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Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
Le plan-langue du coeur

mercredi 27 janvier 2010, par Mathieu, mélomane

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En 1992, la musique populaire américaine n’a pas encore été submergée par la lame de fond du G-funk, le Wu-Tang Clan n’a pas encore fait parler de lui, et De La Soul, A Tribe Called Quest et Public Enemy ne sont que quelques-unes des déjà nombreuses formations à avoir fait l’histoire récente du hip-hop avec des albums solides et des singles efficaces. En 1992, Ice-T, avec Body Count, joue à faire peur au blanc et signe ainsi LA controverse de l’année, mais il finit par retirer la chanson Cop killer de son disque quand le blanc en question décide de prendre ses propos au pied de la lettre et commence à adresser des menaces de mort au rappeur et à sa famille. En 1992, le vrai ovni de la scène hip-hop, c’est The Disposable Heroes of Hiphoprisy, fondé par Michael Franti (chant et textes) et Rono Tse (tronçonneuse, scie circulaire et autres instruments). Ce groupe est aujourd’hui oublié, bien qu’il ait réalisé un des meilleurs albums de hip-hop des années 90.

J’ai deux raisons pour qualifier The Disposable Heroes Of Hiphoprisy d’ovni : la première raison est leur musique. Je n’ai jamais entendu meilleure fusion de hip-hop et de musique industrielle. Ce disque est infusé de funk, de jazz et de doo-wop, ce qui n’est pas une surprise pour un groupe de hip-hop. Seulement, à côté des samplers et autres instruments plus conventionnels, on retrouve aussi des chaines, des tronçonneuses et des plaques de métal, outils développant et poussant à leur conclusion les expérimentations initiées par le Bomb Squad, équipe de production de Public Enemy. Le résultat, unique, est certainement le meilleur et le plus accessible disque du sous-genre étrange qu’est le hip-hop industriel.

La seconde raison pour laquelle je qualifie les ‘Heroes’ d’ovni, c’est les textes. Quelques-uns, qui traitent en profondeur l’actualité de l’époque, ont vieilli, mais les fulgurances sont nombreuses. C’est bien simple, ces fulgurances ne se comptent pas par chanson, mais par strophe. Michael Franti traite avec éloquence et conviction des sujets tels que la violence, l’homophobie et son propre égoïsme (le superbe Music and politics). Il m’est impossible d’aborder plusieurs chansons en détail dans le cadre de cette chronique sans être superficiel. Les textes de Michael Franti, même s’ils ne rendent à aucun moment l’ensemble indigeste, sont des essais qui ne sont pas résumables en quelques lignes. Je vais donc me limiter à une tentative d’analyse d’une de mes chansons favorites du disque.

The language of violence décrit dans sa 1ère strophe les pensées d’un jeune homosexuel de quinze ans, appréhendant la rentrée des classes, car elle signifie une confrontation avec les voyous de son école :

‘The first day of school was always the hardest

The first day of school the hallways the darkest (...)

He knew the names that they would taunt him with

faggot, sissy, punk, queen, queer

Although he’d never had sex in his fifteen years(…)

But dehumanizing the victim makes things simpler(...)

Words can reduce a person to an object

Something more easy to hate

Completely disposable

No problem to obliterate.’

Dans la seconde strophe, le jeune garçon se fait rattraper en rue par les mêmes voyous qui le harcelaient dans l’enceinte de l’école et se fait passer à tabac pendant une heure. L’heure est longue, et Franti chante :

‘You won’t see the face ’til the eyelids drop, You won’t hear the screaming until it stops.’

Le jeune ado meurt, mais la scène a eu un témoin et le seul membre de la bande qui n’est pas arrivé à s’enfuir est arrêté et condamné à une peine de prison.

La strophe suivante décrit le viol en prison du mineur tortionnaire :

‘The first day of prison is always the hardest

The first day of prison the hallways the darkest (...)

