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Serge Gainsbourg : "Love on the beat" La philosophie dans le boudoir jeudi 7 octobre 2010, par |
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Il n’y a pas un seul coin sur la terre ou ce prétendu crime de sodomie n’ait eu des temples et des sectateurs. Les Grecs, qui en faisaient pour ainsi dire une vertu, lui érigèrent une statue sous le nom de Vénus callipyge ; Rome envoya chercher des lois à Athènes, et elle en rapporta ce goût divin.
Eugénie, très animée : Oh ! mes amis, que l’on m’encule ! Tenez, voilà mes fesses… je vous les offre ! Foutez-moi, je décharge ! (Elle tombe, en prononçant ces mots, dans les bras de Mme de Saint-Ange, qui la serre, l’embrasse et offre les reins élevés de cette jeune fille à Dolmancé.) Mme de Saint-Ange : Divin instituteur, résisterez-vous à cette proposition ? Ce sublime derrière ne vous tentera-t-il pas ? Voyez comme il bâille, et comment il s’entrouve ! Dolmancé : Je vous demande pardon, belle Eugénie ; ce ne sera pas moi, si vous le voulez bien, qui me chargerai d’éteindre les feux que j’allume. Chère enfant, vous avez à mes yeux le grand tort d’être femme. J’ai bien voulu oublier toute prévention pour cueillir vos prémices ; trouvez bon que j’en reste là ; le chevalier va se charger de sa besogne. Sa sœur, armée de ce godemiché, portera au cul de son frère des coups les plus redoutables, tout en présentant son beau derrière à Augustin, qui l’enculera et que je foutrai pendant ce temps-là ; car, je ne vous le cache pas, le cul de ce beau garçon me tente depuis une heure, et je veux absolument lui rendre ce qu’il m’a fait. Eugénie : J’adopte le change ; mais, en vérité, Dolmancé, la franchise de votre aveu n’en soustrait pas l’impolitesse. Dolmancé : Mille pardons, mademoiselle ; mais, nous autres bougres, nous ne nous piquons pas que de franchise et d’exactitude dans nos principes. Mme de Saint-Ange : La réputation de franchise n’est pourtant pas celle que l’on donne à ceux qui, comme vous, sont accoutumés à ne prendre les gens que par derrière. Dolmancé : Un peu traître, oui, un peux faux ; vous croyez ? Eh bien, madame, je vous ai démontré que ce caractère était indispensable dans la société. Condamnés à vivre avec des gens qui ont le plus grand intérêt à se cacher à nos yeux, à nous déguiser les vices qu’ils ont, pour ne nous offrir que les vertus qu’ils n’encensèrent jamais, il y aurait à nous le plus grand danger à ne leur montrer que la franchise ; car alors il est clair que nous leur donnerions sur nous tous les avantages qu’ils nous refusent, et la duperie serait manifeste. La dissimulation et l’hypocrisie sont des besoins que la société nous a faits : cédons-y. Permettez-moi de m’offrir à vous un instant pour exemple, madame : il n’est assurément dans le monde aucun être plus corrompu ; hé bien, mes contemporains s’y trompent ; demandez-leur ce qu’ils pensent de moi, tous vous diront que je suis honnête homme, tandis qu’il n’est pas un seul crime dont je n’aie fait mes plus chères délices ! Mme de Saint-Ange : Oh ! vous ne me persuaderez pas que vous en ayez commis d’atroces. Dolmancé : D’atroces… en vérité, madame, j’ai fait des horreurs. Mme de Saint-Ange : Eh bien, oui, vous êtes comme celui qui disait à son confesseur : « Le détail est inutile, monsieur ; excepté le meurtre et le vol, vous pouvez être sûr que j’ai tout fait ! » Dolmancé : Oui, madame, je dirai la même chose, mais à l’exception près. Mme de Saint-Ange : Quoi ! libertin, vous vous êtes permis… ? Dolmancé : Tout, madame, tout ; se refuse-t-on quelque chose avec mon tempérament et mes principes ? Mme de