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Depeche Mode : "Violator" Du caviar vendredi 21 novembre 2008, par |
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Violator, « l’album à la rose », est un disque auquel même les gens qui disent détester Depeche Mode - et ils sont nombreux - reconnaissent généralement des qualités. Difficile en effet, quel que soit son background, de ne pas être touché par l’esthétique et l’aura de cette œuvre souvent considérée, à juste titre, comme LA référence en matière de rock synthétique.
Violator est aussi l’album qui acheva de donner à Depeche Mode une crédibilité réelle, tant dans le milieu rock qu’auprès des DJ’s de la scène électro. Et ce des deux côtés de l’Atlantique. Même la presse rock britannique, qui avait pourtant si souvent égratigné le groupe à ses débuts, laissa de côté ses sarcasmes habituels et s’inclina devant la grandeur du septième album des quatres exilés de Basildon. Avant cela, c’est peu dire que DM a galéré. Speak & Spell, leur premier album, est paru en 1981 sur le petit label indépendant Mute Records. Même s’il a ses inconditionnels parmi les amateurs de synth-pop minimaliste et sombre, force est de reconnaître qu’il s’agit d’un disque globalement médiocre ; très loin en tout cas d’égaler la qualité intrinsèque des premiers Fad Gadget ou le succès commercial d’OMD. L’insupportable Just can’t enough, bien qu’absolument pas représentatif de l’atmosphère de l’opus, donnera en outre à Depeche Mode une image tenace de groupe pop pour ados (par charité, on ne s’étendra pas sur leur look affligeant de l’époque). Souvent moqué, au mieux ignoré, le groupe ne remporte alors qu’un succès très relatif. Les choses ne font que s’empirer lorsque Vince Clarke, le principal compositeur, claque la porte pour aller former Yazoo. Enregistré dans la douleur, le sinistre A broken frame porte les stigmates de cette séparation brutale. Même s’il laisse entrevoir de bonnes choses, notamment au niveau mélodique, ce deuxième album de DM est tout simplement encore plus décevant que le précédent. Les compositions de Martin Gore sont très faibles et Dave Gahan se cherche encore au chant. Bien secondé par Daniel Miller, le patron de Mute, le trio ne se décourage toutefois pas et continue de chercher un moyen de se distinguer de ses concurrents. Son troisième album, Construction time again (le premier avec Alan Wilder), affiche des prétentions nettement plus élevées que ses prédecesseurs. Enregistré en partie à Berlin, au studio Hansa rendu mythique par la fameuse trilogie de David Bowie, cet album voit le groupe s’essayer au sampling de percussions d’objets en tous genres. Des groupes allemands comme Kraftwerk et Einstürzende Neubauten ont déjà fait le tour de la question, mais Depeche Mode s’évertue avec une certaine naïveté à adapter ces techniques nouvelles au format pop. Le résultat est en demi teinte, en particulier du fait que la plupart des compositions restent très faibles (le single Everything counts étant l’exception qui confirme la règle). L’album suivant, Some great reward, en 1984, sera enregistré suivant un modus operandi que l’on peut schématiser comme suit : Dave Gahan chante le plus sérieusement du monde des paroles mystiques et romantico-dépressives pendant que les trois autres à l’arrière, quand ils ne font pas joujou sur leurs synthés, cassent des briques, donnent des coups de marteau sur des tiges de métal ou projettent des casseroles au sol. Le single People are people leur ouvre les portes du marché mainstream américain tout en provoquant l’hilarité un peu partout. Dans le milieu rock, on se demande qui sont ces minets qui chantent des paroles aussi niaises et il devient très à la mode