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Depeche Mode : "Violator"
Du caviar

vendredi 21 novembre 2008, par Jérôme Delvaux

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Violator, « l’album à la rose », est un disque auquel même les gens qui disent détester Depeche Mode - et ils sont nombreux - reconnaissent généralement des qualités. Difficile en effet, quel que soit son background, de ne pas être touché par l’esthétique et l’aura de cette œuvre souvent considérée, à juste titre, comme LA référence en matière de rock synthétique.

Violator est aussi l’album qui acheva de donner à Depeche Mode une crédibilité réelle, tant dans le milieu rock qu’auprès des DJ’s de la scène électro. Et ce des deux côtés de l’Atlantique. Même la presse rock britannique, qui avait pourtant si souvent égratigné le groupe à ses débuts, laissa de côté ses sarcasmes habituels et s’inclina devant la grandeur du septième album des quatres exilés de Basildon. Avant cela, c’est peu dire que DM a galéré. Speak & Spell, leur premier album, est paru en 1981 sur le petit label indépendant Mute Records. Même s’il a ses inconditionnels parmi les amateurs de synth-pop minimaliste et sombre, force est de reconnaître qu’il s’agit d’un disque globalement médiocre ; très loin en tout cas d’égaler la qualité intrinsèque des premiers Fad Gadget ou le succès commercial d’OMD. L’insupportable Just can’t enough, bien qu’absolument pas représentatif de l’atmosphère de l’opus, donnera en outre à Depeche Mode une image tenace de groupe pop pour ados (par charité, on ne s’étendra pas sur leur look affligeant de l’époque). Souvent moqué, au mieux ignoré, le groupe ne remporte alors qu’un succès très relatif.

Les choses ne font que s’empirer lorsque Vince Clarke, le principal compositeur, claque la porte pour aller former Yazoo. Enregistré dans la douleur, le sinistre A broken frame porte les stigmates de cette séparation brutale. Même s’il laisse entrevoir de bonnes choses, notamment au niveau mélodique, ce deuxième album de DM est tout simplement encore plus décevant que le précédent. Les compositions de Martin Gore sont très faibles et Dave Gahan se cherche encore au chant. Bien secondé par Daniel Miller, le patron de Mute, le trio ne se décourage toutefois pas et continue de chercher un moyen de se distinguer de ses concurrents. Son troisième album, Construction time again (le premier avec Alan Wilder), affiche des prétentions nettement plus élevées que ses prédecesseurs. Enregistré en partie à Berlin, au studio Hansa rendu mythique par la fameuse trilogie de David Bowie, cet album voit le groupe s’essayer au sampling de percussions d’objets en tous genres. Des groupes allemands comme Kraftwerk et Einstürzende Neubauten ont déjà fait le tour de la question, mais Depeche Mode s’évertue avec une certaine naïveté à adapter ces techniques nouvelles au format pop. Le résultat est en demi teinte, en particulier du fait que la plupart des compositions restent très faibles (le single Everything counts étant l’exception qui confirme la règle).

L’album suivant, Some great reward, en 1984, sera enregistré suivant un modus operandi que l’on peut schématiser comme suit : Dave Gahan chante le plus sérieusement du monde des paroles mystiques et romantico-dépressives pendant que les trois autres à l’arrière, quand ils ne font pas joujou sur leurs synthés, cassent des briques, donnent des coups de marteau sur des tiges de métal ou projettent des casseroles au sol. Le single People are people leur ouvre les portes du marché mainstream américain tout en provoquant l’hilarité un peu partout. Dans le milieu rock, on se demande qui sont ces minets qui chantent des paroles aussi niaises et il devient très à la mode d’ironiser au sujet de Depeche Mode. Il faut dire que leurs tentatives de faire de la provocation ne volent pas bien haut : Blasphemous rumours critique gentiment la religion, mais sans risquer de faire de l’ombre à Venom. Quant à Master and servant (encore un bel exemple de texte à double sens), elle choque quelques culs-serrés au pays de sa Majesté tout en faisant rire aux éclats le reste du monde, qui ne voit déjà plus en DM qu’un vulgaire boys band à coiffures improbables. Le groupe commence pourtant à remplir des grandes salles en Europe, et principalement en Allemagne, mais sans parvenir à être pris au sérieux par le public « adulte ». Seule une certaine jeunesse d’initiés pense tenir en Depeche Mode un groupe « alternatif » - ils sont restés fidèles à Mute -, par opposition aux énormes machines commerciales de majors que sont Duran Duran et Frankie Goes To Hollywood.

Black celebration relève un peu le niveau, en 1986. Ce n’est pas encore parfait : le ton est souffreteux, voire pompeux, et on dénombre encore trop de petites ballades tristounettes dont les paroles tournent toujours autour des mêmes thèmes chers à Martin Gore (l’amour, le sexe, la mort). La qualité globale des chansons est toutefois plus élevée que précédemment. Il en sera de même pour Music for the masses, deux ans plus tard, enregistré à Paris et qui voit DM franchir d’un coup plusieurs paliers. Le producteur Dave Bascombe, repéré pour son travail avec Tears For Fears, partage les commandes avec Alan Wilder, qui est devenu un véritable rat de studio et qui incite le groupe à explorer des arrangements électroniques beaucoup plus complexes et grandiloquents (Never let me down again est un bon exemple). Le succès est colossal, notamment aux Etats-Unis. Strangelove est un hit en radio et Behind the wheel un gros tube en club, notamment grâce à ses nombreux remixes, officiels où non. La tournée mondiale qui suit est en véritable triomphe dont le dernier concert, en Californie, est immortalisé sur le live mythique 101. Depeche Mode se détache alors peu à peu de l’encombrante image de groupe pour midinettes qu’on lui a accolée et gagne de plus en plus de respect.

