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Soundgarden : "Superunknown" Puissance brute de netteté samedi 6 décembre 2003, par |
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Groupe phare, avec Nirvana et Pearl Jam, du mouvement grunge, Soundgarden trouve sa source originelle dans le heavy-metal. Savant mélange de Led Zeppelin et de Black Sabbath à la sauce psyché, voilà ce qui résume le mieux le bien nommé jardin du son. Superunknown est un disque très abouti et très varié, qui viendra un peu tardivement confirmer la grandeur du groupe mais que ce dernier n’arrivera plus à supérer, au point de splitter en 1997.
Chris Cornell à la guitare, Matt Cameron à la batterie, Ben Shepherd à la basse et Kim Thayil à la guitare forment Soundgarden. Tous originaires de Seattle, tout comme Nirvana, ils forment un quatuor qui sera longtemps pressenti comme le groupe qui va populariser ce nouveau son qui ne s’appelle pas encore le grunge. Ils seront signés par Sub Pop, le label de référence en la matière, et rentreront ainsi dans l’histoire du rock comme Le premier groupe grunge à avoir signé chez une major, A&M. A contrario de Badmotorfinger, leur album précédent, les chansons sont ici plus rapides (KICKSTAND honore les Stooges), mieux produites (Like Suicide), plus élaborées (4th of July est un bijou du hard). La batterie de Cameron y est extrêmement incisive. Très élaboré, son jeu force l’admiration. Pour preuve, la fin de Head Down. La section rythmique est approfondie jusqu’à l’extrême puisqu’ils en arrivent, avec Spoonman, à y expérimenter le jeu de percussions des cuillères, très réussi ceci dit. On sent le groupe uni, à l’aise. La voix de Cornell est plus aérienne, plus mélodieuse, moins gueularde. Les guitares se lâchent, et même quand elles font du bruit cela sonne mélodieux à souhait. Et Black Hole Sun, n’est-ce pas une chanson magistrale ? Non seulement elle démontre encore une fois la très grande qualité des ’balades’ jouées par les formations dures, mais de plus ici elles ne tombent jamais dans la mièvrerie qui semble avoir attiré d’autres… Le final de cette balade, son solo de guitare, ainsi que le clip vidéo majestueux et dérangeant qui l’illustrait montrent que nos quatre lascars sont loin de tomber dans la facilité. Loin aussi de faire dans le commercial… Sans parler de la pochette du disque ! A la sortie du disque, Matt expliquait que cet album était pour eux un véritable album, où chaque chanson compte autant que les autres, et de citer en référence Led Zeppelin. Quant au guitariste Kim Thayil, celui qui a la gueule de l’emploi -voir photo-, de conclure « c’est très noir, mais en même temps, très puissant et méchant ». Puissant, oui, c’est le mot ! |
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