d’ironiser au sujet de Depeche Mode. Il faut dire que leurs tentatives de faire de la provocation ne volent pas bien haut : Blasphemous rumours critique gentiment la religion, mais sans risquer de faire de l’ombre à Venom. Quant à Master and servant (encore un bel exemple de texte à double sens), elle choque quelques culs-serrés au pays de sa Majesté tout en faisant rire aux éclats le reste du monde, qui ne voit déjà plus en DM qu’un vulgaire boys band à coiffures improbables. Le groupe commence pourtant à remplir des grandes salles en Europe, et principalement en Allemagne, mais sans parvenir à être pris au sérieux par le public « adulte ». Seule une certaine jeunesse d’initiés pense tenir en Depeche Mode un groupe « alternatif » - ils sont restés fidèles à Mute -, par opposition aux énormes machines commerciales de majors que sont Duran Duran et Frankie Goes To Hollywood. Black celebration relève un peu le niveau, en 1986. Ce n’est pas encore parfait : le ton est souffreteux, voire pompeux, et on dénombre encore trop de petites ballades tristounettes dont les paroles tournent toujours autour des mêmes thèmes chers à Martin Gore (l’amour, le sexe, la mort). La qualité globale des chansons est toutefois plus élevée que précédemment. Il en sera de même pour Music for the masses, deux ans plus tard, enregistré à Paris et qui voit DM franchir d’un coup plusieurs paliers. Le producteur Dave Bascombe, repéré pour son travail avec Tears For Fears, partage les commandes avec Alan Wilder, qui est devenu un véritable rat de studio et qui incite le groupe à explorer des arrangements électroniques beaucoup plus complexes et grandiloquents (Never let me down again est un bon exemple). Le succès est colossal, notamment aux Etats-Unis. Strangelove est un hit en radio et Behind the wheel un gros tube en club, notamment grâce à ses nombreux remixes, officiels où non. La tournée mondiale qui suit est en véritable triomphe dont le dernier concert, en Californie, est immortalisé sur le live mythique 101. Depeche Mode se détache alors peu à peu de l’encombrante image de groupe pour midinettes qu’on lui a accolée et gagne de plus en plus de respect. Tous les éléments sont désormais rassemblés pour que le groupe accouche de son chef-d’œuvre : Martin Gore est au sommet de sa forme en tant que songwriter, Dave Gahan a accompli de réels progrès au niveau vocal et Alan Wilder est devenu un musicien et arrangeur de génie. Depuis Music for the masses, ils se sont en plus départis de l’influence en studio de leur pygmalion, Daniel Miller, qui avait atteint ses limites depuis bien longtemps et ne leur permettait plus d’évoluer. La production de Violator sera confiée à Flood, un monstre sacré de la profession, qui vient de terminer Pretty hate machine avec Nine Inch Nails. Ensemble, ils peaufinent une dizaine de titres dans plusieurs villes dont la froide Copenhague (loin de tout, où le groupe ne peut pas sortir en boîte toutes les nuits, comme c’était le cas à Berlin, ce qui aura un effet nouveau sur sa créativité). Ils amèneront les chansons aussi loin qu’elles puissent aller. A commencer par Enjoy the silence, l’un des principaux joyaux de l’album. Martin Gore pensait en faire une ballade doucereuse mais Alan Wilder a eu l’idée géniale d’accélérer le tempo. On dit que Gore ne fut pas facile à convaincre mais le jeu en valait la chandelle : Enjoy the silence est tout simplement l’un des dix meilleurs singles de l’histoire de la pop. Avec ses accords de guitare mélancoliques posés sur un tapis de beats tonitruants et une ligne de basse des plus catchy, cette chanson est un classique instantané, un hymne pour stades et un de ces tubes susceptibles de toucher à peu près n’importe