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White Zombie : "La Sexorcisto : Devil music, vol.1"
Série Z

mardi 20 novembre 2007, par Marc Lenglet

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On l’aura vraisemblablement oublié d’ici quelques années, mais Rob Zombie est un musicien avant d’être un réalisateur de films d’épouvante. L’homme passe d’une marotte à l’autre au gré de ses envies et, à comparer sa fertile actualité cinématographique et l’anecdotique Educated horses sorti l’an dernier, il y a fort à parier que dans les prochaines années, on verra le travail de Zombie plus souvent qu’on ne l’entendra. En 1998 déjà, il avait sans remords planté là la formation grâce à laquelle il s’était pourtant fait un nom.

Officiant depuis le milieu des années 80 au sein de la scène noisy new-yorkaise, White Zombie s’était longtemps cherché une identité musicale avant d’aboutir au cocktail de metal et de rock alternatif bourré de rythmes funk et de sampling compulsif qu’on lui connaît aujourd’hui. La Sexorcisto fut, en 1992, l’album de la révélation, celui qui transforma le petit groupe obscur qui entreposait ses invendus dans son grenier en une superstar du metal MTV. Ses clips détraqués tournaient en heavy rotation et recevaient les témoignages de respect de Beavis & Butt-Head. White Zombie trouva instantanément sa place à une époque où les frontières entre les genres commençaient à devenir purement théoriques, et pu tabler sur une identité visuelle et thématique fermement établie dès les origines par Rob Zombie lui-même, en tant qu’hommage à l’internationale des films de série B et à l’épouvante de bazar (La sexorcisto regorge par exemple de clins d’œil au Faster, Pussycat. Kill !Kill ! de Russ Meyer).

La sexorcisto, c’est une heure de metal énergique, rythmé et bariolé, à l’instar de ce très bon Welcome to the planet motherfucker qui ouvre l’album et synthétise brillamment tout ce qui suivra. Il est par ailleurs fort amusant de noter les nombreuses similitudes, tant au niveau de la construction musicale que des intonations du chant, avec nombre de compositions postérieures de Rob Zombie. Quand on y réfléchit bien, Zombie n’a finalement rien fait d’autre en solo que de pousser les caractéristiques de base de White Zombie à leur paroxysme, de manière à élaborer une musique à la fois plus lourde et plus dansante. Ce concept porteur mais pas encore totalement abouti à l’époque de La sexorcisto est à la fois une force et une faiblesse. Car en dépit de son relatif statut de pionnier, La sexorcisto a tout de même pris un sérieux coup de vieux quinze ans après sa sortie. White Zombie, c’était avant tout une attitude, un chant grondant immédiatement reconnaissable, une imagerie série Z aussi volontaire que bien assumée et, surtout, un usage frénétique du sampling couplé à un groove funky qui n’appartient qu’à lui. A défaut d’être remarquable, White Zombie savait se faire remarquer, pourrait-on dire. Les quatorze morceaux étalés sur près d’une heure de temps de La sexorcisto viennent malheureusement, par leur quasi absence d’intérêt, troubler ce tableau idyllique. Tout break-out album qu’il soit, La sexorcisto a du mal à tenir la longueur. Les premiers morceaux s’écoutent toujours avec plaisir mais passé le référentiel Thunder kiss ’65, on a un peu l’impression de se farcir la même chose tout au long de l’album, sans même que les compositions ne séduisent par leur génie propre.

Evidemment, tout n’est pas irrémédiablement mauvais sur l’album On tombe même sur l’un ou l’autre titre plutôt agréable (Black sunshine - avec Iggy Pop en guest-star -, ou ce Cosmic monsters Inc. plutôt incisif) mais dans l’ensemble, les compositions restent tristement insipides. Aucune ne marque l’esprit comme elle le devrait et si le groupe œuvrait dans une veine plus traditionnelle, on ne se serait probablement même pas retourné sur lui. C’est surtout la manière atypique d’aborder le metal qui séduit chez White Zombie, non ses capacités de composition propres. J’en veux pour preuve que lorsqu’il reprend un monument du calibre de Children of the grave (de Black Sabbath), White Zombie parvient à magnifier un morceau déjà excellent à la base. Lorsqu’il compose un album tout seul comme un grand, fut-ce celui qui fit réellement décoller sa carrière, on n’a droit qu’à un produit bancal, beaucoup trop long et gentiment chiant passé le premier quart d’heure.



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Marc Lenglet





Il y a 3 contribution(s) au forum.

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(1/3) 3 juillet 2014, par jiok
White Zombie : "La Sexorcisto : Devil music, vol.1"
(2/3) 5 juin 2014, par Lee
White Zombie : "La Sexorcisto : Devil music, vol.1"
(3/3) 8 février 2011, par spock27




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3 juillet 2014, par jiok [retour au début des forums]

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White Zombie : "La Sexorcisto : Devil music, vol.1"

5 juin 2014, par Lee [retour au début des forums]

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White Zombie : "La Sexorcisto : Devil music, vol.1"

8 février 2011, par spock27 [retour au début des forums]

je comprends pas ce que tu reproches à ce disque

le grope a tout : la zizique, le look (ben oui ! cite-moi un groupe qui a un look aussi.... faut remonter aux Guns and Roses pour avoir un groupe au look aussi zarbi ; pasque le rock c’est aussi une question de look, non. surtout en matière de métal et un peu avant, les Cramps, pas moins

et les White Zombie à l’époque était aussi pourrave et dingue que les français PUNISH YOURSELF ; j’aurais rêvé de voir la formation en live à l’époque

je peux pas parler des autres disques, j’avoue. pas écouter, ce qui est une honte

en plus, à l’époque, le frère du chanteur avait réalisé un disque un peu dans le même genre et pas mal du tout !

comprend pas non plus pq aucune réaction. on les sabre ou quoi. y a date de rédemption/père en option ?

alain

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