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Martyn Bates : "Stars come trembling"
Un peu plus près des étoiles

jeudi 3 mai 2007, par Clarisse de Saint-Ange

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Le chanteur du mythique duo britannique Eyeless In Gaza ne cesse d’affirmer ses escapades en solo depuis le milieu des années 80. Alors qu’Eyeless In Gaza ne donne plus qu’épisodiquement signe de vie, Bates développe une inspiration sincère et riche de nuances et atteint précisément le sommet de sa carrière musicale en tant qu’homme seul, il faut bien le dire.

En d’autres termes, si vous ne deviez vous procurer qu’un seul album de Martyn Bates, c’est bel et bien Stars come trembling qu’il vous faut. Après une première écoute résolument conquérante, il faut bien dire qu’on a du mal à se passer de cet album. Seul fait reprochable (qui pourrait s’appliquer à l’ensemble de la discographie de Bates et d’Eyeless In Gaza), cet album est extrêmement difficile à trouver par les canaux de distribution musicale classiques : même en fouinant longtemps sur internet, on peine à trouver des exemplaires d’occasion de ce bijou.

Et pour cause. Voilà bien un des rares albums de ma discothèque dont je ne souhaiterais pas me séparer. J’aurais du mal à le prêter, d’ailleurs. Qui sait ? Un soir de douce nostalgie, je pourrais avoir envie de me surprendre à rêvasser sur la clarté lyrique de Her and same Heaven ou me délasser à l’écoute du splendie folk de Lightening following. En fait, contrairement aux expérimentations glaciales des travaux de Bates, qu’il soit ou non accompagné de son compagnon Peter Becker, ce Stars come trembling est un modèle de chaleur et d’apaisement. Paradoxalement, cet album semble aussi être le plus "commercial" (si tant est que ce mot ait encore un sens) de la discographie de Bates. Et, parfois, la sérénité affichée de morceaux comme Winter sky renoue avec les meilleurs moments de la discographie de Sting (si, si) mais également avec des racines très proches de Nick Drake. Autre fait notable, Bates partage désormais plus d’affinités avec The Lilac Time qu’avec la déferlante cold-wave des débuts d’Eyeless In Gaza.

Bien éloigné de sa noirceur habituelle, Bates drape son monde d’un lumineux Fired high, puis se permet quelques contemplations crépusculaires sur The gift of lieing. L’inspiration absolue est au rendez-vous, et Bates surfe sur les profondes questions humaines qui inspireront ses travaux au milieu des années 90, ainsi que ceux d’Eyeless In Gaza. Sur Stars come trembling, on retrouve bien évidemment les claviers inspirés de Peter Becker (comment Bates pourrait-il s’en passer ?), mais également une heureuse production de la part de Paul Sampson (ex-Reluctant Stereotypes), qui permet à Bates d’obtenir une visibilité sonore qu’on ne lui connaîtra plus par la suite, tant la production de Mystery seas, par exemple, optera pour une rugueuse rudeur, au risque d’écorcher la sensibilité à fleur de peau dégagée par les morceaux.

Plus facile d’accès que les autres éléments de cette riche discographie, Stars come trembling constitue à mon sens le point d’orgue de l’œuvre à la fois dantesque et troublante d’un artiste de l’ombre. Cet album ajoute des notes plus fraîches et plus légères à une œuvre globale souvent plombée par des univers quasi-plutoniens, à la dérive dans une existence absurde et monotone. Un bel exercice de style pour un songwriter dont les qualités exceptionnelles sont indéniables, mais qui permet cependant de rendre plus accessible des créations dont l’obscurité a souvent provoqué l’incompréhension.



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Clarisse de Saint-Ange





Il y a 119 contribution(s) au forum.

Martyn Bates : "Stars come trembling"
(1/6) 19 octobre 2012, par fulnei
Martyn Bates : "Stars come trembling"
(2/6) 15 octobre 2012, par gardladb
Martyn Bates : "Stars come trembling"
(3/6) 11 octobre 2012, par orem
Martyn Bates : "Stars come trembling"
(4/6) 7 octobre 2012, par cecal
Martyn Bates : "Stars come trembling"
(5/6) 3 juin 2007
Martyn Bates : "Stars come trembling"
(6/6) 3 mai 2007, par Debbie Pinson




Martyn Bates : "Stars come trembling"

19 octobre 2012, par fulnei [retour au début des forums]

qui les enveloiipcnt et qui les acheter cialis en france Aloès prospèrent dans tous les terrains secs . impidiendo que su vida quede aniquilada. venta de viagra sin receta por lo que se puede decir que.

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Martyn Bates : "Stars come trembling"

15 octobre 2012, par gardladb [retour au début des forums]

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Martyn Bates : "Stars come trembling"

11 octobre 2012, par orem [retour au début des forums]

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Martyn Bates : "Stars come trembling"

7 octobre 2012, par cecal [retour au début des forums]

gilt auch von den andern Abschnitten. cialis einer größeren Kinderschar hinderlich. come portava il nome di lei, viagra prezzo e forse non avrenimo rotto un silenzio per tanto.

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Martyn Bates : "Stars come trembling"

3 juin 2007 [retour au début des forums]

Bizarre, depuis 3 jours, un hasard m’a fait penser à nouveau à Martyn Bates et EIG, près d’un an après leur passage irréel à Bruxelles. Et, pris du désir irrépressible de le réécouter, je me suis rendu compte avec effroi que Stars Come Trembling n’était plus dans ma discothèque. Je me suis rabattu sur la récente compilation Your Jewled Footsteps, un magnifique objet et une archive très émouvante, mais qui souffre de l’absence du moindre morceau de Stars, un album effectivement incontournable, "plus accessible", et me rappelant parfois, outre Nick Drake, certains envols folk de Roy Harper (j’ai bien dit le britannique Roy des ’70, pas l’américain Ben des ’90) tels l’album Life Mask, l’emphase en moins.

Bon vent et bonne chance dans ce travail d’archivage.

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Martyn Bates : "Stars come trembling"

3 mai 2007, par Debbie Pinson [retour au début des forums]

OK... Mais si tu crois un jour que tu m’aimes. Et si ce jour-là tu as de la peine à trouver où tous ces chemins te mènent, viens me retrouver.

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