quel mélomane, peu importe qu’il s’agisse d’un féru de rock, de techno ou de heavy-metal. Le nombre de reprises par des artistes d’horizons extrêmement divers (Tori Amos, Keane, Lacuna Coil, HIM,...) et sa multitude de remixes (les plus connus restant ceux de Timo Maas et Mike Shinoda de Linkin Park en 2004) en font un track intemporel et universel. L’autre énorme tube de l’album n’est autre que Personal Jesus. Reprise elle aussi un nombre incalculable de fois (par Johnny Cash, Marilyn Manson et Hillary Duff notamment - avouez que ça fait un large spectre !), cette chanson aux paroles ironiques n’est rien d’autre que le chaînon manquant entre le rock’n’roll le plus classique, voire même le blues, et la musique électronique. Tirant son titre de Elvis and me, l’ouvrage que Priscilla Beaulieu-Presley a consacré à sa vie avec le King, et composée au départ d’un riff de guitare acoustique d’inspiration 50’s, Personal Jesus évolue durant le dernier couplet en tuerie electro calibrée dancefloor. Comme si Martin Gore avait voulu marier la culture des clubs berlinois qu’il a tant fréquentés avec l’influence qu’ont eues sur lui les grandes étendues désertiques américaines. A steel guitar and a glass of wine chantait Paul Anka dans les années 60. Pour Gore, à cette époque, ce serait plutôt A steel guitar, a bottle of wine and an ecstasy pil, dit-on, et Personal Jesus le symbolise assez bien. L’ironie des paroles, tout comme le caractère hautement sexuel du clip, servent de coup de pub bienvenus durant l’été 1989. Enjoy the silence sort en single en février 1990, boosté par ce qui reste sans doute la plus belle vidéo de toute la carrière de Corbijn. Violator débarque ensuite dans les bacs, un mois plus tard, avec une bonne surprise pour les fans : les deux premiers singles qui l’ont précédé ne sont pas les seuls excellents titres de la cuvée. D’autres, à commencer par la première plage, World in my eyes, sont à l’électro ce que le caviar est à la gastronomie. Vrai tube d’électro raffinée, hypnotique et dansante, World in my eyes (qui sera reprise par The Cure en 1998), avec ses paroles à double, voire triple sens (parle-t-il d’amour, de sexe ou de drogues ?) est la meilleure introduction qui soit à la déferlante d’émotions qui va suivre. Je prends pour exemple Sweetest perfection, chantée par Martin Gore et qui est souvent sous-estimée mais pour laquelle j’ai une affection particulière. Le morceau démarre comme une ballade pour ensuite monter dans les tours, être magnifiée par des cordes majestueuses et se terminer dans une avalanche de synthés et bruits divers tandis que la batterie cogne, impassible. Le thème de la drogue y est cette fois abordé ouvertement (« When I need a drug in me (...) Sweetest injection, of any kind ») et Dave Gahan, très en voix, rejoint Martin Gore au chant durant le dernier couplet pour ajouter encore de l’intensité aux paroles. Halo et son groove robotique, toujours très efficace en concert, a tout d’un single en puissance mais, au vu de la profusion d’excellentes compos, il fallait faire un choix et c’est Policy of truth qui a eu la priorité. Autre classique immédiat, ce dernier n’a certes pas la puissance d’un Enjoy the silence, à qui il succède sur l’album (avec entre les deux Crucified, un long instrumental minimaliste pas franchement indispensable), mais dispose néanmoins d’une mélodie parfaite et d’un refrain qui fait mouche à tous les coups. La ballade Waiting for the night, émouvante aux larmes lorsqu’elle est écoutée dans les bonnes conditions (très fort, la nuit, dans le noir), est l’un des pics émotionnels du disque, loin, très loin, des slows à la guimauve de l’ère Black celebration. Après Blue dress, le seul titre du disque