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Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" Rêveries mécaniques vendredi 24 mars 2006, par |
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Pénétrer l’univers musical de Trent Reznor revient à entrer de plain-pied dans la transposition sonore de la personnalité de l’intéressé. Comme ne manque pas de l’indiquer la pochette : "Nine Inch Nails IS Trent Reznor". Le bonhomme ne laisse à personne d’autre que lui le soin d’avoir une opinion sur la direction artistique de son sombre jouet personnel, se contentant d’embaucher des musiciens-Kleenex pour les tournées. Tout égocentrique et névrosé qu’il soit (ou peut-être grâce à cela justement), Reznor reste un artiste extrêmement intéressant et unique en son genre. Et ce premier album, quoiqu’un peu dépassé techniquement, a su poser avec goût les bases du plus fameux groupe d’électro industrielle des années 90.
Pretty hate machine est austère, malsain et pessimiste, tout comme peut l’être la vision de cet univers de trahisons calculées, de cynisme noir, de vénalité et de spiritualité anéantie que nous présente l’homme. Au niveau du fond, il y a bien pire mais on a aussi déjà vu nettement mieux. Toutes ces mauvaises ondes frôlent parfois le cliché de l’ado mal à l’aise dans ses baskets. C’est surtout au niveau de la composition musicale qu’on décèle le talent en pleine éclosion de Reznor. Malgré son titre inquiétant, Pretty hate machine, sorti en 1989, n’est pas un album violent au sens primitif du terme. Ou plutôt, l’agressivité et la souffrance retenues dans chaque titre ne s’expriment pas par une quelconque explosion de colère sauvage. Pour cela, le metal suffisait largement. Non, monsieur Reznor réagit à la cruauté du monde par un désenchantement froid et méprisant, surtout perceptible dans la rigueur glaciale des morceaux. Sa voix, la plupart du temps fébrile et mal assurée, sait se faire plus hargneuse sur les excellents Head like a hole et Terrible lie. Ou au contraire, sincèrement douloureuse et émouvante sur le sombre Something I can never have. Autre morceau d’exception, Sin pousse le dépouillement dans ses derniers retranchements. Ce raid brûlant dans une réalité pécheresse, sans rédemption possible, provoque un malaise croissant, alors que ses discrètes sonorités industrielles envahissent l’espace. Le peu d’instrumentation que ce morceau possède, en dehors de la boîte à rythmes, suffit pourtant à lui conférer son atmosphère dépravée, mieux qu’aucune configuration "classique" de groupe n’aurait pu le faire. Et tout cela dans un titre plus catchy que l’immense majorité des tubes pop de l’époque ! Si Depeche Mode reste clairement une influence prioritaire sur l’ensemble de ce premier album de Nine Inch Nails, Reznor ne se prive pas de mettre en avant ses autres références avouées. Down in it virevolte au gré d’un phrasé hip-hop digne de Public Enemy, tandis que Sanctify laisse affleurer, à travers ses lugubres chants grégoriens, la pesanteur mystique du gothique. Trent Reznor ne fut certainement pas le premier à se risquer à mélanger sonorités synthétiques minimalistes et guitares électriques, mais il fut le premier à transcrire avec un tel brio l’âme déshumanisée de la musique industrielle vers un format plus facile d’accès. Les sombres atmosphères qui planent sur Pretty hate machine n’empêchent pas de nombreux morceaux d’être carrément dansants. Là était sans doute le prix à payer pour toucher un public plus étendu, et pas vraiment de taille à affronter l’étrangeté conceptuelle d’un Einstürzende Neubauten ou la violence métronomique d’un Ministry. Enfin,... prix, tout est relatif. Aucune loi immémoriale n’oblige les observateurs du mal-être humain à œuvrer dans un registre lent et plombé. Avec Pretty hate machine, la musique industrielle venait en tout cas de pénétrer par la grande porte dans l’univers des sons accessibles à la masse. Pretty hate machine n’est peut