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Public Image Ltd. : "Flowers of romance" "No Sex Pistols, Clash or The Damned in 1981" vendredi 27 août 2010, par |
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Troisième album studio de PIL, paru en 1981, Flowers of romance demeure le disque le moins accessible du groupe référence du post-punk. Ainsi que, de loin, le moins « commercial » du genre.
Alors que les deux premiers 33 tours de PIL mettaient essentiellement en avant la basse monumentale de Jah Wobble, Flowers of romance se distingue par la quasi absence de cet instrument. Et pour cause, le bassiste, viré, n’a pas été remplacé. On n’entend pas non plus beaucoup la guitare, délaissée par Keith Levene au profit du synthétiseur et des percussions. Tout repose désormais en fait principalement sur les rythmiques et le jeu de batterie innovant de Martin Atkins, le compositeur, producteur et arrangeur qu’il n’est pas illogique de qualifier de « Brian Eno des drums ». A vrai dire, on entend quasi que ça sur Flowers of romance : la batterie. La batterie et le chant de cinglé de John Lydon. Il fait scandale dès la première plage, Four enclosed walls, en imitant la prière d’un imam. « Allah, destroy the infidels » implore-t-il. Pure provoc’ ? Certes, mais aussi un petit chef-d’œuvre de minimalisme aux airs de parfait suicide commercial, et c’est admirable. Ne cherchez pas de chansons aux structures rock conventionnelles car il n’y en a pas. Le groupe ne propose qu’une succession de rythmes hypnotiques et d’ambiances ésotériques orientalisantes sur lesquelles Lydon crache ses vocalises de junkie dément. Qu’il incarne son personnage de possédé en transe, d’aliéné mental en pleine crise mystique ou de punk moqueur, Lydon étonne toujours par sa manière de manifestement se prendre très au sérieux. On ne perçoit pas une once d’humour ou de second degré dans cet étalage de folie, et c’est sans doute ce qui rebutera bien des auditeurs. Flowers of romance n’est probablement pas le meilleur album de PIL (Public Image est insurpassable) mais il s’agit d’une réalisation tellement éloignée des canons du rock que le disque mérite incontestablement qu’on y jette l’une ou l’autre oreille curieuse. Qui aurait cru, quatre ans à peine après Never mind the bollocks, que la tête-à-claques en chef du mouvement punk londonien s’aventurerait dans de telles audaces ? |
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Il y a 2 contribution(s) au forum. Public Image Ltd. : "Flowers of romance"
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