qui ne trouve pas grâce à mes yeux, l’album se referme avec la sublime Clean. Dave Gahan y clame qu’il n’a jamais été aussi clean (ce qui prendra rapidement une tournure ironique, puisqu’il ne tardera plus à sombrer corps et âme dans l’héroïne). Comme Sweetest perfection, la chanson démarre sur un tempo lent avant d’accélérer et de se terminer dans un tourbillon electro-rock d’une rare intensité durant lequel Alan Wilder martèle les fûts de sa batterie comme un beau diable. Ce qui frappe à l’écoute du disque, au-delà de la puissance des mélodies et de la finesse des arrangements, c’est la perfection, l’extrême pureté et la fluidité du son (particulièrement, cela va sans dire, sur la récente sublime édition remasterisée). En plus du travail remarquable de Flood, il convient à ce propos de souligner le mixage incroyablement consciencieux de François Kevorkian. Ce Français émigré à New York a précédemment travaillé avec Kraftwerk et on dit de lui qu’il est capable de passer plusieurs nuits consécutives sur une seule boucle ou sur un simple son. N’y allons pas par quatre chemins : il y a un avant et un après Violator dans l’histoire de la musique électronique, voire même de la musique tout court. Jamais de la pop/rock créée sur des machines n’avait réussi à communiquer autant d’émotions. Il est permis de trouver la production de l’album trop propre, ou le mixage trop léché, pas assez ceci ou trop cela, on peut même ne pas l’aimer, mais c’est un peu comme The Doors, on ne peut en aucun cas dire de cette réalisation qu’elle est mauvaise. Les chansons oscillent, dans l’ensemble, entre le très bon et le parfait, avec comme fil conducteur la voix envoutante d’un Dave Gahan désormais bien conscient de son charisme. Dans le genre, personne n’a fait mieux depuis. Pas même DM. |
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Il y a 45 contribution(s) au forum. Depeche Mode : "Violator"
(1/9) 14 mars 2010, par Jérôme Depeche Mode : "Violator"
(2/9) 24 novembre 2008, par Jez Depeche Mode : "Violator"
(3/9) 21 novembre 2008, par DAVE Depeche Mode : "Violator"
(4/9) 21 novembre 2008, par Big Bill Broonzy Depeche Mode : "Violator"
(5/9) 21 novembre 2008, par Benoît Depeche Mode : "Violator"
(6/9) 21 novembre 2008, par Nobuko Depeche Mode : "Violator"
(7/9) 21 novembre 2008, par nericj Depeche Mode : "Violator"
(8/9) 21 novembre 2008, par Benoît Depeche Mode : "Violator"
(9/9) 21 novembre 2008 |
Depeche Mode : "Violator" 29 novembre 2008 [retour au début des forums] Tu cites Dare de Human League sorti en 1981 comme le 1er album pure synth pop par excellence... ! Tu oublies "juste" ceux d’O. M.D., Soft Cell, Visage !
"’83 - Construction Time Again - z’avez déja 2 abums de DM qui sont bien, et Everything Counts passe a la radio" : tu oublies de préciser que ces albums que tu considères comme "bien" sont les moins appréciés par le groupe lui-même et par la plupart des fans. Le groupe considère que A Broken Frame est l’album le plus mauvais-et de loin- de leur carrière. Et puis tu oublies quand même de parler de l’album qui est le sujet de l’article de Jérôme, c’est-à-dire Violator... A te lire, le groupe n’a quasiment pas évolué entre Music for the Masses et Violator ! Et idem entre Violator et Songs of Faith and Devotion !
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par BdM [retour au début des forums] C’est vrai et depuis plus rien ! S’agit pas de créer mais de contenter les fans, hein ? Moi aussi j’aime, mais pas aveuglément !
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par BdM [retour au début des forums] C’est sa façon, à Jérôme, d’exprimer son amour pour un groupe et ça se respecte ! Et toi t’aimes quoi ? Fais nous frémir avec un joli texte !