Tous les éléments sont désormais rassemblés pour que le groupe accouche de son chef-d’œuvre : Martin Gore est au sommet de sa forme en tant que songwriter, Dave Gahan a accompli de réels progrès au niveau vocal et Alan Wilder est devenu un musicien et arrangeur de génie. Depuis Music for the masses, ils se sont en plus départis de l’influence en studio de leur pygmalion, Daniel Miller, qui avait atteint ses limites depuis bien longtemps et ne leur permettait plus d’évoluer. La production de Violator sera confiée à Flood, un monstre sacré de la profession, qui vient de terminer Pretty hate machine avec Nine Inch Nails. Ensemble, ils peaufinent une dizaine de titres dans plusieurs villes dont la froide Copenhague (loin de tout, où le groupe ne peut pas sortir en boîte toutes les nuits, comme c’était le cas à Berlin, ce qui aura un effet nouveau sur sa créativité). Ils amèneront les chansons aussi loin qu’elles puissent aller. A commencer par Enjoy the silence, l’un des principaux joyaux de l’album. Martin Gore pensait en faire une ballade doucereuse mais Alan Wilder a eu l’idée géniale d’accélérer le tempo. On dit que Gore ne fut pas facile à convaincre mais le jeu en valait la chandelle : Enjoy the silence est tout simplement l’un des dix meilleurs singles de l’histoire de la pop. Avec ses accords de guitare mélancoliques posés sur un tapis de beats tonitruants et une ligne de basse des plus catchy, cette chanson est un classique instantané, un hymne pour stades et un de ces tubes susceptibles de toucher à peu près n’importe quel mélomane, peu importe qu’il s’agisse d’un féru de rock, de techno ou de heavy-metal. Le nombre de reprises par des artistes d’horizons extrêmement divers (Tori Amos, Keane, Lacuna Coil, HIM,...) et sa multitude de remixes (les plus connus restant ceux de Timo Maas et Mike Shinoda de Linkin Park en 2004) en font un track intemporel et universel.

L’autre énorme tube de l’album n’est autre que Personal Jesus. Reprise elle aussi un nombre incalculable de fois (par Johnny Cash, Marilyn Manson et Hillary Duff notamment - avouez que ça fait un large spectre !), cette chanson aux paroles ironiques n’est rien d’autre que le chaînon manquant entre le rock’n’roll le plus classique, voire même le blues, et la musique électronique. Tirant son titre de Elvis and me, l’ouvrage que Priscilla Beaulieu-Presley a consacré à sa vie avec le King, et composée au départ d’un riff de guitare acoustique d’inspiration 50’s, Personal Jesus évolue durant le dernier couplet en tuerie electro calibrée dancefloor. Comme si Martin Gore avait voulu marier la culture des clubs berlinois qu’il a tant fréquentés avec l’influence qu’ont eues sur lui les grandes étendues désertiques américaines. A steel guitar and a glass of wine chantait Paul Anka dans les années 60. Pour Gore, à cette époque, ce serait plutôt A steel guitar, a bottle of wine and an ecstasy pil, dit-on, et Personal Jesus le symbolise assez bien. L’ironie des paroles, tout comme le caractère hautement sexuel du clip, servent de coup de pub bienvenus durant l’été 1989.

Enjoy the silence sort en single en février 1990, boosté par ce qui reste sans doute la plus belle vidéo de toute la carrière de Corbijn. Violator débarque ensuite dans les bacs, un mois plus tard, avec une bonne surprise pour les fans : les deux premiers singles qui l’ont précédé ne sont pas les seuls excellents titres de la cuvée. D’autres, à commencer par la première plage, World in my eyes, sont à l’électro ce que le caviar est à la gastronomie. Vrai tube d’électro raffinée, hypnotique et dansante, World in my eyes (qui sera reprise par The Cure en 1998), avec ses paroles à double, voire triple sens (parle-t-il d’amour, de sexe ou de drogues ?) est la meilleure introduction qui soit à la déferlante d’émotions qui va suivre. Je prends pour exemple Sweetest perfection, chantée par Martin Gore et qui est souvent sous-estimée mais pour laquelle j’ai une affection particulière. Le morceau démarre comme une ballade pour ensuite monter dans les tours, être magnifiée par des cordes majestueuses et se terminer dans une avalanche de synthés et bruits divers tandis que la batterie cogne, impassible. Le thème de la drogue y est cette fois abordé ouvertement (« When I need a drug in me (...) Sweetest injection, of any kind ») et Dave Gahan, très en voix, rejoint Martin Gore au chant durant le dernier couplet pour ajouter encore de l’intensité aux paroles.

Halo et son groove robotique, toujours très efficace en concert, a tout d’un single en puissance mais, au vu de la profusion d’excellentes compos, il fallait faire un choix et c’est Policy of truth qui a eu la priorité. Autre classique immédiat, ce dernier n’a certes pas la puissance d’un Enjoy the silence, à qui il succède sur l’album (avec entre les deux Crucified, un long instrumental minimaliste pas franchement indispensable), mais dispose néanmoins d’une mélodie parfaite et d’un refrain qui fait mouche à tous les coups. La ballade Waiting for the night, émouvante aux larmes lorsqu’elle est écoutée dans les bonnes conditions (très fort, la nuit, dans le noir), est l’un des pics émotionnels du disque, loin, très loin, des slows à la guimauve de l’ère Black celebration. Après Blue dress, le seul titre du disque qui ne trouve pas grâce à mes yeux, l’album se referme avec la sublime Clean. Dave Gahan y clame qu’il n’a jamais été aussi clean (ce qui prendra rapidement une tournure ironique, puisqu’il ne tardera plus à sombrer corps et âme dans l’héroïne). Comme Sweetest perfection, la chanson démarre sur un tempo lent avant d’accélérer et de se terminer dans un tourbillon electro-rock d’une rare intensité durant lequel Alan Wilder martèle les fûts de sa batterie comme un beau diable.

