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Peaches : "Father Fucker"
Anti-Star Academy : au pays de la vulgarité

jeudi 23 octobre 2003, par Laurent Bianchi


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Father Fucker de Peaches : la vulgarité à l’état brut ! Même au second degré, on n’en voit franchement pas l’intérêt. Bah, bah et Bah ! Pouah !

Peaches, Merrill Nisker pour les intimes, "refuse de s’épiler" les aisselles et le bikini, porte de fausses barbes et s’est spécialisée dans la critique de notre société "machiste", où la femme n’est que -trop- traitée comme une marchandise... Elle vient de sortir son deuxième album, "Father Fucker". Vous voyez l’allusion ? Tout un programme !

Le but premier de cette Canadienne est de choquer. Il est atteint. Elle pose les jambes écartées, montrant ses poils à qui veut bien jeter un coup d’oeil, histoire de faire la nique au monde de l’image (tout en se servant de celui-ci d’ailleurs), à ce monde publicitaire et du vidéo-clip (surtout hip-hop) qui montre la femme comme une marchandise, pire, comme un cul et des seins. Certains pourront considérer cette dénonciation comme de l’art... De l’art engagé ! Madonna, Britney Spears et Pink l’adorent... Côté image, reconnaissons qu’il s’agit d’un phénomène... Intéressant peut-être, révélateur sûrement. On peut d’ailleurs se contenter d’aller sur son site puéril et vulgaire (www.fatherfucker.net) pour se faire une idée.

Et côté musique ça donne quoi ? Un mélange rarement réussi, encore moins innovateur, entre l’électro recyclante minimaliste berlinoise, le hip-hop et le punk. Ce CD est aussi l’exemple type de l’explicit lyrics. Les fuck, bitch, tits ou dick y sont autant cités que les beats, et on n’y voit franchement pas l’intérêt. La voix de Merrill Nisker n’est pour autant pas déplaisante. Que du gâchis !

Ce ne sont pourtant pas les special guests et les collaborations qui manquent, puisque le nom de Gonzales figure dans pratiquement chaque chanson (comme le sien dans les albums de Gonzales). Citons également Iggy Pop sur Kick it. A-t-il pété une case ?

Non, franchement ce CD est plus que dispensable. On a, en fait, l’inverse extrême de la Star Academy, et entre les deux on hésite... Pas longtemps ! Etre contre le tout-commercial ne donne pas le droit de faire n’importe quoi ! Car on en devient commercial à son tour d’ailleurs, et Peaches fait penser à des choses comme Sigue Sigue Sputnik, tout dans l’image, pas grand’chose dans le son. Ah ce bon vieux silence !

Je n’en écrirai pas plus car j’en ai déjà trop écrit. C’était histoire d’éviter à certains d’y perdre leur argent... Et leur temps !

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Laurent Bianchi





Il y a 3 contribution(s) au forum.

> Father Fucker
(1/1) 4 décembre 2003




> Father Fucker

4 décembre 2003 [retour au début des forums]

L’un des problèmes de la connerie du féminisme, c’est qu’on laisse passer n’importe quoi sous prétexte que c’est une crise prépubère passagère, et qu’il faut bien faire avec !! Pourquoi faire ? C’est la question ultime quand on a écouté cet album...une musique électrique, électro ou je ne sais quelle autre merde, une voix retravaillée à outrance avec une mélodie à faire crever une portée de loup...franchement, çà "défarouille" pas !!

on notera une ou deux chansons plus rock qui laisse espérer un réveil soudain, la fin de l’orage...mais non, c’est vraiment pas génial.

N’oublions pas au passage que des femmes comme Tina Turner ou Sarah de K’s Choice on parfois les mêmes revendications mais chacune à leur manière avec grâce et féminité...

On peut se réclamer d’une autre école que de celle de la médiatisation "objet" de la femme sans pour autant se laisser pousser la barde...se sont les extrêmes qui créent l’équilibre, alors à garder pour les fins de soirées entre amis, un peu arrosées, mais à ne pas prendre au sérieux !! Pido.

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    > Father Fucker

    6 mars 2004 [retour au début des forums]


    excellente la chanson fuck the pain away que l’on peut retrouver dans l’excellent film lost in translation de la non moins excellente sofia coppolla...à croire que certain on bon goût ??!! i like the funk...i like peaches ;-)

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      > Father Fucker

      9 novembre 2005 [retour au début des forums]


      "Fuck the pain away" se trouve sur le premier album de Peaches, "the teaches of peaches". Ce premier album est plus intéressant musicalement que le 2ème à mon avis. Plus homogène en tout cas.

      Mon avis sur "fatherfucker" est le suivant : les chansons punk/rock aggressives sont ratées, mais toutes les chansons plus "ambiance" sont excellentes.

      Contrairement à l’avis de pop-rock.be, Peaches est avant tout musicienne (allez la voir et l’entendre chanter en live). Sa provoc est (aussi) du second degré, afin de montrer que les médias réagissent davantage au contenu des chansons (surtout quand il est provoc) qu’à la musique en elle-même... ce en quoi votre critique lui donne raison !!

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