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Pixies : "Doolittle" Chien andalusia dimanche 29 juin 2003, par |
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Avec Doolittle, on tient l’album majeur des Pixies, la synthèse parfaite entre la pop et le rock, à ranger quelque part entre Pet sounds et Sgt.Pepper, et un des cinq meilleurs albums des vingt dernières années. Une merveille de surréalisme furieux, de hurlements débridés et de textes dadaïstes, d’efficacité et de génie musical, d’accords parmi les plus directs jamais grattés, de... OK, je me calme ! Mais... Qu’est ce que vous faites encore là ? Filez acheter Doolittle au lieu de rester plantés là à me lire débiter mes conneries !
Debaser assomme. Tame détruit. Monkey gone to Heaven anesthésie et Gouge away assène le coup de grâce. Voilà, en quelques mots, l’effet Doolittle. On a beau le connaître par cœur depuis des années, l’effet est toujours le même. On est toujours aussi sidéré par le jeu de Santiago, par le duo Frank Black/Kim Deal sur Here comes your man ou I bleed. On tape toujours aussi frénétiquement du pied en rythme avec Dead ou Wave of mutilation. Deux albums ! C’est le temps qu’il a fallu à l’obèse le plus déjanté d’outre-Atlantique pour passer d’un rock alternatif brut et criard (mais déjà d’excellent niveau) à un pur chef-d’œuvre. La production est très rock, avec les guitares et les batteries mises très en avant, mais le ton et l’inventivité permanente des chansons placent les Pixies au firmament des groupes pop les plus talentueux. Des chansons lumineuses, aux harmonies vocales accrocheuses, comme Monkey gone to Heaven côtoient de purs traits de génie musicaux : Debaser, peut être bien la meilleure chanson des Pixies, et Wave of mutilation, bien éloigné de la version surf-music alanguie du film Pump up the volume. Et les éclairs de folie furieuse de Black sont légion : les pleurnicheries séniles de Mr Grieves, les hurlements de rage inhumaine destructeurs d’enceintes de Tame ou les caquètements et lapissements enragés de Crackity Jones sont imparables. Joey Santiago est définitivement un génie de la guitare, capable de créer un riff inoubliable avec cinq notes. Lovering se déchaîne à la batterie, tandis que Kim Deal, déjà reléguée au rang de faire-valoir vocal, reste fidèle à elle-même, et à son jeu tranquille et relax. Et puis, aux commandes de cette déflagration dans le monde musical des années 80, l’épouvantable Black et sa voix sortie de nulle part. Black et ses textes dérangés issus d’un esprit qui ne l’est pas moins. Black et ses mille voix : débile, nasillarde, irritée et irritante, enragée ou stressée, sans oublier sa prolixité en hurlements, halètements et bruits bizarres avec la bouche. Sa folie communicative est pour une grande part dans la réussite majeure de l’entité Pixies, mais à groupe exceptionnel, frontman exceptionnel. Il est plus de minuit, je suis claqué et je bosse demain, mais j’ai une terrible envie de plonger à nouveau dans ce monde sans queue ni tête, et d’entendre le lutin en chef hurler à pleins poumons Don’t know about you, but I am uno chien andalusia ! |
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Il y a 8 contribution(s) au forum. Pixies : "Doolittle"
(1/5) 27 septembre 2005, par Youki Smayas > Pixies : "Doolittle"
(2/5) 25 décembre 2004, par Flo > Doolittle
(3/5) 20 décembre 2003, par JD > Doolittle
(4/5) 25 novembre 2003, par Steph > Doolittle
(5/5) 2 juillet 2003 |
Pixies : "Doolittle" 29 septembre 2005, par Velouria [retour au début des forums] 3 ou 4 jours en plus et tu dirais plus ça !!!!
Pixies : "Doolittle" 29 septembre 2005, par EXJ900 [retour au début des forums] Ah oui, "un néant musical", juste ça. C’est à dire ? C’est une otite mal soignée qui vous a fait écrire ça ? Pixies : "Doolittle" 12 octobre 2009 [retour au début des forums] Les fans de Michele Torr disent exactement pareil à ceux qui n’apprécient pas son "art"... Etonnant, non ?
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