Ce qui frappe à l’écoute du disque, au-delà de la puissance des mélodies et de la finesse des arrangements, c’est la perfection, l’extrême pureté et la fluidité du son (particulièrement, cela va sans dire, sur la récente sublime édition remasterisée). En plus du travail remarquable de Flood, il convient à ce propos de souligner le mixage incroyablement consciencieux de François Kevorkian. Ce Français émigré à New York a précédemment travaillé avec Kraftwerk et on dit de lui qu’il est capable de passer plusieurs nuits consécutives sur une seule boucle ou sur un simple son.

N’y allons pas par quatre chemins : il y a un avant et un après Violator dans l’histoire de la musique électronique, voire même de la musique tout court. Jamais de la pop/rock créée sur des machines n’avait réussi à communiquer autant d’émotions. Il est permis de trouver la production de l’album trop propre, ou le mixage trop léché, pas assez ceci ou trop cela, on peut même ne pas l’aimer, mais c’est un peu comme The Doors, on ne peut en aucun cas dire de cette réalisation qu’elle est mauvaise. Les chansons oscillent, dans l’ensemble, entre le très bon et le parfait, avec comme fil conducteur la voix envoutante d’un Dave Gahan désormais bien conscient de son charisme. Dans le genre, personne n’a fait mieux depuis. Pas même DM.



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Jérôme Delvaux





Il y a 46 contribution(s) au forum.

Depeche Mode : "Violator"
(1/10) 13 septembre 2013, par Chris
Depeche Mode : "Violator"
(2/10) 14 mars 2010, par Jérôme
Depeche Mode : "Violator"
(3/10) 24 novembre 2008, par Jez
Depeche Mode : "Violator"
(4/10) 21 novembre 2008, par DAVE
Depeche Mode : "Violator"
(5/10) 21 novembre 2008, par Big Bill Broonzy
Depeche Mode : "Violator"
(6/10) 21 novembre 2008, par Benoît
Depeche Mode : "Violator"
(7/10) 21 novembre 2008, par Nobuko
Depeche Mode : "Violator"
(8/10) 21 novembre 2008, par nericj
Depeche Mode : "Violator"
(9/10) 21 novembre 2008, par Benoît
Depeche Mode : "Violator"
(10/10) 21 novembre 2008




Depeche Mode : "Violator"

13 septembre 2013, par Chris [retour au début des forums]

C’est toujours un plaisir de lire les articles de votre site car on y découvre et redécouvre les albums des artistes tant appréciés. Depeche Mode est des groupes mythiques qui font la joie de leurs fans même aujourd’hui ! Christian Pellerin
G+ : Christian Pellerin

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Depeche Mode : "Violator"

14 mars 2010, par Jérôme [retour au début des forums]

Mon album préféré est de très loin le suivant, mais Violator reste une pierre angulaire de la pop.

Excellente chronique qui resitue le groupe dans son contexte.

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Depeche Mode : "Violator"

24 novembre 2008, par Jez [retour au début des forums]
http://www.myspace.com/bigbadsoloproject

T’as 30 ans Jérome, donc j’ai 10 ans de Depeche Mode de plus que toi.
Une autre perspective...

Speak & Spell. A l’époque (1981), il y’avait l’incontournable Dare (Human League) - Le premier album pure Synth-Pop par excellence. Et dans le meme genre, y’avait... Speak & Spell. Sans les immenses tubes de Dare, mais plus ou moins dans le meme genre, avec 2-3 trucs plutot forts (New Life, Photographic...). Télé Moustique en a quand meme beaucoup parlé.

Puis en ’82, y’a eu Yazoo - et A Broken Frame. Vince Clarke fait toujours de la tres bonne pop, et DM a plutot bien survécu a son départ. DM n’avaient peut-etre pas les tubes comme Don’t Go, mais See You et Leave in Silence étaient quand meme des trucs assez forts, qui passaient bien dans les programations des radios libres de l’époque.

’83 - Construction Time Again - z’avez déja 2 abums de DM qui sont bien, et Everything Counts passe a la radio. Ben putain, c’est une question d’insister sur une avance sur l’argent de poche pour avoir les 350BEF pour la semaine de la sortie de l’album. Et comparé a ce qu’on connait (mainstream de l’époque), c’est superbe, c’est innovant, c’est le 1er truc du genre (pop et +-mainstream) qui pousse cette nouvelle technologies d’échantillonage.

’84 - Some Great Reward - On s’attend a quelquechose de bien, et on n’est pas décu. Le premier album de DM qu’on peut oser admettre qu’on a acheté sans craindre la ridicule d’un coté ou d’un autre. Toujours aussi innovant et frais pour l’époque.

’86 - Black Celebration - On a grandi et muri, et DM aussi. Pour moi. c’est le 1er album qui n’a pas daté. Sombre, superbes compositions, poussant le genre vrs un univers plus sombre et plus complexe.

