|
|
The Libertines : "Up the bracket" Le libertinage a le vent en poupe... samedi 8 février 2003, par |
|
DANS LA MEME RUBRIQUE :
|
Une certaine presse british les appelle les nouveaux Clash. C’est vrai que leur fougue, leur côté "fuck the world" et la simplicité de certains de leurs accords rappellent le célèbre groupe punk anglais. Que leur producteur s’appelle Mick Jones (un ex Clash) ne fait que conforter cette impression. Peu importe s’il s’agit d’avant-garde ou d’une nouvelle contribution au revival 80, "Up the bracket", est un de meilleurs albums rock de la fin 2002 !
Les Clash ont marqué les années 70 de leur empreinte. Groupe mythique du punk, aussi provocateurs mais plus talentueux que les Sex Pistols, ils n’étaient pas à un outrage près. Joe Stummer n’a-t-il pas taggé, en plein jour, un énorme "White riot" sur la vitrine du siège de la BBC, parce que la chaîne refusait de jouer le single, ainsi nommé ? C’était il y a plus de vingt ans, et depuis Strummer est décédé. Quatre jeunes ont décidé de sauter dans la brèche grande ouverte par les Strokes pour rappeler à la face du monde que le rock, lui, n’est pas mort. Des mélodies simples mais efficaces, un petit côté do it yourself plutôt sympa, The Libertines ne font pas de chichis. Pas de costumes sophistiqués comme les Hives, pas de mises en scène comme les Datsuns, pas d’agressivité déplacée comme les Vines, les Libertines font les choses simplement. Des baskets, un t-shirt, une veste en cuir, c’est suffisant pour jouer un concert rock, non ? On ne va pas se faire chier. Ils ne font même pas ça pour les filles : "on se faisait déjà autant de bonnes femmes avant d’être célèbres" disent Peter et Carl, les deux belles gueules du groupe. Mais alors pourquoi ? Pour la putain de rock&roll attitude, puis pour le fun. Et la tune aussi sans doute ? "Up the bracket" s’est très bien vendu, à l’instar des découvertes new-yorkaises de 2002, Interpol et Radio 4. Ces libertins ne marqueront peut-être pas l’histoire du rock, mais ils s’en foutent royalement et sont déjà bien contents d’être là où ils sont. Avoir rencontré Mick Jones était déjà, pour eux, la réalisation d’un rêve d’enfant. Conquérir le monde en devient dès lors secondaire. |
|||
|
|
|
Il y a 1 contribution(s) au forum. The Libertines : "Up the bracket"
(1/1) 24 décembre 2006 |
|