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Norah Jones : "Feels like home" La nouvelle star mardi 16 mars 2004, par |
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On a tendance à expliquer le succès de Norah Jones par son bagage génétique. Fille du fameux Ravi Shankar, la jeune artiste serait donc génétiquement condamnée à être géniale. D’où le succès foudroyant et inattendu de cette jeune femme de 22 ans, en dépit d’une approche musicale assez conventionnelle. Bien qu’elle en soit arrivée, par la force des choses, à faire entrer ses ballades paisibles dans le domaine de la musique « ostentatoire » (celle qu’on n’écoute pas nécessairement mais qu’on achète parce que tout le monde en parle), Norah Jones démontre, sur ce deuxième album, qu’elle possède malgré tout un talent certain.
Il faut savoir que contrairement à sa demi-sœur Anoushka, fidèle coéquipière de son vieux papa depuis pas mal de temps, Norah n’a appris ses origines que sur le tard, et n’a donc pas pu profiter de la proximité et des conseils avisés du pote à George Harrison. Loin de toute influence asiatique, Norah Jones s’est faite toute seule, en s’éduquant à la musique traditionnelle américaine. Moins jazzy que Come away with me, ce second album prend des contours plus folk, parfois même un peu blues (What Am I to you par exemple), et s’autorise même quelques escapades country (le duo Creepin’in avec Dolly Parton), même si dans ce dernier cas, il aurait sans doute mieux valu s’abstenir. Au fil des écoutes, on ne peut pas dire qu’on soit particulièrement secoué par Feels like home. Rares sont les pistes à se hisser hors du lot tandis que l’instrumentation, généralement minimaliste, ne laisse elle non plus guère de souvenirs obsédants. On n’éprouve rien de plus au niveau du chant, car Norah Jones, sans jamais faire preuve d’incompétence ou de mauvais goût, possède un timbre assez quelconque. Et pourtant, Feels like home ne parvient pas à lasser aussi rapidement qu’on l’aurait cru. Sans qu’on éprouve l’envie de se les diffuser en boucle, on réécoute ces nouveaux titres avec plaisir de temps à autre. On a un peu affaire ici au syndrome Carla Bruni : cet album transpire l’humilité. Il est tellement simple et discret, et prend tellement à contre-pied la scène pop putassière d’aujourd’hui, qu’on ne peut qu’éprouver une sympathie instinctive envers lui. Et effectivement, au fil du temps, si on ne parvient toujours pas à trouver quoi que soit qui puisse justifier le succès énorme de la petite Norah, il est tout aussi impossible de se mettre en colère contre elle et de descendre son travail en flammes. Loin d’être une œuvre majeure, tant sur le fond que sur la forme, Feels like home reste un album relaxant, à mettre en discret fond sonore, quand on est en quête d’un peu de calme. Va-t-il permettre à Norah de récolter autant de Grammy que la dernière fois ? Finalement, au vu des nominations habituelles de ce genre de cérémonie, elle le mériterait probablement. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. > Norah Jones : "Feels like home"
(1/4) 6 juin 2004 > Norah Jones : "Feels like home"
(2/4) 30 mars 2004 > Norah Jones : "Feels like home"
(3/4) 19 mars 2004, par Le Ztein de www.mondecruel.com > Norah Jones : "Feels like home"
(4/4) 17 mars 2004, par Luis |
> Norah Jones : "Feels like home" 17 mars 2004, par Laurent Bianchi [retour au début des forums]
En effet, et croyez-moi, dès qu’elle sortira un nouvel album je me fais fort de le chroniquer. Laurent
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