’87 - Music For The Masses - Apothéose de tout ce travail, cette progression, ces ré-inventions, cette innovation. L’album qui définit ce qu’est Depeche Mode.

Et apres ? C’est un groupe qui n’a plus d’évolution, plus rien a prover, plus besoin de se réinventer (quand ils essayent avec Songs of Faith & Devotion, c’est plutot raté) - on connait les formules - c’est maintenant un groupe établi - pas le groupe révolutionnaire qui poussait les limites, mais un groupe adulte qui refait le meme bazar de temps en temps. C’est toujours bien, mais c’est toujours le DM qu’on connait, pas le DM qui définissait les frontieres de la pop.

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    Depeche Mode : "Violator"

    29 novembre 2008 [retour au début des forums]


    Tu cites Dare de Human League sorti en 1981 comme le 1er album pure synth pop par excellence... ! Tu oublies "juste" ceux d’O. M.D., Soft Cell, Visage !
    En outre, Speak and Spell de Depeche Mode est paru 15 jours avant Dare ;-)

    "’83 - Construction Time Again - z’avez déja 2 abums de DM qui sont bien, et Everything Counts passe a la radio" : tu oublies de préciser que ces albums que tu considères comme "bien" sont les moins appréciés par le groupe lui-même et par la plupart des fans. Le groupe considère que A Broken Frame est l’album le plus mauvais-et de loin- de leur carrière.

    Et puis tu oublies quand même de parler de l’album qui est le sujet de l’article de Jérôme, c’est-à-dire Violator... A te lire, le groupe n’a quasiment pas évolué entre Music for the Masses et Violator ! Et idem entre Violator et Songs of Faith and Devotion !
    Des milliers de groupes signeraient à deux mains pour une telle "stagnation". Ce que tu dis est faux, pardon.
    Car de 1987 à 1993 on est passés d’un groupe 100 % synthétique à celui d’un groupe qui a réchauffé sa musique avec de la guitare, de la batterie, des choeurs.
    Je ne parle même pas de Ultra sorti en 1997, qui avec le recul m’apparaît (point de vue purement subjectif) comme l’un des 3 ou 4 albums indispensables de la discographie du groupe.
    Oui Depeche Mode n’est plus autant à l’avant-garde comme durant les années 80 et le début des années 90. Mais honnêtement, est-ce encore ce qu’on leur demande ?

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par DAVE [retour au début des forums]

C est normal depeche mode a marqué les années 80 puis les 90 et c est pas fini c est sur qu il y a eu du bon et du moin bon mais celui la est 3èm dans mon classement des albums de DM et vivement le prochaindans plus ou moin 5 mois

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par Big Bill Broonzy [retour au début des forums]

"N’y allons pas par quatre chemins : il y a un avant et un après Violator dans l’histoire de la musique électronique, voire même de la musique tout court"

Quel éclat de rire tu peux provoquer ! Ca signifie tout au plus qu’à l’âge auquel tu as cessé d’écouter les compilations de dessins animés et de chanteurs pour enfants, tu as cru découvrir le graal en ignorant beaucoup de ce qui précède. C’est touchant de songer à tes premiers émois musicaux et tes évis définitifs assénés dans la cour de récré mais tu racontes vraiment n’importe quoi. Tu flattes tes goûts à l’aune de ta connaissance limitée de la musique populaire, c’est tout. Sois donc plus humble et relativise baby blue.

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par BdM [retour au début des forums]


    C’est sa façon, à Jérôme, d’exprimer son amour pour un groupe et ça se respecte ! Et toi t’aimes quoi ? Fais nous frémir avec un joli texte !

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]

J’oubliais ... : excellent article ! Comme la plupart de ceux publiés sur ce site.
A ceux qui déversent leur fiel sur les chroniqueurs : les sites internet c’est comme la télévision : personne ne vous force à allumer telle ou telle chaîne. Il en de même sur la toile. Bravo à l’équipe pour son travail en tout cas. Et une belle preuve de liberté d’expression.

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums]

Depuis quand Flood a produit The Joshua Tree ? C’est étrange, j’ai toujours cru qu’il s’agissait de Brian Eno et Daniel Lanois, en tout cas selon les notes de pochette de l’album. ^^

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums]


    Ah oui, zut, ça m’apprendra à ne pas revérifier ce que je pense savoir...

    Cet article est décidément une putain de merde.

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Nobuko [retour au début des forums]


      Flood a produit Pop et mixer Achtung Baby (par contre, je ne me souviens plus s’il a aussi mixé Zooropa).

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Matelot [retour au début des forums]


      Dis donc, cette expression passerait bien pour rallonger la maxime du site. Genre : "pop-rock, le site de la pop, du rock et de la putain de merde des années 80 à nos jours", ça donne le ton.

      Enfin je ne suis pas d’accord, c’est un bien bel article. Vous avez dit ce que vous aimez, pourquoi vous l’aimez, et ce sans laisser croire que celui qui n’aime pas a mauvais goût.

      Le reste c’est de l’anecdote.

      Si je peux me permettre de vous comparer, sans vouloir nuire à la solidité de l’équipe, l’avantage que vous avez sur Yû, c’est l’intuition. Vos textes moins réfléchis, sans excès de style et d’arrières pensées, mettent plus en avant l’album concerné. Je regrette de mêler ces histoires à cet article (remarque : vous venez d’y faire allusion) , mais vous donnez ici l’impression de sincérité et de subjectivité décomplexée qui manque, paradoxalement, à votre éditorialiste qui réfléchit trop à la cause de ses goûts (ceci légitimé par un élitisme assumée, et pour cause).