The voices haunted

Faggot, sissy, punk, queen, queer

Words he used before had a new meaning in here

As a group of men in front of him came laughing near

For the first time in his life

The young bully felt fear

He’d never been on this side of the name calling (...)

They didn’t hear him screaming

They didn’t hear him pleading

They took what they wanted

And just left him bleeding in the corner.’

Franti rappelle que les mots ne sont pas simplement des mots et que les insultes créent et préparent un climat propice à l’explosion de violence, et même au meurtre. Il décrit, en alternant la compassion et la sévérité, les protagonistes en quelques lignes, pour ensuite poser ses questions tout en se refusant à basculer dans le cliché, la rancœur excessive envers la société, ou la démagogie. Franti n’a pas plus de réponses que nous :

‘The power of words

Don’t take it for granted

When you hear a man ranting

Don’t just read the lips

Be more sublime than this

Put everything in context

Is this a tale of rough justice

In a land where there’s no justice at all

Who is really the victim ?

Or are we all the cause, and victim of it all

But death is the silence

In this language of violence.’

La musique du morceau est sidérante : Elle est funky, oui, mais le squelette de la chanson est complété de sons à l’origine pas toujours discernable, sons qui n’ajoutent pas d’emphase superflue à la gravité du sujet traité, mais qui mettent les accents et les couleurs qui constituent tout l’attrait de ce disque. Je n’ai entendu un tel contrôle et une telle dynamique que chez les Allemands de Einstürzende Neubauten, mis à part le fait qu’il n’y pas de funk dans le breuvage de ces derniers.

Un risque a été évité avec élégance : sur aucun morceau, le plaisir d’écoute n’est diminué par les messages que le duo veut transmettre à son public. Ce serait même plutôt la musique, pas vraiment axée grand-public, qui constitue l’obstacle principal empêchant l’audience mainstream de recevoir ce message. Pour ma part, j’ai écouté ce disque en boucle pendant les mois suivant son achat sans me préoccuper des textes…

Les Disposable Heroes traitent ainsi avec intelligence divers sujets accompagnés d’une musique ô combien abrasive aux oreilles, mais tellement fascinante. Ca n’empêchera pas l’album d’être un échec commercial relatif. Quelques membres de la communauté hip-hop accuseront les Disposable Heroes de vouloir plaire au blancs en faisant des disques ‘politisés’ et en critiquant les clichés du (gangsta-)rap mainstream de l’époque, clichés qui n’ont pas tellement changé quand on pense, par exemple, à 50 Cent. Le grand public, lui, trop occupé à acheter les disques de gangsta-rap en question - disques systématiquement dotés de l’étiquette ‘Parental Advisory-Explicit Lyrics’- n’en aura rien à faire, ni de la discussion ni de la musique ni des textes de ce duo de jeunes musiciens industriels éloquents et doués. Ce même public offrira au gangsta-rap, au G-funk et à Eminem, tous (textuellement parlant) à l’opposé des Disposable Heroes, le paradis multi-platiné. Quelques années plus tard, 2Pac et The Notorious B.I.G. paieront de leur vie l’illusion d’être l’incarnation des durs à cuire qu’ils décrivent dans leurs disques, et ils briseront les records de vente de disques de hip-hop. Le combat commercial était perdu d’avance pour les Disposable Heroes Of Hiphoprisy. Ice-T, gangsta-rapper par excellence, reconnaitra néanmoins que The Language of violence l’a incité à modifier ses points de vue sur l’homophobie (*).

Les Disposable Heroes réaliseront encore un disque (très réussi) avec William Burroughs avant de se séparer. En 1994, Michael Franti expliquera que ce sont les circonstances d’un concert sur une plage d’Australie, avec un public dansant paresseusement sous le soleil devant ce groupe bruyant et étrange avec ses tronçonneuses et ses scies circulaires, qui ont fini par le persuader que son message passerait mieux avec une musique et des textes moins agressifs.

C’est ainsi que commence l’aventure Spearhead, mais ceci est une autre histoire.

