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Soft Cell : "Non-stop erotic cabaret"
Big city nights

mercredi 17 septembre 2008, par Jérôme Delvaux

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Plus scandaleux que Visage, plus dépravé que Bronski Beat, moins neuneu qu’Erasure, moins kitsch que Culture Club, Soft Cell fut, à n’en point douter, le groupe gay le plus sulfureux des années 80. Et leur premier album, Non-stop erotic cabaret, l’une des plus grandes références de la pop de cette période.

J’avoue pourtant très humblement que j’ai attendu bien longtemps avant de m’intéresser dans le détail à leur discographie. Quand j’ai commencé à découvrir la new wave et l’electro-pop, vers 16-17 ans, j’ai d’abord préféré jeter mon dévolu sur Depeche Mode. J’ai ensuite écouté l’intégrale de toute une série de groupes comme New Order, Fad Gadget, Anne Clark et bien sûr Kraftwerk, en remettant toujours à plus tard l’étude du cas Soft Cell. C’était peut-être bien la faute de leur reprise de Tainted love de Gloria Jones, qu’on a beaucoup trop entendue à la radio et sur les pistes de danse (et qui reste d’ailleurs, aujourd’hui encore, l’un des dix singles les plus vendus de l’histoire de la pop). Avec le recul, je me dis que c’est regrettable car leur œuvre compte parmi les plus intéressantes du genre. Si vous n’êtes pas convaincu, il est grand temps de vous procurer un exemplaire de Non-stop erotic cabaret, leur premier album paru en 1981. Pour leurs débuts, les deux Anglais sortaient tout simplement un disque extrême et novateur ; une sorte de disco dégénérée de l’ère du post-punk, plusieurs crans au-dessus du premier Depeche Mode, Speak & Spell (dont ils partageaient le producteur, Daniel Miller).

Très marqués par leur récente découverte de l’ecstasy dans les boîtes gay de New York, Marc Almond, éponge de back-rooms aux prétentions de crooner, et son acolyte Dave Ball ont composé une ode à la vie nocturne sauvage et décadente qui était la leur à cette époque. Un titre comme Sex dwarf, d’une noirceur et d’une perversité difficilement descriptibles, suffit à lui seul à planter le décor de l’univers outrageant de Soft Cell (définitivement très très loin de se limiter à Tainted love). Ajoutez-y l’hypnothique Memorabilia, la toute première chanson consacrée à l’ecstasy - qui a en commun avec Sex dwarf d’avoir été reprise par Nine Inch Nails -, et vous avez une idée de tout ce qui intéresse les deux gugusses : le sexe et la défonce non-stop. Marc Almond parvient toutefois à en parler avec une certaine finesse, sans jamais sombrer dans le vulgaire, ce dont on lui sait gré.



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Jérôme Delvaux





Il y a 4 contribution(s) au forum.

Soft Cell : "Non-stop erotic cabaret"
(1/4) 2 septembre 2009, par Moi
lo siento si using cg20s
(2/4) 19 avril 2009, par Peksraluale
Soft Cell : "Non-stop erotic cabaret"
(3/4) 23 septembre 2008, par nericj
G.H.B.
(4/4) 17 septembre 2008




Soft Cell : "Non-stop erotic cabaret"

2 septembre 2009, par Moi  [retour au début des forums]

Cet album est vraiment l’antithèse de Duran Duran et Depeche Mode

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lo siento si using cg20s

19 avril 2009, par Peksraluale [retour au début des forums]

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Soft Cell : "Non-stop erotic cabaret"

23 septembre 2008, par nericj [retour au début des forums]

Excellent album qu’il ne faut surtout pas (et effectivement) limiter au tube. Une ambiance club glauque sans temps morts ! !

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G.H.B.

17 septembre 2008 [retour au début des forums]

À l’époque de sa sortie, c’est vrai que l’on a un peu vite mis ce disque (et Soft Cell) dans le même panier que Depeche Mode et compagnie (sans doute l’étiquette "duo synthétique" qui voulait ça !).
Pourtant, sans même parler des textes, la musique de Dave Ball et la voix de Marc Almond à elles seules dépeignent déjà tout un univers gris, glauque et malsain ou l’ennuie et la solitude côtoient le stupre et la luxure.
Même dans des morceaux entraînants tels ’Entertain Me’ et ’Chips On My Shoulder’, on ressent un sentiment bizarre ou pointe une ambiance fataliste et désolée (comme des lendemains de fêtes désenchantés).
Almond y est pour beaucoup car il a un chant très particulier (et très réussi !), qui évoque aussi bien la nostalgie et le regret que la passion et le vice. enfin, moi je l’ai toujours ressenti comme ça !
Après ce superbe album qu’est "Non-Stop Erotic Cabaret", j’avais été déçu par la sortie de "Non-Stop Ecstatic Dancing", leur album de remixes, et je n’avais pas pousser plus loin la curiosité dans la suite de leurs oeuvres. j’ai depuis, rattrapé mes lacunes fort heureusement, car il y a nombre de trésors dans leurs albums suivants : "The Art Of Falling Apart", This Last Night In Sodom" et le plus récent "Cruelty Without Beauty".

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