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        Depeche Mode : "Violator"

        21 novembre 2008, par Vincent Ouslati [retour au début des forums]


        Yû, éditorialiste de Pop-Rock ?

        Ne dites pas cela malheureux, le Comte, en sachant cela, va voir sa mégalomanie gravir quelques paliers supplémentaires.

        Nous parvenons à peine à le contrôler ces derniers temps, en rajouter dans la vénération que lui portent ses visiteurs ne va faire qu’aggraver les choses.

        Note importante : Il est formellement interdit, sous peine de poursuites peinales, de nourrir les chroniqueurs ou de toucher les barreaux de leurs cages. Il est de plus important de respecter leur espace et leur intimité lors de la prise des repas. Ce sont des animaux sensibles, prompts aux crises cardiaques et à la libido difficile, merci de votre compréhension).

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          Depeche Mode : "Violator"

          22 novembre 2008, par Matelot [retour au début des forums]


          C’est ainsi que vôtre compte se proclame dans son... éditorial !

          Réponse : meuh non, vous n’êtes pas des animaux de zoo. Allons ! C’est ridicule... du moins tant que l’humanité n’aura pas perdu son "arme la plus précieuse".

          [Répondre à ce message]

Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par nericj [retour au début des forums]

Dire de DM qu’ils n’avaient qu’un succès relatif avant cet album me parait un raccourci un peu rapide. Leurs "people are people" et "master and servants" ont été sassés et ressassés sur toutes les premières radios, passaient systématiquement en boite de nuit, dans les bals.. ..
De plus, pour rechercher les vinyls sur les brocante, je trouve au moins trois "some great reward" (qui contient les deux tubes cités ci-dessus) pour un "violator" !
Pour toute la faune qui se réclamait de la "new-wave" et autres nuiteux, cet album ("some great reward") avait été incontournable.

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums]


    Pour les brocantes, c’est simplement que les gens conservent Violator, et se débarrassent de Some Great Reward...
    Les gens virent les disques qu’ils n’écoutent plus, ça me semble logique.
    Si on prend Metallica, on trouve plus facilement en occas’ Load et Reload que Master Of Puppets ;-)

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]

Concernant "Enjoy the Silence", c’est en effet Alan Wilder qui a eu l’idée d’accélérer le tempo et également d’ajouter des percussions. Je tiens à préciser que la première version de cette chanson était uniquement jouée à l’harmonium. Cette chanson fut l’objet de nombreuses reprises, comme tu l’indiques. J’ajouterais le nom d’Apoptygma Berzerk à la liste des "repreneurs". En tout cas, difficile de faire une reprise vraiment mauvaise de ce véritable hymne, tant les paroles et la mélodie sont imparables. Avoir la chance de l’entendre en concert est une expérience qui mérite d’être vécue, tant le public est en transe dès les premières notes.
Je vais me faire descendre par les soi-disant et autoproclamés puristes, mais la reprise de 2004 de Mike Shinoda ne me parait pas si nulle que ça, même si elle est largement de deça de l’original et n’a pas sa pureté. C’est commercial, c’est tout ce qu’on veut, mais si ça peut permettre à des jeunes de découvrir l’univers de DM, après tout...

Pour ce qui est de "Personal Jesus"... C’était en fait le surnom donné à Elvis Presley par sa femme.
Aux U.S.A., à l’époque de la sortie du single, les affiches de promo indiquaient un n° à appeler pour "se confesser". Il s’agissait d’un clin d’oeil bien évidemment.. en réalité le n° diffusait un petit extrait du single. Les sons allient efficacité technoide et riffs bluesy. On ressentait déjà cet amour porté par le groupe au blues au travers de la video du "101", où l’on voyait Martin Gore déambuler avec sa Gretsch en bandoulière et improviser avec le groupe et son staff, notamment sur "Bridge over troubled water" de Simon & Garfunkel... Amour du blues confirmé dans leurs albums suivants, récemment par Alan Wilder dans le dernier album de Recoil, ou de Dave Gahan dans Paper Monsters.
A noter que le long break techno de "Personal Jesus" dans sa version album a été supprimé sur la version single, et c’est bien dommage. Il reste heureusement les respirations saccadées, idée géniale !
Le maxi de cette chanson était il y a encore pas si longtemps la meilleure vente de maxi aux USA de l’histoire de la Warner.
En 1993, "Personal Jesus" aura une proche cousine : "I feel you", tout aussi rock voire plus, mais peut-être moins réussie...

Comme tu l’indiques, c’est "Halo" qui était pressentie pour sortir en single, avant que "Policy of truth" ne lui soit préférée. La pochette du single était même déjà réalisée. On y voit Dave Gahan sur un stand de foire avec une banderole "The strongest man in the universe" derrière, et entouré de 2 jeunes femmes en tutu. On le voit, le second degré dans les visuels du groupe existait bien avant le clip de "It’s no good". Il me semble qu’il existe aussi un clip.
Je trouve personnellement que "Policy of Truth" est le titre le plus faible de l’album, et le plus "facile", même si la mélodie est efficace. D’ailleurs même en concert, j’ai le sentiment que ce titre fonctionne moins bien que "Halo".

"World in my eyes" est un hommage évident à Kraftwerk. Le titre sonne glacial au début, et peu à peu la glace se rompt, tout comme sur "The sweetest perfection" qui se clotûre par un final apocalyptique. "World in my esyes" a été effectivement reprise par The Cure en 1998. Cette version figure sur ce qui est le seul album officiel de reprises de DM à ce jour : "For The Masses" (qui inclut des reprises d’Hooverphonic, des Smashing Pumpkins ou de Rammstein entres autres). Et dire que durant les 80’s, Robert Smith crachait à tout va sur Depeche Mode ! (relativisons, le sieur Smith le crachait sur de trés nombreuses formations. Vu ce qu’il est devenu, il aurait mieux fait de s’en abstenir..bref).

