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The Cult : "Electric" Du Hard, du Rock et du Cult vendredi 15 mai 2009, par |
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Le revival rock’n’roll a touché à plus ou moins forte échelle toutes les époques, même les années 80 ! Si dernièrement, l’on peut retrouver des groupes comme Chrome Division, The Answer, Eagles Of Death Metal et autres Nashville Pussy qui ont réouvert la boutique avec un certain succès, on virait en 1987 nettement FM, le hard était un truc de demeurés et de beaufs. Justement le moment choisi par Ian Astbury pour ressortir la boite à riffs.
Electric n’avait vraiment rien pour plaire, coincé qu’il était entre Love, parfait artistiquement et Sonic temple qui a cassé la baraque au niveau des ventes, il fallait avoir des pelotes en acier et une maison de disques dans le coma pour oser pareil suicide commercial. Ce serait sans compter sur The Cult, qui n’ayant jamais eu l’intention de faire ce que l’on attendait d’eux s’est pris d’une fièvre pour le wokanwoll en cette année 1987. En résulte encore aujourd’hui l’un des albums de hard les plus excitants qui soient. The Cult ne réinvente pas le hard rock, il l’immortalise, le fait sien, reprend tous les poncifs, toutes les fondations du genre, balance du riff, du refrain, de la speederie en dernière minute, se la joue boogie, de l’hommage à qui mieux mieux. Electric n’avait rien de cohérent avec l’époque de sa sortie. Alors que tous se mettaient à virer FM pour la bonne cause, se lançant dans l’écriture de minables ballades calibrées au millimètre pour contenter la minette en collants fluo (les mêmes collants que Vince Neil), Astbury voulait son petit disque de hard pur et dur, sans concessions, furieux et simpliste, basique comme tout bon album de la catégorie se doit d’être. Entre le sympathique hommage aux Rolling Stones via le riff de Love removal machine, ou la reprise certes un brin facile de Steppenwolf avec Born to be wild, tout n’est que plaquages assassins et partitions redoutables. Détail qui a son importance, le successeur de Love devait s’appeler Peace mais le groupe globalement pas emballé par le son, décida d’aller tout refaire à New York, appuyé en cela par Rick Rubin. Autre impasse que peut laisser entrevoir Electric, les peu réceptifs à la voix monocorde d’Astbury en seront pour leurs frais. Le chanteur n’est ni Bon Scott, ni Mick Jagger ou Robert Plant, son timbre si particulier n’est parfois que l’unique manière de reconnaitre The Cult derrière la guitare de Billy Duffy. Pas l’album ultime donc et encore moins de quoi "enfoncer toute la discographie d’AC/DC" comme j’ai pu lire pareille ânerie sur un site que je fréquente de temps à autres. Néanmoins, il avait en 1987 de quoi réveiller avant la chute irrémédiable dans la guimauve de tout ou grosse partie du rock. Il faudra au moins Gun’s N’Roses avec Appetite for destruction la même année pour faire un peu de ménage dans la cage aux folles... |
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