(*) Gary Mulholland ‘This is uncool, the 500 greatest singles since punk and disco’, 2003, Cassel Illustrated.



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Mathieu, mélomane





Il y a 22 contribution(s) au forum.

Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
(1/5) 22 décembre 2013, par ElaneLang
Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
(2/5) 31 janvier 2013, par bunga
Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
(3/5) 28 janvier 2010, par think fast
Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
(4/5) 28 janvier 2010, par Hekatonkires
Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"
(5/5) 27 janvier 2010, par Rinou




Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

22 décembre 2013, par ElaneLang [retour au début des forums]

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Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

31 janvier 2013, par bunga [retour au début des forums]

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Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

28 janvier 2010, par think fast [retour au début des forums]

On entend aussi beaucoup l’apport, dans la production, de Jack Dangers de Meat Beat Manifesto et Mark Pistel de Consolidated.

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Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

28 janvier 2010, par Hekatonkires [retour au début des forums]

Merci pour ce très bon article !

Lorsque cet album est sorti, j’avais 17 ans et cela faisait déjà quelques années que je trempais dans ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui le Hip Hop. La "faute" à de jeunes marins de l’US Navy qui mouillaient régulièrement l’ancre dans notre bon port de Marseille (comme quoi, des fois...).

La découverte de ce groupe fut un choc. Et il a été possible grâce à feu Rapline, émission de qualité diffusée sur l’ancienne 6ème chaine (TV6 ?). Le clip était grandiose (allez le voir !). J’ai écouté cet album en boucle durant de longs mois. Il m’a permis aussi de voir que le hip hop était plus large que PE dont j’étais grand fan à l’époque.

Ce qui est sûr, c’est que ce groupe appartient à une famille (les Ovnis) devenue très rare. Et c’est dommage. Cela n’enlève rien aux autres groupes de l’époque. Ce sont des écoles, voire des philosophies, différentes. A l’autre extrême du spectre on trouvait le très controversé Professor Griff que j’ai aussi écouté...

Bref, que de souvenirs.... Et je partage l’avis des autres internautes : encore de bons articles sur le Hip-Hop please ! Et de préférence, de veilles connaissances : Paris, Black Sheep, MC Ren, pharoahe monch, etc...

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Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

27 janvier 2010, par Rinou [retour au début des forums]

Bravo à PopRock pour cette ouverture vers le RnB (HipHop, Funk, Soul etc ...) !
A quand une chronique de Dälek ?

Pour les Heroes, pour l’instant, j’ai un peu de mal avec cet album : les tempis sont en général lents, ce qui donne une impression de ’spoken words’ sous fond musical (The Winter Of The Long Hot Summer) sauf pour les titres plus speed (Hipocrisy is the greatest luxury).
Question intensité, je trouve que c’est très loin de Public Enemy.

Franti et Tsé ont joué dans les Beatnigs, un groupe de "punk industriel" sous le label de Jello Biafra (Alternative Tentacles) avant de fonder les Heroes.

A noter la participation de Charlie Hunter, guitariste de Jazz sur plusieurs titres.

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    Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

    27 janvier 2010, par Rinou [retour au début des forums]


    << ... sons à l’origine pas toujours discernable, sons qui n’ajoutent pas d’emphase superflue à la gravité du sujet traité, mais qui mettent les accents et les couleurs qui constituent tout l’attrait de ce disque. >>

    Je trouve que c’est le cas lors du passage

    But dehumanizing the victim makes things simpler
    It’s like breathing with a respirator
    It eases the conscience of even the most conscious
    and calculating violator
    Words can reduce a person to an object,
    something more easy to hate
    An inanimate entity, completely disposable,
    no problem to obliterate

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      Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

      27 janvier 2010, par mathieu [retour au début des forums]


      J’aime aussi particulièrement l’environnement sonore avec ce clavier (?) lors de la phrase ’you won’t see the face ’til the eyelids drop, you won’t hear the screaming until it stops’, suivi immédiatement de ces deux crissements métalliques brefs sur ’The death is the silence in this language of violence’..