être pas le meilleur album de Reznor. Quelques défaut de jeunesse (et de vieillesse : la production a tout de même pris un petit coup de vieux depuis lors) l’empêchent d’atteindre le statut de référence inaltérable. Mais son dépouillement ascétique, sa froideur ultime et son sens de la mélodie cybernétique demeurent fondamentalement attirants. N’oublions pas qu’il s’agissait également d’un premier essai et qu’une telle maîtrise de la chose musicale, à ce stade, ne peut qu’être saluée. Une telle réussite, couplée à une franche audace et à un professionnalisme obsessionnel, ne pouvaient qu’augurer du meilleur pour la suite des aventures dérangeantes du sieur Reznor, qui reste de toute façon un incontestable précurseur. Celui qui parvint à faire comprendre, à l’instar de quelques autres pionniers, que l’électronique n’est pas forcément l’antithèse du rock. |
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Il y a 20 contribution(s) au forum. Nine Inch Nails : "Pretty hate machine"
(1/5) 20 janvier 2007, par MATERAZZI ROCKS ! Nine Inch Nails : "Pretty hate machine"
(2/5) 28 mars 2006, par Reivoli Nine Inch Nails : "Pretty hate machine"
(3/5) 24 mars 2006, par Kevin Nine Inch Nails : "Pretty hate machine"
(4/5) 24 mars 2006, par Tamalou Nine Inch Nails : "Pretty hate machine"
(5/5) 24 mars 2006 |
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 24 mars 2006, par Alevin [retour au début des forums] Et bien, remets toi au premier Massive Attack, je trouve qu’il n’a pas vieilli du tout au niveau technologique...les deux autres opus (Mezanine et 100th Window) n’ont rien à voir avec les deux premiers (Blue Lines et Protection) et je trouve même qu’ils ne se ressemblent pas du tout, mais de la à dire qu’ils ont mal vieilli, c’est autre chose ! Par contre, l’article pas trop mal rédigé c’est vrai me fait quand même un peu m’exclamer quand il dit "Si Depeche Mode reste clairement une influence prioritaire sur l’ensemble de ce premier album de Nine Inch Nails"
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 24 mars 2006 [retour au début des forums] Oh que si, les albums de massive attack ont vieillis ! Tu as du rester bloqué sur les 90’s, mais la technologie de l’époque sonne completement ringarde aujourd’hui, sauf pour les groupes qui avaient des chansons sous les beats et les "blips blips". C’est ça le danger de faire reposer ses disques uniquement sur le son. Heureusement, pretty hate machine échappe a cette catégorie, la plupart des morceaux ètant excellents au niveau mélodique, harmonique... Mr reznor est un véritable musicien, au sens noble du terme, pas juste un bidouilleur de samples du dimanche matin ! Et pour l’influence depeche mode, encore une fois, écoutes bien, ce n’est pas la "même" chose, mais on retrouve des éléments évidents, en plus américain, et plus noir. Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 24 mars 2006, par Alevin [retour au début des forums] Toujours pas d’accord......tes beats beats bip bip, je n’en n’ai cure.....(a vieilli aussi lui !)
En ce qui concerne le rapprochement avec DM, oui j’écoute bien...........et non, je vois pas de ressemblance, pas les mêmes blips blips je suppose ! Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 24 mars 2006 [retour au début des forums] DJ shadows, unkle ! ouhlàlà, effectivement, la comunication va être difficle vu tes références ! Pas étonnant que tu idolatre massive machin, et toute cette génération de moches qui cachent leur manque de connaissances musicales derrières des samples piqués un peu partout, car il est trop compliqué d’apprendre 3 accords. Dommage, on parlait musique au départ... Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 25 mars 2006, par Alevin [retour au début des forums] Pas des références....mais juste pour te dire que tu tombes dans le cliché très facile d’avancer "Ils uitilisent des samples, ils bidouillent des machines, ils ne savent donc pas jouer 3 accords de musique".