Saint-Ange : Ah ! foutons ! foutons !... Je ne puis plus tenir à ces propos ; nous y reviendrons, Dolmancé ; mais, pour ajouter plus de foi à vos aveux, je ne veux les entendre qu’à tête fraîche. Quand vous bandez, vous aimez dire des horreurs, et peut-être nous donneriez-vous ici pour des vérités les libertins prestiges de votre imagination enflammée. Dolmancé : Attends, chevalier, attends : c’est moi-même qui vais l’introduire ; mais il faut préalablement qu’elle me permette de la fouetter pour la mettre en train. (Il la fouette.) Eugénie : Je vous réponds que cette cérémonie était inutile… Dites, Dolmancé, qu’elle satisfait votre luxure ; mais, en y procédant, n’ayez pas l’air, je vous prie, de ne rien faire pour moi. Dolmancé, toujours fouettant : Ah ! tout à l’heure, vous m’en direz des nouvelles ! Vous ne connaissez pas l’empire de ce préliminaire… Allons, allons, petite coquine, vous serez fustigée ! Eugénie : Oh ! ciel ! comme il y va !... Mes fesses sont en feu !... Mais vous me faites mal, en vérité ! Mme de Saint-Ange : Je vais te venger, ma mie ; je vais le lui rendre. (Elle fouette Dolmancé.) Dolmancé : Oh ! de tout mon cœur, je ne demande qu’une grâce à Eugénie, c’est de trouver bon que je la fouette aussi fort que je désire l’être moi-même ; vous voyez comme me voilà dans la loi de la nature ; mais, attendez, arrangeons cela : qu’Eugénie monte sur vos reins, madame ; elle s’accrochera à votre col, comme ces mères qui portent leurs enfants sur leur dos ; là, j’aurai deux culs sous ma main ; je les étrillerai ensemble ; le chevalier et Augustin me les rendront en frappant à la fois tous deux sur mes fesses… Oui, c’est ainsi… Ah ! nous y voilà !... Quelles délices ! Mme de Saint-Ange : N’épargnez pas cette petite coquine, je vous en conjure, et comme je ne vous demande pas de grâce, je ne veux pas que vous lui en fassiez aucune. Sade, La philosophie dans le boudoir, 1795. |
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Il y a 10 contribution(s) au forum. Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(1/6) 19 octobre 2012, par globob Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(2/6) 12 octobre 2010, par Phil Dantachambre Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(3/6) 8 octobre 2010 Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(4/6) 7 octobre 2010, par Glose Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(5/6) 7 octobre 2010, par ultra101 Serge Gainsbourg : "Love on the beat"
(6/6) 7 octobre 2010 |
Serge Gainsbourg : "Love on the beat" 25 octobre 2012, par nisha [retour au début des forums] mba essay editing
Serge Gainsbourg : "Love on the beat" 7 octobre 2010 [retour au début des forums] J’y crois pas trop, à cette fable de l’étudiant français qui serait auteur de cette blague. ce qui est sûr, c’est que ce n’est pas JD. Serge Gainsbourg : "Love on the beat" 7 octobre 2010, par Coosemando Mix [retour au début des forums] Ce n’est pas français, mais québécois. JD a adapté la structure du texte, modifié quelques détails (dont le prénom de la fille) et ajouté l’un ou l’autre paragraphe... Le but serait de démontrer que le rock n’est qu’une succession de plagiat et que le punk n’a été qu’une escroquerie. (D’après un pote qui lui a écrit un mail, c’est ce qu’il aurait rétorqué...).
Serge Gainsbourg : "Love on the beat" 9 octobre 2010 [retour au début des forums] Absolument d’accord, comparons les deux périodes, Sergio y était toujours obsédé par le sexe, mais la forme variait un chouia. D’un côté, on trouve :
De l’autre, on doit se farcir : "Tequila Aquavit, un glass securit,
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