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] Ah oui, zut, ça m’apprendra à ne pas revérifier ce que je pense savoir... Cet article est décidément une putain de merde. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums] Flood a produit Pop et mixer Achtung Baby (par contre, je ne me souviens plus s’il a aussi mixé Zooropa). Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Matelot [retour au début des forums] Dis donc, cette expression passerait bien pour rallonger la maxime du site. Genre : "pop-rock, le site de la pop, du rock et de la putain de merde des années 80 à nos jours", ça donne le ton. Enfin je ne suis pas d’accord, c’est un bien bel article. Vous avez dit ce que vous aimez, pourquoi vous l’aimez, et ce sans laisser croire que celui qui n’aime pas a mauvais goût. Le reste c’est de l’anecdote. Si je peux me permettre de vous comparer, sans vouloir nuire à la solidité de l’équipe, l’avantage que vous avez sur Yû, c’est l’intuition. Vos textes moins réfléchis, sans excès de style et d’arrières pensées, mettent plus en avant l’album concerné. Je regrette de mêler ces histoires à cet article (remarque : vous venez d’y faire allusion) , mais vous donnez ici l’impression de sincérité et de subjectivité décomplexée qui manque, paradoxalement, à votre éditorialiste qui réfléchit trop à la cause de ses goûts (ceci légitimé par un élitisme assumée, et pour cause). Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Yû, éditorialiste de Pop-Rock ? Ne dites pas cela malheureux, le Comte, en sachant cela, va voir sa mégalomanie gravir quelques paliers supplémentaires. Nous parvenons à peine à le contrôler ces derniers temps, en rajouter dans la vénération que lui portent ses visiteurs ne va faire qu’aggraver les choses. Note importante : Il est formellement interdit, sous peine de poursuites peinales, de nourrir les chroniqueurs ou de toucher les barreaux de leurs cages. Il est de plus important de respecter leur espace et leur intimité lors de la prise des repas. Ce sont des animaux sensibles, prompts aux crises cardiaques et à la libido difficile, merci de votre compréhension). Depeche Mode : "Violator" 22 novembre 2008, par Matelot [retour au début des forums] C’est ainsi que vôtre compte se proclame dans son... éditorial ! Réponse : meuh non, vous n’êtes pas des animaux de zoo. Allons ! C’est ridicule... du moins tant que l’humanité n’aura pas perdu son "arme la plus précieuse". Depeche Mode : "Violator" 22 novembre 2008, par Vincent Ouslati [retour au début des forums] Oui, ses crises de domination sont de plus en plus inquiétantes, il ne faut surtout pas le conforter dans ses élucubrations ;-) Depeche Mode : "Violator" 22 novembre 2008, par Matelot [retour au début des forums] Notez que je n’ai pas réussi à écrire "Comte", une répulsion inconsciente sûrement ! Ouais, ou une faute absurde comme "assuméE" précédemment. Mais ça l’fait pas D Matelot n’est pas un sténo’, retiens le bien !
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Pour les brocantes, c’est simplement que les gens conservent Violator, et se débarrassent de Some Great Reward...
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Comparé à Violator ou SOFAD, Some great reward a super mal vieilli... Faudrait un peu être réaliste.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] La passion et le fanatisme des fans de DM m’ont toujours intrigué. Puissent-ils un jour passer à quelque chose de plus sérieux... Duran Duran, par exemple. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Benoît [retour au début des forums] Rassure-toi je prends ta remarque avec humour. D’ailleurs j’écoute aussi d’autres groupes peu sérieux tels que les Beatles, Queen, Front 242, ZZ Top, Fad Gadget... Si par le mot fanatisme tu entends le fait d’encenser systématiquement ce qu’un groupe publie ou a publié, alors je ne me sens d’ailleurs pas concerné. Le fait est qu’au sein de la discographie du groupe, l’album traité ici ne recèle quasiment que des classiques, contrairement à certains albums de leurs débuts.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Benoît [retour au début des forums] A noter que le groupe n’eut jamais de single classé n°1 en grande-Bretagne. En revanche, tous ses albums furent classés dans le Top Ten. Avec le recul, c’est sans doute mieux ainsi. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] Succès très relatif peut-être plus dans le sens de la crédibilité (succès auprès des critiques) que des ventes, effectivement pas mauvaises en ce qui concerne ce single. Rappelons que Depeche Mode en 1981-82 donnait ses concerts dans des clubs comme le Disque Rouge (le Fuse), le Mirano à Bruxelles et les Bains Douches à Paris. Ils ne jouaient ni à Forest National, ni au Zénith, ni à Berçy... Cela relativise la portée du succès. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Effectivement, il a fallu attendre Personal Jesus pour que les critiques reconnaissent une certaine crédibilité à DM. Le public, lui, ne s’était pas gêné pour les adopter depuis une décennie, même s’il s’agissait d’un groupe du circuit synth-pop (soft-cell, yazoo, omd...) que les années 80, dans leur manichéisme, interdisaient de frayer avec les "vrais" musiciens qui jouaient sur de "vrais" instruments dans de "vraies" salles de concerts. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] J’ai parfois l’impression que certains groupes ne sont seulement soutenus que par des fans "professionnels", ils savent tout ou semblent tout savoir, vous étalent leur savoir avec générosité dès que l’occasion s’en fait sentir.