Le titre "Waiting for the night" est une erreur, dans le sens le plus strict du terme. En effet, le titre devait être "Waiting for the night to fall". Des erreurs d’imprimerie en ont décidé autrement, et il était alors trop tard pour faire marche arrière. A vrai dire, le titre "amputé" sonne mieux !

A propos des clips : ceux de l’albums sont excellents, notamment celui de "Enjoy the silence", qui ne pouvait mieux incarner les paroles de la chanson. D’ailleurs, l’intro musicale de ce clip est différente de celle présente sur l’album (et à mes yeux, meilleure).
Il est à noter que pour les clips de tous les singles extraits de cet album, Anton Corbijn délaisse le N&B pour la couleur. C’est une première dans son travail avec Depeche Mode, débuté avec le clip de "A question of time" en 1986.

Tu fais mention de l’enregistrement d’une partie de l’album à Copenhague "loin de tout, où le groupe ne peut pas sortir en boîte toues les nuits". C’est en partie vrai, dans la mesure où ça n’est qu’une petite partie de l’album qui fut travaillée là-bas. Cette remarque vaudrait mieux pour l’album Music For The Masses, pour lequel DM travailla notamment au Danemark, dans un studio perdu au milieu des champs, et pour une part beaucoup plus importante de l’album.

Le nom de l’album fut choisi par le groupe par moquerie (ou clin d’oeil ?) des titres "violents" choisis par la plupart des groupes de hard pour nommer leurs albums.

L’album se classa 1er au Billboard aux USA, et également en Angleterre, ce qui était historique pour le groupe. Il fut bien sûr n°1 dans de nombreux autres pays : Allemagne, Italie...

La joueuse de tennis Steffi Graff avait même l’habitude d’apparaître dans les enceintes sportives avec un t-shirt de l’album !

Chose surprenante au regard du succés de cet album et de la tournée qui s’ensuivit : aucun DVD du World Violation Tour n’est paru jusqu’à présent, et pourtant de nombreux concerts furent filmés, en partie ou dans leur totalité.
J’ai une explication qui est purement personnelle : les extraits -video ou juste sonores- que j’ai vu ou entendu de cette tournée m’ont laissé sceptique. Visuellement, on est entre la sobriété (je parle des images lol) vue dans "101", et l’exubérance des videos ou diapos diffusées durant le Devotional Tour.
En outre le groupe a choisi des versions remixées de certains de ses singles pour ce World Violation Tour, et ce choix est peut-être une erreur. Je pense surtout au titre "Strangelove", qui est proche de la version parue en 1989 sur le Maxi issu de l’album "101".
Dave Gahan a d’ailleurs quasiment le même look que pendant la tournée de 1987-1988.
Pour résumer, la richesse de production de l’album transparait assez mal de tout cela. Alors, choix délibéré du groupe ? Problèmes de qualité sonore et/ou visuelle des enregistrements faits à l’époque ?(n’oublions pas que nous sommes en 1990-chose qu’on oublie trés vite en écoutant l’album-et qu’on est loin des possiblités techniques d’aujourd’hui...)

Je tenais à apporter ces précisions sur cet album... qui demeure 18 ans après sa sortie une oeuvre capitale dans la discographie du groupe, et dans le domaine de la musique en général. La crédibilité qu’il a apporté à ses géniteurs fut énorme et méritée. Electro-pop, rock, techno, musique planante...cet album est à la croisée de divers univers. A dire vrai, il en est un à lui tout seul.

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums]


    La passion et le fanatisme des fans de DM m’ont toujours intrigué.

    Puissent-ils un jour passer à quelque chose de plus sérieux... Duran Duran, par exemple.

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]


      Rassure-toi je prends ta remarque avec humour. D’ailleurs j’écoute aussi d’autres groupes peu sérieux tels que les Beatles, Queen, Front 242, ZZ Top, Fad Gadget... Si par le mot fanatisme tu entends le fait d’encenser systématiquement ce qu’un groupe publie ou a publié, alors je ne me sens d’ailleurs pas concerné. Le fait est qu’au sein de la discographie du groupe, l’album traité ici ne recèle quasiment que des classiques, contrairement à certains albums de leurs débuts.
      Après, libre à toi d’aimer ou pas. Mais si on peut éviter de systématiquement détruire tel ou tel artiste pour le plaisir, c’est toujours ça de pris. Cordialement,

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Depeche Mode : "Violator"

21 novembre 2008 [retour au début des forums]

C’est quand tu nous sort des phrases comme "le groupe ne remporte alors qu’un succès très relatif" que l’on voit que tu n’as pas vécu cette époque en direct. Putain, qu’est-ce qu’on en a bouffé du DM en radio et télé durant les 80’s ! Et dès leurs débuts :

"The single reached #8 on the UK Singles Chart and #26 on the US Hot Dance Music/Club Play chart, making it their highest-charting single at the time on both counts. It also became the band’s first (and biggest) hit in Australia, reaching #4." (source : http://en.wikipedia.org/wiki/Just_Can’t_Get_Enough)

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]


    A noter que le groupe n’eut jamais de single classé n°1 en grande-Bretagne. En revanche, tous ses albums furent classés dans le Top Ten. Avec le recul, c’est sans doute mieux ainsi.