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    Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

    27 janvier 2010, par Plunk [retour au début des forums]


    J’ai moi aussi tout de suite pensé à Dälek en lisant la description.
    J’irai jeter une oreille à ça... :-)

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      Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

      27 janvier 2010, par Rinou [retour au début des forums]


      J’ai moi aussi tout de suite pensé à Dälek en lisant la description. J’irai jeter une oreille à ça... :-)

      A propos de Dälek, Absence et From Filthy Tong of God and Griot sont plus industriels que les "Heroes", plus violents, plus aggressifs.

      [Répondre à ce message]

    Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

    27 janvier 2010, par mathieu [retour au début des forums]


    ’Question intensité, je trouve que c’est très loin de Public Enemy.’

    Je ne suis pas trop d’accord avec vous, et ce pour 2 raisons

    1/ Je considère la musique des Disposable Heroes comme une version ’technicolor’ des Public Enemy. De plus, leurs objectifs sont différents. Ce que les Heroes perdent (et encore, çà se discute)en force de frappe, ils le gagnent en subtilité. Ecoutez Public Enemy (même Fear of A Black Planet) et Les Disposable Heroes Of Hiphoprisy, et vous constaterez ce talent des Heroes à colorer leur environnement sonore avec des couches subtiles de sons d’origines diverses , là où les Public Enemy tendent vers un but (honorable en soi, je les considère comme des génies au talent incontestable) : Sonic Assault !!!

    Même un piano récupéré chez Isaac Hayes est plus agressif chez eux... ;-) (cfr black steel in the hour of chaos).

    2/ Il n’y pas vraiment de morceaux que je qualifierai de calmes ou de dans les albums de Public Enemy de la même époque (les 3 premiers quoi). Dans ’Hypocrisy is the greatest luxury’ on retrouve 3 morceaux calmes sur les 12 mroceaux : ’the winter of the long hot summer’, ’music and politics’ et ’Water Pistol Man’.

    Ce qu’ils perdent éventuellement en intensité, ils le gagnent en introspection, en mélancolie (ou même en tension pour ’the winter of long hot summer’) dans les morceaux en question.

    Quant à Charlie Hunter, vous avez 1000 x raison de le mentionner... Il est brillant !! Si j’avais choisi d’analyser ’Music and politics’, je lui aurais consacré quelques lignes..

    Je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de lire l’ouvrage de Garry Mulholland auquel je réfère. Il analyse également ’The language of violence’, et considère Michael Franti comme une sorte de croisement entre Chuck D et Gil Scott-Heron.

    Une différence cependant : là où je qualifie la musique des heroes de ’hiphop industriel’, lui, il parle de ’mutant funk’, qualification qui ne me convient personnellement pas trop,car çà me fait penser à James Chance et ses Contortions et toute cette école-là...

    [Répondre à ce message]

    Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

    27 janvier 2010, par mathieu [retour au début des forums]


    @Rinou :

    Je ne connais malheureusement aucun album de Dälek...

    Si vous deviez m’en conseiller un, ce serait lequel ?

    [Répondre à ce message]

    Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

    27 janvier 2010, par mathieu [retour au début des forums]


    @Rinou
    @Plunk

    Je ne connais aucun album de Dälek. si vous deviez m’en conseiller un, ce serait lequel ?

    Merci d’avance

    [Répondre à ce message]

      Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

      27 janvier 2010, par fabrice [retour au début des forums]


      Beau billet pour un grand album.
      Effectivement, cela fait du bien de lire quelque chose sur le hip hop, qui plus est de la plume de quelqu’un connaissant son sujet.
      Dans cette catégorie d’albums "hip hop" aux ambiances bien singulières, je me souviens du premier (dans une moindre mesure le 2è) Stereo Mcs et, toujours rap made in UK, Ruthless Rap Assassin et MC Tune.
      PE, même si leur rôle dans l’histoire du mouvement est indiscutable, je leur ai toujours préféré des artistes tels qu’EPMD, Eric B and Rakim ou même Paris.
      Encore du hip hop !

