|
|
The Shins : "Wincing the night away" Un printemps avant l’heure vendredi 9 février 2007, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
J’ai toujours été séduite par la pop indé The Shins, groupe révélé au grand public grâce au film Garden state réalisé par Zach Braff (le héros de la série Scrubs), et c’est donc avec la joie prévisible d’un enfant le soir de Noël que je me suis jetée sur leur troisième opus. Et force est de constater que la formation du Nouveau-Mexique ne déçoit pas ses fans.
Je vous le dis tout de suite : si vous n’appréciez pas nécessairement la pop indépendante made in USA, ce n’est pas forcément la peine de vous jeter sur ce bijou. Car n’en déplaise à certains, ce disque est accessible, ce qui n’ôte pourtant aucun mérite au talent des Shins. Le songwriter James Mercer se permet souvent de mêler quelques influences folk à une pop mâtinée de rock, comme sur le joyeux Australia qui intercale parfois quelques notes de banjo et de xylophone. Le simple et efficace single Phantom limb, actuellement très bien noté outre-atlantique, permet de développer calmement les facettes riches et humbles de la musique de Mercer et de sa bande. Ici, il n’est point question de rock acerbe ou d’expérimentations atonales à la limite de la suffisance artistique, il s’agit seulement de chansons simples qui racontent des histoires simples. Vous pouvez en penser ce que vous voulez, de temps en temps, cela fait bien plaisir. Pour ce troisième opus Wincing the night away, les Shins ont fait fort, dans la mesure où ils enrichissent leurs compositions d’éléments plus étrangers à leurs arrangements habituels : des samples étourdis au début de Sleeping lessons, une mélopée de berceuse sur le céleste Red rabbits ou encore des nappes ambiantes sur le très introspectif et captivant Black wave. A maints égards, on pourrait rapprocher certains morceaux de ce Wincing the night away du Everything all the time de Band Of Horses. Ce curieux mélange d’ambiances à la David Sylvian, de folk et de songwriting épuré semble être une tendance qui risque d’ailleurs de se banaliser au cours des prochains mois, tant certains artistes prometteurs s’empressent de draper leurs compositions d’atmosphères posées et plutôt inspirées (et inspirantes). D’autres morceaux plus pop rappellent également pourquoi les Shins ont été propulsés sur le devant de la scène indie américaine dès le début des années 2000 : l’énigmatique Split needles est tout simplement beau et aurait pu figurer sur un album de Death Cab For Cutie, alors que Sea legs se permet des expérimentations qui mélangent rythmique saccadée et funky et guitares acoustiques beaucoup plus sèches. En fait, ce Wincing the night away ose là où les deux précédents opus du groupe de James Mercer, se permettaient uniquement de personnaliser une recette de pop US bien particulière. Maintenant que les bases sont clairement établies, il n’est désormais plus question de personnaliser le son des Shins, mais bel et bien de l’affiner et de le faire évoluer. Ceci étant dit, il est un fait que cet album est à mettre entre toutes les mains de ceux qui cherchent une bande originale accessible et inventive pour le printemps à venir. |
|||
|
|
|
Il y a 4 contribution(s) au forum. The Shins : "Wincing the night away"
(1/3) 15 juin 2007, par Atomik Salsa The Shins : "Wincing the night away"
(2/3) 11 février 2007, par marc@mescritiques.be The Shins : "Wincing the night away"
(3/3) 9 février 2007 |
|