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums]


    Succès très relatif peut-être plus dans le sens de la crédibilité (succès auprès des critiques) que des ventes, effectivement pas mauvaises en ce qui concerne ce single.

    Rappelons que Depeche Mode en 1981-82 donnait ses concerts dans des clubs comme le Disque Rouge (le Fuse), le Mirano à Bruxelles et les Bains Douches à Paris. Ils ne jouaient ni à Forest National, ni au Zénith, ni à Berçy... Cela relativise la portée du succès.

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008 [retour au début des forums]


      Effectivement, il a fallu attendre Personal Jesus pour que les critiques reconnaissent une certaine crédibilité à DM. Le public, lui, ne s’était pas gêné pour les adopter depuis une décennie, même s’il s’agissait d’un groupe du circuit synth-pop (soft-cell, yazoo, omd...) que les années 80, dans leur manichéisme, interdisaient de frayer avec les "vrais" musiciens qui jouaient sur de "vrais" instruments dans de "vraies" salles de concerts.

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        Depeche Mode : "Violator"

        21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums]


        J’ai parfois l’impression que certains groupes ne sont seulement soutenus que par des fans "professionnels", ils savent tout ou semblent tout savoir, vous étalent leur savoir avec générosité dès que l’occasion s’en fait sentir.
        Ce n’est pas mal en soi, mais moi qui ne suit qu’un simple auditeur de DM et qui apprécie leur musique pour ce qu’elle me fait ressentir et rien d’autre, c’est un peu flippant.
        Le petit jeune qui souhaite découvrir DM doit effectivement écouter Violator, et qu’il ne soit pas effrayé si il ne connait pas le nom du chien d’Alan Wilder, les 52 versions d’Enjoy the silence, ou le matos utilisé sur Music for the masses, qu’il écoute, tout simplement...

        Un fan inculte, et qui le vit bien.

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          Depeche Mode : "Violator"

          21 novembre 2008 [retour au début des forums]


          Je suis tout aussi inculte que toi et, personnellement, je m’en fiche un peu de DM. Seulement, quand je vois une erreur ou une imprécision sur un site qui accueille (paraît-il) 3000 visiteurs par jours, je me permets de la corriger ou de la nuancer. Parce que je trouverais dommage que l’Histoire de l’Art ne retienne que ces clichés faciles dont les journalistes (pro ou amateurs) abusent pour étayer leurs démonstrations.

          Dans le même ordre d’idée, je trouve la phrase "dans l’histoire de la musique, il y a eu un avant et un après violator" assez limite aussi, mais je retiens comme circonstance atténuante la dévotion de l’auteur envers le groupe.

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          Depeche Mode : "Violator"

          21 novembre 2008 [retour au début des forums]


          Parce que si on suit ton raisonnement, Vehau, où est l’intérêt de chroniquer des disques alors ? Il suffirait de dire aux petits jeunes : "achetez Violator, c’est super, mais pas Carla Bruni, c’est une putain de merde. Pour le reste, écoutez tout simplement..."

          Pas sûr que pop rock attirerait encore 3000 visiteurs/jours. Pas sûr non plus que tu serais encore là pour étaler dans les comms ton ouverture d’esprit légendaire. Espèce d’humaniste, va ;-)

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            Depeche Mode : "Violator"

            21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums]


            Non, c’est positif, j’apprends des trucs, mais certains commentaires sont tellement fournis en infos que je suis autant impressionné qu’effrayé.

            En fait j’imagine une discussion dans un bar avec un de ces zigs, moi commençant par dire que j’aime bien Violator, et le confrère qui démarre un discours de trois heures incroyablement complet.

            Ce qui fait que je me sens un peu con (enfin un peu plus que d’habitude quoi...), et je reprends une pinte poiur oublier mon inculture crasse.

            Ce que je me demande parfois, c’est si on est en face d’un fan qui aime à faire partager sa passion ou d’un pouet pouet j’me la pète qui passe sa vie à gonfler son entourage avec ce qu’¡l a appris sur Wikipédia.

            Le premier est passionné et c’est tout à son honneur.
            Le second cas est un gros beauf.

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              Depeche Mode : "Violator"

              21 novembre 2008 [retour au début des forums]


              Dans le cas du dénommé Benoît, je pencherais pour la réponse A. Dans mon cas, tu as juste affaire à un travailleur ordinaire qui n’a pas trop de boulot aujourd’hui et qui tue le temps comme il peut...

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              Depeche Mode : "Violator"

              21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]


              Si c’est de moi dont tu parles, je dois avouer ne jamais avoir pris "la peine" de regarder ce que Wikipedia indiquait au sujet de Depeche Mode. En revanche, cela fait 18 ou 19 années que j’écoute ce groupe. Je parle de ce que j’aime sans avoir la prétention de tout connaître. Comme nous sommes ici sur un site de musique, cela ne me paraît pas déplacé. C’est en tout cas plus constructif que de faire des copier/coller de Wikipedia... Je ne connais pas bien le label Island. Pour ce qui est de ZTT, il a produit FGTH, Propaganda, Seal et Tatu. Je suppose que ce label devait bien être distribué par une grosse compagnie. Pour ce qui est de DM, leurs disques paraissent chez MUTE, mais ils ont été distribués par Virgin, BMG, Labels, EMI...
              Une remarque concernant le rapprochement entre DM et FGTH... quoiqu’on en dise, les deux formations en 1984 jouaient effectivement un peu dans la même cour. "Master and servant", c’est ni plus ni moins que de la High Energy, tout comme "Relax" ou..."High Energy" d’Evelyn Thomas sorti lui aussi en 1984. Ce titre, si vous avez l’occasion de l’entendre, est un pompage de la rythmique de "Relax", avec d’autres paroles et une voix féminine. Quant à DM, Alan Wilder a avoué un jour qu’ils avait samplé un son de FGTH sur un de leurs disques... Dur de s’y retrouver... mais il est indéniable que l’album "Welcome to the pleasuredome" est une merveille et à beaucoup moins vieilli que "Some Great Reward".

