cas ici.

Slumdog Millionaire a beaucoup profité du synthétiseur, censé contrebalancer le chant des nymphettes chargées de pacotille, jolis clichés de la vieille Inde. Tout du long, c’est un festival du synthé, virant parfois new wave, chutant dans le kitsch avec gourmandise.

Car gourmand est le compositeur, chargeant sa mule avec une générosité bienvenue, n’hésitant pas a taper dans tous les poncifs espérés par l’occidental auditeur. Ce dernier devra soit être déjà initié à ce genre de sucrettes, soit passer son chemin fissa sous peine de vomir son quatre heures. C’est à l’image d’un plat très épicé qui va vous dévisser la tête et vous laisser bavant sur le carrelage, trop de curry et au lit dans un état de délire terrifiant.

Pour cette bande originale aussi sexy que Mia Drake elle-même, le voyage vaut la peine, naviguant entre grosses productions idéales pour animer votre baby-shower et moments plus doucereux (pas mes préférés cependant), je n’ai plus qu’à laisser le dernier mot à qui de droit tout en me dandinant sur Jai Ho !



Répondre à cet article

Vincent Ouslati





Il y a 2 contribution(s) au forum.

A.R. Rahman : "Music from the motion picture Slumdog Millionaire"
(1/2) 6 décembre 2016, par chadwickferdie1
A.R. Rahman : "Music from the motion picture Slumdog Millionaire"
(2/2) 10 décembre 2014, par Janelle




A.R. Rahman : "Music from the motion picture Slumdog Millionaire"

6 décembre 2016, par chadwickferdie1 [retour au début des forums]

The next time I read a blog, I hope that it doesnt disappoint me as much as this one. I mean, I know it was my choice to read, but I actually thought youd have something interesting to say. All I hear is a bunch of whining about something that you could fix if you werent too busy looking for attention. Agen Bola Sbobet Taruhan Bola Online Daftar Maxbet

[Répondre à ce message]

A.R. Rahman : "Music from the motion picture Slumdog Millionaire"

10 décembre 2014, par Janelle [retour au début des forums]

I like reading this post. It is worth the time to read such interesting story. - Glendora Cosmetic Dentist

[Répondre à ce message]