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Emilie Simon : "La marche de l’Empereur" La Björk française chez les manchots dimanche 6 février 2005, par |
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Rares sont les bandes-sons qui tiennent la route sans le nécessaire complément que sont les images du film qu’elles illustrent. C’est pourtant le cas avec cette B.O. composée et mise en sons par la craquante Emilie Simon, qui confirme une maîtrise des espaces sonores qu’on avait déjà remarquée sur son premier album éponyme en 2003. Sous la glace, un brasier sonore couve...
Qu’il est difficile d’aborder la musique d’Emilie Simon sans se prêter au grand jeu des références ! De Björk à Stina Nordenstam en passant par Emiliana Torrini, c’est à une belle lignée de chanteuses givrantes et givrées qu’on aurait tôt fait de rattacher Emilie Simon. Pourtant, réduire sa musique à une somme d’influences plus ou moins prestigieuses serait particulièrement injuste au vu de la sincérité d’une artiste autrement plus audacieuse - on pense notamment à sa petite escapade marocaine en 2003, où, résidente de l’Institut français de Meknès au Maroc, elle avait préparé pendant plusieurs semaines sa tournée française et avait donné un très beau concert aux sonorités arabisantes surprenantes (Meknès est d’ailleurs devenu depuis une adresse très bien fréquentée : Dionysos y a travaillé récemment sur son nouvel album à paraître cette année). Ceci dit, avouons que la belle montpelliéraine aime tendre le bâton pour qu’on la frappe (qu’on la caresse, devrions-nous plutôt dire) : ce n’est pas en choisissant les déserts glacés de l’Antarctique, territoire sur lequel son second opus s’aventure, qu’elle pourra faire oublier son petit air familier avec certaines artistes citées plus haut... Et, pourtant, cette bande originale du film de Luc Jacquet, La Marche de l’Empereur, un documentaire sur la dure vie des manchots, empereurs sur la banquise, ne manque pas d’atout pour convaincre. Contactée en 2003 par le réalisateur animalier Luc Jacquet, alors qu’elle travaillait sur une chanson à base de bruits de glaçons et de pas dans la neige (la bien nommée Ice Girl), Emilie Simon s’est totalement impliquée dans le travail du réalisateur, abandonnant là la production de son véritable second album. Touchée par les rushes que le cinéaste lui présentait, son objectif fut, comme elle le déclarait récemment au journal Libération, de rendre « classe » ses nouveaux amis, les manchots. On ne sait pas encore si son objectif est atteint (on n’a pas eu l’occasion de voir le film, mais, intrigué, on n’y manquera pas). Ce qu’on peut néanmoins d’ores et déjà dire c’est que bien loin de constituer une œuvre de commande impersonnelle, cet album constitue une œuvre touchante et sensuelle sur laquelle se côtoient de jolies pop-song aux mélodies délicates (The Frozen world, Ice Girl,...) et quelques instrumentaux épurés qui mettent en évidence le savoir-faire sonore mais aussi le sens musical d’Emilie Simon (l’épuré To the dancers on the ice, Antartic et ses chœurs entêtants) Des la claustrophobie de Song of the sea à l’electronica 80’s de Song of the storm, Emilie démontre en tout cas son savoir-faire en matière de textures sonores et promet de belles choses pour le futur. En plus, franchement, si on nous avait dit qu’on irait voir un jour un documentaire sur la reproduction des manchots sur la banquise... Merci Emilie ! |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. christianlouboutinshoes
(1/3) 15 avril 2010, par Administrator dropshippingwatch
(2/3) 5 avril 2010, par Administrator > Emilie Simon : "La marche de l’Empereur"
(3/3) 6 février 2005, par Julien |
> Emilie Simon : "La marche de l’Empereur" 21 mars 2006 [retour au début des forums] francofolies si tu veux bien...
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