Un fan inculte, et qui le vit bien. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Je suis tout aussi inculte que toi et, personnellement, je m’en fiche un peu de DM. Seulement, quand je vois une erreur ou une imprécision sur un site qui accueille (paraît-il) 3000 visiteurs par jours, je me permets de la corriger ou de la nuancer. Parce que je trouverais dommage que l’Histoire de l’Art ne retienne que ces clichés faciles dont les journalistes (pro ou amateurs) abusent pour étayer leurs démonstrations. Dans le même ordre d’idée, je trouve la phrase "dans l’histoire de la musique, il y a eu un avant et un après violator" assez limite aussi, mais je retiens comme circonstance atténuante la dévotion de l’auteur envers le groupe. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Parce que si on suit ton raisonnement, Vehau, où est l’intérêt de chroniquer des disques alors ? Il suffirait de dire aux petits jeunes : "achetez Violator, c’est super, mais pas Carla Bruni, c’est une putain de merde. Pour le reste, écoutez tout simplement..." Pas sûr que pop rock attirerait encore 3000 visiteurs/jours. Pas sûr non plus que tu serais encore là pour étaler dans les comms ton ouverture d’esprit légendaire. Espèce d’humaniste, va ;-) Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Non, c’est positif, j’apprends des trucs, mais certains commentaires sont tellement fournis en infos que je suis autant impressionné qu’effrayé. En fait j’imagine une discussion dans un bar avec un de ces zigs, moi commençant par dire que j’aime bien Violator, et le confrère qui démarre un discours de trois heures incroyablement complet. Ce qui fait que je me sens un peu con (enfin un peu plus que d’habitude quoi...), et je reprends une pinte poiur oublier mon inculture crasse. Ce que je me demande parfois, c’est si on est en face d’un fan qui aime à faire partager sa passion ou d’un pouet pouet j’me la pète qui passe sa vie à gonfler son entourage avec ce qu’¡l a appris sur Wikipédia. Le premier est passionné et c’est tout à son honneur.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Dans le cas du dénommé Benoît, je pencherais pour la réponse A. Dans mon cas, tu as juste affaire à un travailleur ordinaire qui n’a pas trop de boulot aujourd’hui et qui tue le temps comme il peut... Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Nous sommes nombreux dans ce cas alors hihi... Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Benoît [retour au début des forums] Si c’est de moi dont tu parles, je dois avouer ne jamais avoir pris "la peine" de regarder ce que Wikipedia indiquait au sujet de Depeche Mode. En revanche, cela fait 18 ou 19 années que j’écoute ce groupe. Je parle de ce que j’aime sans avoir la prétention de tout connaître. Comme nous sommes ici sur un site de musique, cela ne me paraît pas déplacé. C’est en tout cas plus constructif que de faire des copier/coller de Wikipedia... Je ne connais pas bien le label Island. Pour ce qui est de ZTT, il a produit FGTH, Propaganda, Seal et Tatu. Je suppose que ce label devait bien être distribué par une grosse compagnie. Pour ce qui est de DM, leurs disques paraissent chez MUTE, mais ils ont été distribués par Virgin, BMG, Labels, EMI...
