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Talk Talk : "The colour of spring" Hara-Kiri ! vendredi 23 janvier 2004, par |
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Talk Talk, qui réunit autour de Mark Hollis (chanteur), Tim Friese-Green (pianiste), Paul Webb (bassiste) et Lee Harris (batteur) est un groupe anglais incomparable. Pourquoi ? Parce qu’il est un des rares qui a commencé par faire de la pop commerciale pour peu à peu glisser vers ce qui lui plaisait vraiment, à savoir une musique plus intimiste, trouvant sa source dans le jazz et dans la musique classique contemporaine contemplative. Colour of Spring fait le lien entre les deux extrêmes.
C’est la maison de disque Island qui est véritablement à la source du groupe. En effet, puisque c’est le frère de Mark, Ed Hollis, alors impressario de Eddie & The Hot Rods qui amènera les maquettes de son frère à Island Music. Emballé par les maquettes, la maison de disque de Bob Marley et U2 choisit les musiciens qui feront désormais partie du groupe entourant Mark, l’entente entre ceux-ci étant plus qu’au rendez-vous. C’est cependant chez Emi qu’ils signeront leur premier contrat, et suivront Duran Duran en tournée. C’est le producteur de ces derniers, Colin Thurston, qui explique le son très pop qu’ils développent alors pour les deux premiers albums, The Party’s over en 1982 et It’s My Life en 1984. C’est dégoûté par la réussite et le monde du show-bizz que sort The Colour of Spring en 1986. On dit de cet album qu’il marque le sabotage, ou hara-kiri, que s’inflige Talk Talk en tant que groupe pop à succès. Life’s what you make it, outre que ses paroles montrent une ambition artistique bien au-dessus de la moyenne, est un des plus grands simples jamais écrits au niveau de la trame répétitive, avec Fool’s Gold des Stone Roses. La collaboration de Steve Winwood ou de Danny Thompson montre le goût du jazz et du folk, et c’est dans le recours à l’harmonica comme sur Living in another world ou aux cuivres que cela se fait sentir. Une touche extrêmement jazzy, et flirtant déjà avec les mélodies lancinantes de la musique classique contemporaine, qui annoncent le futur Spirit of Eden en 1988, est plus que perceptibles sur les très calmes April 5th ou Chameleon day. Mark Hollis y fait étalage de sa très fine extension vocale. La production y est somptueuse pour qui aime entendre plusieurs instruments (contrebasse, percussions, orgue) et leurs subtilités. Happiness is easy (remarquez encore une fois l’ironie des paroles, la chanson se moque pernicieusement de la religion) démarre sur une batterie ronde, limpide, pour aboutir à un déferlement orchestral des plus somptueux. Et ce n’est pas un hasard si Time it’s time, qui clôture l’album, est de la même trempe. Tous deux comportent des choeurs d’enfants d’une rare intensité. C’est vrai qu’il y a déjà du Requiem de Fauré dans l’air. Enfin, des titres très hypnotiques comme I don’t believe in you et Give it up marquent un virage pour Talk Talk dans des titres qui ne sont ni lents ni rapides, et qui semblent faits sur mesure pour les buveurs de bière solitaires et autres amateurs de plaisirs simples… Des sons plaintifs s’en dégagent, à côté de sons plus jouisseurs, voire jouissifs : la vie quoi. Ce disque est extrêmement attachant, et tellement atypique dans le monde du rock. La tournée de Colour of Spring sera la dernière du groupe. J’ai eu la chance de les voir alors, au Zenith à Paris, et je regrette de ne pas en avoir profité assez. Trop jeune sans doute. En effet, à cette époque, Mark Hollis débarquait tel un hippie à la Barfly, regardait ses chaussures sans arrêt tel un shoegazer anachronique (quoique, puisqu’on pouvait voir dans certains de ces titres un avant goût de groupes comme Mojave 3…). Les gros succès étaient joués sans enthousiasme mais avec une grande précision instrumentale, et on sentait que quelque chose était fini : le monde du rock d’une certaine manière. Spirit of Eden donc en 1988, puis Laughing Stock en 1991 seront les deux derniers albums d’un groupe brouillé avec sa maison de disque (qui attendait des tubes, et non pas des morceaux de 30 minutes !). La maison de disque se rattrapera (financièrement s’entend), contre le gré du groupe, en sortant une version abrégée de I don’t believe in you, et ensuite en sortant des best of. Mark Hollis plongera quand à lui dans un isolement, autant social que physique, cherchant dans ses murmures, dans le souffle et dans les bruissements des instruments matière à composer. Son disque en solo, Mark Hollis, en 1998, est somptueux mais également très difficile d’accès car, comme le classique, il procède et demande une concentration sans pareil si ce n’est chez Debussy, Messiaen, Ravel, Ornette Coleman, qui sont, comme par hasard, ses références. Et qui ne sont pas, loin s’en faut, ce qu’il y a de plus abordable dans le classique et le jazz. |
