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Kyuss : "...And the circus leaves town" La fête est finie jeudi 20 avril 2006, par |
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Soleil, sécheresse, électricité et drogues à foison... C’est avec ces quelques ingrédients que Kyuss a révolutionné le rock dans son coin au début des années 90. Si proche et pourtant si loin de la surexposition médiatique des groupes de Seattle, Kyuss fit détonner sa conception personnelle de la musique à grosses guitares devant un parterre de connaisseurs admiratifs. Un tremblement de terre passé à moitié inaperçu en ce temps-là, mais dont on ressent les ondes sismiques encore aujourd’hui.
Assez différent des albums précédents, grâce à l’intervention de l’omniprésent Chris Goss, le seul bipède à pouvoir persuader Josh Homme de suivre une autre direction que la sienne, ce dernier album du mythique combo du désert californien fut le seul à concéder quelques morceaux plus accessibles au grand public... avant que le groupe ne meure de sa belle mort, sa marque fermement imposée sur le rock des dix dernières années. Avec ...And the circus leaves town, Kyuss atteignit son apogée, le statut où, sans rien renier de sa substance primordiale, le groupe avait en main tous les atouts pour devenir un groupe de rock qui compte en terme de succès populaire. Ce sera pourtant leur dernier album. Bien que vendant relativement peu, le groupe pouvait malgré tout compter sur l’admiration inconditionnelle d’une solide fanbase et sur le respect de ses pairs. Tout simplement, ses instables musiciens ressentaient le besoin de plus en plus criant de passer à autre chose. Parmi les multiples participations et projets postérieurs des membres du groupe qui verraient le jour (The Obsessed, Hermano), le plus célèbre sera bien évidemment celui de Josh Homme (rabiboché pour un temps avec son vieux comparse Nick Oliveri) qui reprendra l’esprit global de Kyuss, sous un format tout de même moins rêche, avec les remarquables Queens Of The Stone Age. Dommage que le succès de Kyuss ait été à la fois posthume et par procuration. Car si on ne peut nier l’immense valeur des Queens, leur intègre simplicité et leur don inaltérable pour les morceaux percutants, Kyuss n’avait, lui, pas son pareil pour engager de longues symphonies saturées sans queue ni tête. Ce n’est que de loin en loin qu’on retrouve chez les Queens quelques scories de la magie et de la folie furieuse de Kyuss. L’influence des hommes du désert a été incommensurable, non seulement sur toute la vague stoner qui en est directement issue, mais d’après certaines sources, le son de Kyuss aurait également servi d’influence primordiale pour la composition de nombreux albums majeurs des années 90 (In utero de Nirvana pour ne citer que lui). L’album débute sur les chapeaux de roues avec le bien nommé Hurricane, véritable roquette de deux minutes nourrie au même régime addictif que les titres phares qui assureraient la gloire des Queens une dizaine d’années plus tard. One inch man et ses obsédants accords sous acide assurera la mainmise définitive de l’album sur le néophyte éberlué. Mais c’est à compter du bizarroïde Phototropic que l’album se met vraiment à décoller. Pas du tout dans le sens où les premiers morceaux n’étaient pas convaincants - loin de là ! - mais plutôt dans l’esprit « 2001 l’odyssée de l’espace, j’ai rien compris la première fois, mais à la dixième, ça allait mieux ». On entre de plein pied dans un genre de rock spatial psychédélique et dérangé (Catamaran, Spaceship landing, et autre joyeusetés pour rescapés d’Hawkwind). Souvent, la voix - relativement fluette - de John Garcia se retrouve complètement noyée sous les avalanches de riffs écrasants, ce qui n’a pas une importance flagrante en fin de compte. On n’écoute pas vraiment Kyuss pour entendre une performance vocale, mais bien pour se remplir le corps de cette vibration primordiale, de ces vagues mélodiques obsédantes, pour subir de plein fouet l’assaut de riffs épais comme du ciment et de mélodies entêtantes, plombées et sourdes. Un magma primitif d’où s’échappent des volutes de démence et de puissance électrique, par le truchement d’une basse omniprésente, accordée effroyablement bas. Boire du whisky, fumer de la ganja et bouffer du peyotl en plein midi et au beau milieu du désert de Mojave, ce ne devait clairement pas être bon pour l’équilibre mental. Pas grave, vu ce que le rock a pu y gagner ! |
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Il y a 6 contribution(s) au forum. Kyuss : "...And the circus leaves town"
(1/3) 22 juin 2007 Kyuss : "...And the circus leaves town"
(2/3) 21 avril 2006, par Sir Havas Kyuss : "...And the circus leaves town"
(3/3) 20 avril 2006, par Gérard Meanvussat |
Kyuss : "...And the circus leaves town" 21 avril 2006 [retour au début des forums] suis je le seul a aduler Wretch et son son brut de decoffrage, ses soli sobres et efficaces, ses trips sonores sans queue ni tete... ? Kyuss : "...And the circus leaves town" 21 avril 2006, par alex [retour au début des forums] Bien sûr que non...mais leur album essentiel qui reste LA signature du groupe et qui reprend et améliore tout ce qu on retrouve dans Wretch est bien évidemment ... "Blues for the red sun"....un monument du rock, original et définitif. Un groupe qui reste à découvrir...Même si leur dernier album est un peu plus faible... Kyuss : "...And the circus leaves town" 8 février 2011, par spock27 [retour au début des forums] pareil "Welcome to the Sky Valley" est malheureusement leur sommet ; les autres disques ne sont pas mauvais mais ils n’ont fait que décliner remarquons quand même qu’ils sont commencé très très fort le mouvent Stoner n’est pas un grand mouvement mais il y a eu des bonnes choses et si on nous fait chier avec le mouvement MOD, on peut bien écrire quelques articles sur les groupes qui ont pratiquer de la bonne musique dans ce style ! alain
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