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 25 mars 2006, par Youki Smayas [retour au début des forums] Indubitablement bidouiller une machine est un job, respectable, et qui parfois rapporte gros... A contrario, apprendre à sortir des émotions d’un instrument de musique est (ou devrait-être..) un art. Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 27 mars 2006, par Alevin [retour au début des forums] Sans doute hors sujet mais j’avais tellement envie....hier, j’ai acheté le best of de Massive Attack intitulé Collected en version limité bien sur (1CD + 1 dual disc CD/DVD)....et je pensais à notre ami cultivé qui trouvait que le Pretty Hate Machine de NIN était truffé de mélodie... ! et avait un "peu vieilli" avec le temps (1989 tout de même...)mais pas autant que les albums 90’s de Massive Attack, Garbage..... Ce à quoi je lui ai répondu que le premier Massive était INTEMPOREL (même avec des blips blips des années 90’s), que bidouiller des machines étaient un job, comme jouer 3 ou 25 accords de guitare (ce que les membres de Massive Attack savent faire aussi, du moins 3D)..., que les "machines savaient créer également de belles mélodies et harmonies....
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 29 mars 2006, par Albin Wagener [retour au début des forums]
pour moi, ce premier album de NIN est surtout très influencé par les sonorités utilisées sur Metal Rhythm de Gary Numan. mais après, chacun peut y voir pas mal de choses. Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 2 avril 2006, par Guy Chadwick [retour au début des forums] Pour répondre à Alevin, je trouve pour ma part qu’il existe pas mal de similitudes entre les sons de PHT et ceux de Music For the Masses (1987). Moins de violence chez Depeche Mode bien sûr mais l’influence est indéniable ... Sinon, pour Massive Attack, il est vrai que le son n’a pas énormément vieilli sauf s’il l’on considère que le trip-hop en lui-même et dans son ensemble est obsolète. C’est pareil avec Portishead : soit on trouve Dummy intemporel ou soit on le trouve "so 90’s". Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 2 avril 2006, par Alevin [retour au début des forums] Obsolète....c’est un terme employé en comptabilité cela.... ! La mode est passée, Massive existe toujours et ne fait plus vraiment du Trip-Hop sur les deux derniers albums....leur son n’est pas estampillé "’90s"..........ils ont su se renouveller et perdure dans la qualité....ce que beaucoup de groupes de Pop ou de rock ne savent pas ou plus faire, je pense notamment à Placebo, Muse,..... et dans le même ordre d’idée, Portishead, dont on attend un album depuis 10 ans et qui a certainement tiré la couverture maintenant.....
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 15 avril 2006, par Guy Chadwick [retour au début des forums] 1. As a reference point, ‘Pretty Hate Machine’ owes an awful lot more to Depeche Mode then it does to Metallica. (http://cd.ciao.co.uk/Pretty_Hate_Ma...) 2. ’some great reward,’ i believe, was the blueprint for albums like ’pretty hate machine,’ everything nitzer ebb did do, front 242 would do, and spawned a generation of knock offs (red flag, seven red seven, cause and effect). ’industrial’ music ? it started with ’some great reward.’
3 . This album though, isn’t an Industral record, or anything near it, atleast in my opinion. Sure, it rocks but only about 3/4 times ; in reality it’s just dark and heavy synth-pop, not far from what Depeche Mode were doing, but on a more grand scale. (http://www.dooyoo.co.uk/music-recor...) Une chose est sûre ... tu connais mieux massive attack que DM ... Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 5 mai 2006, par Alevin [retour au début des forums] Je connais autant Massive que DM, je possède leurs discographies complètes !!
Bonne continuation petit gars :( Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 25 mai 2006, par Guy Chadwick [retour au début des forums] Il n’est pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir et pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ... et ce, même s’il possède la discographie complète de DM ou de n’importe quel autre groupe. Je trouve juste qu’il y a pas de quoi "s’exclamer" quand on dit que le travail de DM a influencé le 1er album de NIN et finalement c’est l’auteur de l’article qui a raison : Les influences "numanesques" sont aussi évidentes ...
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 31 mai 2006 [retour au début des forums] On entend ce que l’on veut tout comme l’on voit ce que l’on veut bien voir !
Nine Inch Nails : "Pretty hate machine" 20 janvier 2007, par MATERAZZI ROCKS ! [retour au début des forums] hum.... c’est plutôt ce qui est sorti après PHM, Garbage 1 et blue lines qui est difficilement écoutable aujourd’hui...
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