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                Depeche Mode : "Violator"

                21 novembre 2008, par Vehau [retour au début des forums]


                Je ne parlais pas pour toi, cher Benoìt, je suis on ne peut plus content d’apprendre des trucs sur DM, par l’article de Delvaux, et par des commentaires instructifs.

                Je crois que.... je suis admiratif !!

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                  Depeche Mode : "Violator"

                  22 novembre 2008, par HE [retour au début des forums]


                  Admiratif je le suis aussi, et d’une manière globale sur la bonne tenue des échanges généreux qu’on peut lire ici (et qui renvoient aux calendes le niveau atteint par certaines brèves de comptoir). Non, donc, on ne pourra jamais avoir tout dit sur la musique. DM c’est de la musique et je me souviens de sales cons pour lesquels l’idée de la chose était insupportable : « Où sont les instruments », glapissaient-ils au lieu de mourir in silence...

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        Depeche Mode : "Violator"

        21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums]


        "même s’il s’agissait d’un groupe du circuit synth-pop (soft-cell, yazoo, omd...)"

        Pour votre gouverne, Soft Cell était plusieurs crans au dessus de Depeche Mode, Yazoo et OMD.

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          Depeche Mode : "Violator"

          21 novembre 2008 [retour au début des forums]


          C’est ton droit le plus strict de préférer le Soft Cell de l’époque au DM de la même époque.
          Mais on ne parlait pas de qualité musicale, mais de style ou de courant musical.
          Après, les goûts et les couleurs...

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Benoît  [retour au début des forums]


      Je pense aussi que l’auteur de l’article parlait de crédibilité.
      Disons que le succés existait mais essentiellement auprès d’un public trés jeune et fortement...féminin. D’ailleurs lorsque le premier album du groupe fut publié, ses membres n’avaient que 18-19 ans. De toutes façons en 1981-82, aucune formation électrop-pop ne jouait dans de trés vastes enceintes.
      Cependant pour Depeche Mode l’évoluation fut rapide : en 3 petites années, le groupe est passé des Bains Douches à Bercy en 1984.

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    Depeche Mode : "Violator"

    21 novembre 2008, par SC [retour au début des forums]


    Remarque de même ordre : tu n’as pas vécu ces années et ça te fait dire quelques conneries. Exemple : Depeche Mode n’a jamais été opposé à Frankie Goes To Hollywood (qui était déjà sur ZTT, label tout aussi indé que Mute). En fait, Depeche Mode était même vu comme plutôt proche : image sadomaso gay, chansons pop pour la radio qui deviennent des maxis à rallonge en clubs, producteur vu comme membre à part entière du truc, etc...

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Dr. Taylor [retour au début des forums]


      Welcome to the Pleasuredome was the debut album by Frankie Goes to Hollywood, first released in the UK in October 1984 by ZTT/Island Records. (source : Wikipedia).

      Island Records est bien un major label, triple menton.

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        Depeche Mode : "Violator"

        21 novembre 2008, par SC [retour au début des forums]


        Wikipédia bien qui wikipédia le dernier, Docteur je sais rien :

        ZTT Records is a record label founded in 1983 by NME journalist Paul Morley, record producer Trevor Horn, producer/engineer Gary Langan and businesswoman Jill Sinclair. The label’s name was also printed as "Zang Tumb Tuum" and "Zang Tuum Tumb" on various releases.

        Island Records was a record label that was founded by British record producers in Jamaica. It was based in England for many years, but is now owned by Universal Music Group and is operated in the United States through The Island Def Jam Music Group and in the UK through Island Records Group (or simply Island Records or Universal Island).

        Racheté en 1989 par PolyGram. Avant cela :

        Island’s overseas licensing arrangements were often such that Island was marketed as the primary label, with Island Records credited on sleeve spines, and Island’s label designs appearing prominently on the discs themselves, even when a different company was responsible for the records’ manufacture, distribution and marketing. Sometimes the fine print on these releases would mention the other company, sometimes not. For example, Island-branded records were released by companies such as Bell Records (U.S., 1967-68), A&M Records (U.S., 1969-1970s) Asylum Records (U.S., 1970), Capitol Records (U.S., early 1970s), Warner Bros. Records (U.S., 1975-1982), WEA Records (Canada, et al.), Atlantic Records (U.S., 1982-1989), Phonogram Records (Germany, ?-1971), Ariola Records (Germany, 1971-1992 ; Netherlands, late 1970s-1989), Dacapo (Portugal), and others.
        Although this strategy of the Island brand dominating releases helped prevent the brand from becoming marginalized, Island struggled as a business in the late 1970s and early 1980s. Bob Marley had died, Irish rock band U2, which had signed to Island in March 1980, were growing in popularity, but had not reached the international superstar status that was to come, and a joint arrangement with Trevor Horn’s fledgling ZTT label had diminishing returns.

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      Depeche Mode : "Violator"

      21 novembre 2008, par Gay Luron [retour au début des forums]


      Je suis le raisonnement pour Frankie Goes. Ce n’était pas un groupe de major mais il était marketé tout comme...

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