      [Répondre à ce message]

        Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

        28 janvier 2010, par mathieu  [retour au début des forums]


        @Fabrice : Vous savez que Paris a écrit et composé un album entier pour les Public Enemy ? Il s’appelle ’Rebirth of a Nation’ Connaissez-vous cet album ? (je ne l’ai pas encore écouté)

        [Répondre à ce message]

      Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

      28 janvier 2010, par Rinou [retour au début des forums]


      @Rinou @Plunk Je ne connais aucun album de Dälek. si vous deviez m’en conseiller un, ce serait lequel ? Merci d’avance

      Salut Matthieu,

      en ce qui me concerne, j’ai plutôt fait des écoutes superficielles et sur 2 albums uniquement :

      1 * Form The Filthy Tong Of Gods And Griots

      2 * Absence

      Le 1 * est plus varié, et plus "HipHop". Il a des morceaux industriels, shoegazés, d’autres avec des "instruments ethniques" (tablas).

      Le 2 * est plus radical, plus industriel, plus oppressant, plus monolithique, il s’éloigne beaucoup du HipHop. On est presque dans de la musique extreme, j’ai lu des comparaison avec Throbbing Gristle (je ne connais pas ces derniers).

      Pour ce que je connais de la carrière du groupe, Absence serait leur album le plus extrémiste.

      Je suis en train d’écouter le premier titre de l’album ("Distorted Pose") et la musique ressemble à des bruits de perceuses.

      J’éspère que Plunk te donnera une réponse plus satisfaisante que la mienne :) .
      Renaud.

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        28 janvier 2010, par mathieu  [retour au début des forums]


        merci pour ta réponse, je vais déjà me renseigner en me basant sur tes infos :-)

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          Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

          28 janvier 2010, par think fast [retour au début des forums]


          En passant, écoute ça et ça aussi si tu ne connais pas. Ce sont eux qui ont aidé à produire l’album, comme je disais plus haut, et ça s’entend vachement. Même galaxie...

          [Répondre à ce message]

            Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

            29 janvier 2010, par mathieu  [retour au début des forums]


            merci pour ces liens, j’examinerai çà de plus près..

            Consolidated, je ne connais que de nom (j’ai écouté ’Friendly Fascism’ il y a bien longtemps, mais je ne me souviens plus de grand-chose)

            De Meat Beat Manifesto, je connais ’Actual Sounds and Voices’, mais je n’ai pas encore assez bien écouté le disque en question...

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              Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

              29 janvier 2010, par think fast [retour au début des forums]


              Si tu as aimé DHOH, ça devrait te plaire, c’est le même esprit. Consolidated, c’est surtout Friendly Fascism, Play More Music et encore un peu Business Of Punishment.

              Actual Sounds and Voices, il est pas mal mais je ne trouve pas que c’est le meilleur MBM. Tu devrais essayer la période 89-91 avec Storm The Studio et 99%, mais aussi Subliminal Sandwich ou RUOK in Dub qui sont très réussis.

              Et puis tous les albums de MC 900 Ft Jesus, même si c’est déjà autre chose.

              [Répondre à ce message]

              Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

              29 janvier 2010, par think fast [retour au début des forums]


              Oh... ! et Grötus aussi (même si je me demande si on peut encore trouver ça quelque part ?)

              [Répondre à ce message]

        Disposable Heroes Of Hiphoprisy : "Hypocrisy is the greatest luxury"

        29 janvier 2010, par Plunk [retour au début des forums]


        Absence est le plus apprécié, en général. Je connais que cet album pour l’instant, en fait, mais je crois qu’il y a pas grand chose à jeter, chez Dälek.

        Hip-hop shoegaze !! >> http://www.youtube.com/watch?v=i789...

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