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Jessamine : "The long arm of coïncidence"
Make music, no money !

mercredi 11 février 2004, par Alan Brausseau


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Basé à Seattle, Jessamine n’a pourtant rien à voir -ni même à envier- à Nirvana. Le post-rock expérimental c’est eux et ce long deuxième album le confirme comme jamais !

Il y a les fameux albums du mois, les toujours sympathiques "sans plus", les kitsch Classiques du Rock ’n Roll, etc. The long Arm of Coïncidence ne joue résolument pas dans cette cour mainstream : il appartient au clan restreint des grands disques à part.

Sortis en 1996 pour une durée totale de 74 minutes, les dix titres qui le composent font du post-rock le mouvement new wave des années 90 ! Difficile d’émettre une comparaison de style, tant le son Jessamine est personnel : batterie jazz-rock hypnotique sonnant live, guitare électrique crade mais jamais rockabily, synthétiseur et effets vintage, basse sourde et hyper présente à la fois, chants plaintifs ; le tout dans un esprit de retranchement. Ils n’ont certes pas le son d’époque, et ne le recherchent pas d’ailleurs, mais ils réinventent à leur manière le psychédélisme (le morceau le plus court fait cinq minutes). On est donc loin des jolis petits refrains entraînants à la Placebo/Smashing Pumpkins/R.E.M. !

En fait le plaisir procuré par l’écoute d’un disque de Jessamine est ailleurs, il s’exprime dans un degré supérieur de l’écoute musicale, enfin si on me permet l’expression.

Et puis la basse… La bassiste plutôt ! Ici, on est étranger au coup marketing ou sexiste proposé depuis deux décennies. Dawn Smithson envoie ainsi la puérile Melissa Auf Der Maur se rhabiller pour 20 piges avec les braves d’Indochine ! C’est tout simple, je la place (Dawn, pas Melissa rhaaa !), aux côtés de son homologue Mick Karn, au rang de bassiste de génie ! Car cet instrument chez le quatuor de Seattle est, de mon point de vue, l’élément central.

Avec Periwinkle, le "grand jeu" commence véritablement. Une basse quasiment à la Candidate de Joy Division, mais Dawn apporte son style : glissando dépressif, son brut sans pédale d’effet et toujours à la limite de faire "crasher" les lampes d’ampli. Le chant est ici un duo où chacun chante son couplet à tour de rôle. Pour donner une idée, on est à l’opposé d’un Just say yes des Cure : pas d’ambition pop candy faussement salace à l’horizon ! Et durant ce titre en mid-tempo, viennent se greffer des bruitages retro tous droits sortis d’une série Z des années 60, apportant ainsi une touche hard listening très classe.

Step down est un titre dépressif, very gloomy you see ? Le chant de la bassiste est encore plus poussé : à l’image d’une Martha Tilson sur Sextet (le meilleur A Certain Ratio), la voix est semblable à un soupir constant. On s’imagine bien Dawn tirer la tronche sur un éventuel clip… Et pourtant quel tour de force !

Jessamine, de sa courte carrière (quatre années seulement), n’a pas connu le succès escompté… Et pour cause : leur post-rock s’est toujours refusé l’accès radiophonique, de part leur "mauvaise" tendance à l’expérimentation et aux atmosphères dépressives.

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Alan Brausseau
alan b yond presents





Il y a 2 contribution(s) au forum.

> Jessamine : "The long arm of coïncidence"
(1/1) 25 février 2004, par Black Lipstick




> Jessamine : "The long arm of coïncidence"

25 février 2004, par Black Lipstick [retour au début des forums]

Vous écrivez : " Basé à Seattle, Jessamine n’a pourtant rien à voir -ni même à envier- à Nirvana. Le post-rock expérimental c’est eux et ce long deuxième album le confirme comme jamais !"

Qui a dit que Nirvana se gaussait d’être les représentants de ce que vous appelez le post-rock expérime,ntal ?

Jessamine n’a rien inventé non plus à côté de Sonic Youth. ça c’est du rock expérimental.

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