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Il y a 15 contribution(s) au forum. Talk Talk : "The colour of spring"
(1/7) 13 octobre 2012, par mini Talk Talk : "The colour of spring"
(2/7) 31 mai 2006, par Eric Talk Talk : "The colour of spring"
(3/7) 25 mai 2006, par Guy Chadwick > Talk Talk : "The colour of spring"
(4/7) 28 mai 2004, par Uncle Luke > Talk Talk : "The colour of spring"
(5/7) 28 avril 2004 > Talk Talk : "The colour of spring"
(6/7) 14 mars 2004, par Jé > Talk Talk : "The colour of spring"
(7/7) 24 février 2004 |
> Talk Talk : "The colour of spring" 7 septembre 2005 [retour au début des forums] cette remarque est completement idiote > Talk Talk : "The colour of spring" 12 décembre 2005, par Ayakano [retour au début des forums] :-D c’est bête la névrose hein !? > Talk Talk : "The colour of spring" 26 janvier 2006, par ludo [retour au début des forums] Juste un mot pour dire que t’es trop con si la musique se résume à des histoires de shoppings, j’imagine le reste de ta vie tu tires, tu tires mais pas de shopping ouaooooooh ! trop de la balle ! sinon tu connais l’oeuvre de hollis alors si tu n’as rien à dire tu fermes ta gueule ..... parce que ce mec a juste écris un pont musical qui t’emmène s vers la spiritualité, c’est autre chose ! Et ça je doute que tu connaisses ...... > Talk Talk : "The colour of spring" 1er mai 2012, par llkUzQMCMcgaYepM [retour au début des forums] If your articles are alwyas this helpful, "I’ll be back."
> Talk Talk : "The colour of spring" 10 juin 2004, par olivier [retour au début des forums] ça m’a amusé de tomber sur ce forum. Je suis fan depuis le tout début ou presque ( à partir du deuxième album ). C’était du temps du vinyl, j’avais acheté vers mes 13 ou 14 ans l’album à cause de Such a shame. J’entrais ainsi dans un univers musical différent, un mélange de genres à moins qu’il ne s’agissait d’une identité propre. Bref, que dire de la voix de Mark Hollis, si d’espéré, si étonnante, flexible comme un roseau, léger comme un souffle parfois, je ne parle pas des basses superbes et des instruments qui prenaient leur place dans cet éblouissement... Superbe The colour of spring, Spirit of Eden, étrange laughing stock, difficile d’écoute mais avec des instants d’éclats de cristal. J’ai l’album de Mark Hollis, parait qu’il y en aurait d’autres ? impossible de trouver quoi que ce soit sur O’rang... Bref si vous avez des infos, je suis preneur.
> Talk Talk : "The colour of spring" 7 novembre 2007, par gwen22 [retour au début des forums] lol moi g 22 ans je deteste les musik des annees 80 d habitude mé la !!! such a shame et it’s my life c autre chose je les ecoute en boucle ces musik son vraimen superbes et c un vrai coup de coeur !!!! :
> Talk Talk : "The colour of spring" 29 mars 2008, par bungbill-six [retour au début des forums] Prière de ne pas comparer Martin Gore, auteur d’une musique atroce et écoeurante (ça fait partie de ce qu’il y a de pire dans les années 80) à Mark Hollis. Merci. > Talk Talk : "The colour of spring" 18 juin 2009, par Benoît [retour au début des forums] Pour info, Martin L. Gore s’est vu remettre il y a quelques années un Ivor Novello Awards pour l’ensemble de sa carrière. Cette récompense honore les paroliers et compositeurs et est remise depuis 1955 par l’Académie Britanique des Auteurs et Compositeurs. Ses compositions ont été reprises par de nombreux groupes (Rammstein, les Smashing Pumpkins, Marylin Manson...)
Comme musique faisant partie de ce qu’il y a de pire dans les années 80, on a vu... pire ! On peut adorer un artiste sans pour autant dire tout et n’importe quoi sur les autres.
Quant au commentaire disant que Martin Gore a sans doute écouté du Talk Talk... d’une part, Depeche Mode et son compositeur n’ont jamais tenté de dissimuler ses influences...D’autre part, Talk Talk a souvent été cité comme l’un si ce n’est LE groupe favori de Dave Gahan durant les années 80. Parlez de ce que vous connaissez... ;-)
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