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums] Je ne parlais pas pour toi, cher Benoìt, je suis on ne peut plus content d’apprendre des trucs sur DM, par l’article de Delvaux, et par des commentaires instructifs. Je crois que.... je suis admiratif !! Depeche Mode : "Violator" 22 novembre 2008, par HE [retour au début des forums] Admiratif je le suis aussi, et d’une manière globale sur la bonne tenue des échanges généreux qu’on peut lire ici (et qui renvoient aux calendes le niveau atteint par certaines brèves de comptoir). Non, donc, on ne pourra jamais avoir tout dit sur la musique. DM c’est de la musique et je me souviens de sales cons pour lesquels l’idée de la chose était insupportable : « Où sont les instruments », glapissaient-ils au lieu de mourir in silence... Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] "même s’il s’agissait d’un groupe du circuit synth-pop (soft-cell, yazoo, omd...)" Pour votre gouverne, Soft Cell était plusieurs crans au dessus de Depeche Mode, Yazoo et OMD. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] C’est ton droit le plus strict de préférer le Soft Cell de l’époque au DM de la même époque.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Benoît [retour au début des forums] Je pense aussi que l’auteur de l’article parlait de crédibilité.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008 [retour au début des forums] Ouais, DM à ses débuts, c’était l’équivalent d’un boys band dans les années 90 ou d’un gagnant de la Nouvelle Star aujourd’hui. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par SC [retour au début des forums] Remarque de même ordre : tu n’as pas vécu ces années et ça te fait dire quelques conneries. Exemple : Depeche Mode n’a jamais été opposé à Frankie Goes To Hollywood (qui était déjà sur ZTT, label tout aussi indé que Mute). En fait, Depeche Mode était même vu comme plutôt proche : image sadomaso gay, chansons pop pour la radio qui deviennent des maxis à rallonge en clubs, producteur vu comme membre à part entière du truc, etc... Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums] Welcome to the Pleasuredome was the debut album by Frankie Goes to Hollywood, first released in the UK in October 1984 by ZTT/Island Records. (source : Wikipedia). Island Records est bien un major label, triple menton. Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par SC [retour au début des forums] Wikipédia bien qui wikipédia le dernier, Docteur je sais rien : ZTT Records is a record label founded in 1983 by NME journalist Paul Morley, record producer Trevor Horn, producer/engineer Gary Langan and businesswoman Jill Sinclair. The label’s name was also printed as "Zang Tumb Tuum" and "Zang Tuum Tumb" on various releases. Island Records was a record label that was founded by British record producers in Jamaica. It was based in England for many years, but is now owned by Universal Music Group and is operated in the United States through The Island Def Jam Music Group and in the UK through Island Records Group (or simply Island Records or Universal Island). Racheté en 1989 par PolyGram. Avant cela : Island’s overseas licensing arrangements were often such that Island was marketed as the primary label, with Island Records credited on sleeve spines, and Island’s label designs appearing prominently on the discs themselves, even when a different company was responsible for the records’ manufacture, distribution and marketing. Sometimes the fine print on these releases would mention the other company, sometimes not. For example, Island-branded records were released by companies such as Bell Records (U.S., 1967-68), A&M Records (U.S., 1969-1970s) Asylum Records (U.S., 1970), Capitol Records (U.S., early 1970s), Warner Bros. Records (U.S., 1975-1982), WEA Records (Canada, et al.), Atlantic Records (U.S., 1982-1989), Phonogram Records (Germany, ?-1971), Ariola Records (Germany, 1971-1992 ; Netherlands, late 1970s-1989), Dacapo (Portugal), and others.
Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par Gay Luron [retour au début des forums] Je suis le raisonnement pour Frankie Goes. Ce n’était pas un groupe de major mais il était marketé tout comme... Depeche Mode : "Violator" 21 novembre 2008, par SC [retour au début des forums] Marketé comme le sont les groupes de majors AUJOURD’HUI. Pour l’époque, c’était très novateur. Depeche Mode : "Violator" 22 novembre 2008, par HE [retour au début des forums] tout contre, vous vouliez dire... ;-)
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