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Section 25 : "The key of dreams" Another Factory mercredi 8 septembre 2010, par |
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« La clef des songes », ce n’est pas un titre choisi au hasard, tant cet album s’inscrit dans une écriture expérimentale et débridée qui donne à cette cold-wave naissante un avant-goût de rock moderne.
Produit en 1982 et sur le label Factory, ce second LP du trio de Manchester est digne d’une ambition folle : celle de choisir neuf morceaux sur cinq heures de bande ! Enregistrées dans leur studio SSRU lors de sessions improvisées, les compositions s’aventurent dans une démarche risquée à la Crispy Ambulance (où chacun de leur concert était l’occasion de présenter un nouveau morceau, ainsi qu’une improvisation dans leurs meilleurs jours). A bas donc les artifices du catalogue new wave, adieu l’effet chorus, flanger ou autre reverb de renom, bonjour l’atmosphère brute d’un local urbain ! Dès lors, le Son Section 25 s’imposait... Cela commence brusquement avec Always now, titre qui reprend l’intitulé du premier et précédent album. Un clin d’œil pour qui attendrait - à tort bien sûr - une répétition du même. D’une durée d’à peine moins de deux minutes, c’est un morceau à la rythmique implacable, aux arrangements quasi post-rock, mais sans aucune pose rockabily poussive... Aucune ride ! Regions ne sonne résolument pas 1982, et encore moins new wave. Il faut dire que la mélodie et les instruments utilisés (piano solo et saxo dépressif) se rapprochent du Jazz expérimental. On enchaîne avec deux titres étonnants pour ce groupe. Deux espèces de « ballades » déprimées et axées sur les percussions froides, le chant triste et le collage sonore. Ainsi There was a time s’articule expressément sur le dérapage de synchronisation des bandes, contribuant ainsi à l’émotion, à la fragilité. Quant au chant d’Once before, il joue sur l’émotion à nu, faisant de The key of dreams un album résolument ouvert ! Wretch renoue avec le son et la courte durée du titre d’ouverture, voulu comme un entracte avant l’immense morceau final au doux nom de Sutra. Quinze minutes comme ça, permettez-moi de m’y arrêter un instant, merci. Avec le peu de culture musicale que j’ai acquis au fil des années dans le domaine de la nouvelle vague underground des années 80 (sic), je n’arrive pas à trouver d’équivalent, ni même à soumettre une citation. Il y a pourtant bien du psychédélisme dans ce tempo lent qui tourne à l’obsession hypnotique, or la touche musicale dans son ensemble s’affranchit d’un The Passage. Et s’il y a bien de l’électronique via la boîte à rythmes minimale et le synthé analogique bourdonnant, cette complainte approximative à la guitare électrique évacue le poids d’un D.A.F.. Bref, du grand art ! Factory Records, ne se résume donc pas à Joy Division et New Order, loin de là ! Au regard du catalogue FAC, ces deux groupes vitrine ne sont que le sommet visible de l’iceberg. Sa base baigne de fait dans des courants plus humides, retranchés et profonds, qu’il vous faudra bien découvrir une fois pour toutes. |
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Il y a 5 contribution(s) au forum. Section 25 : "The key of dreams"
(1/1) 8 septembre 2010 |
Section 25 : "The key of dreams" 8 septembre 2010, par Jérôme Delvaux [retour au début des forums] Ce bon article a été écrit par Alan il y a cinq ans et a effectivement attendu 2010 pour connaître les honneurs d’une publication sur un webzine digne de ce nom. So fuckin’ what ? Il y a bien des poètes dont l’essentiel de l’œuvre a été édité post-mortem... Section 25 : "The key of dreams" 8 septembre 2010 [retour au début des forums] Merci pour l’explication.Me voila rassuré ;-) Section 25 : "The key of dreams" 9 septembre 2010 [retour au début des forums] C’est vrai, Pop-Rock permet de publier de leur vivant des auteurs déjà morts. Il est audacieux d’avoir la morgue polysémique. Section 25 : "The key of dreams" 9 septembre 2010, par HB [retour au début des forums] argl alors !!!
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