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New Order : "Technique"
From Ibiza with love

mercredi 27 août 2003, par Jérôme Delvaux

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C’est complètement sous le charme de la vague acid-house d’Ibiza, que New Order décide, fin 1988, de mettre le cap sur l’île pour y faire le plein de beats et de substances illicites. Technique demeure le témoignage de cette chaude époque.

Depuis Power, corruption and lies, en 1983, Bernard Sumner ne jure plus que par les synthétiseurs et est très attiré par toutes les avancées technologiques en la matière. L’émergence de la house l’intéresse au plus au point, d’autant qu’il sent cette nouvelle scène redevable de quelques-uns de ses chef-d’œuvres de pop électronique comme Bizarre love triangle ou Blue monday.

Désormais complètement rompu aux techniques d’enregistrement, Sumner décide de se passer d’un producteur extérieur et s’isole au Mediterranean Studio d’Ibiza, pour d’interminables séances. Il n’en sort que pour de très arrosées sorties en club et au Mama’s Bar (dont un serveur est remercié dans les crédits de l’album).

Les Baléares, destination de vacance favorite des Anglais à cette époque, constituent un sacré dépaysement pour le groupe, habitué à Manchester et à ses pluies éternelles. L’atmosphère locale semble convenir au quatuor qui accouche d’un 9 titres, beaucoup moins sombre que de précédentes compositions, même si une certaine mélancolie subsiste dans des plages comme Vanishing point. Le vacancier professionnel Sumner y chante « My life ain’t no holiday, I’ve been through the point of no return, I’ve seen what a man can do, I’ve seen all the hate of a woman too » - « Ma vie ne connait pas de vacances, j’ai atteint le point de non-retour, j’ai vu ce qu’un homme peut faire. J’ai vu aussi toute la haine d’une femme ». Le tout enrobé de nappes de synthés et de percussions électroniques. La basse de Peter Hook, trademark du groupe est aussi le dernier élément rappelant les années Joy Division ou Movement (1981), premier LP sous le nom de New Order.

The Cure est également devenu une référence avouée du quatuor. All the way ressemble étonnamment à Just like heaven, sorti l’année précédente sur l’album Kiss me. Quelques années plus tôt, c’est Robert Smith qu’on disait très inspiré par Joy Division... Juste retour des choses.

Dans l’ensemble très de son époque, l’album rencontre un franc succès tout comme la tournée mondiale qui l’accompagne. Le groupe traverse les Etats-Unis, le Brésil et L’Europe et fait sold-out partout.

Voila qui est de bonne augure pour la suite de la carrière de New Order, qui musardera toutefois en chemin les années suivantes. A force de se disperser dans divers projets en solo (Monaco pour Peter, Electronic pour Bernard et The Other Two pour Stephen et Gillian), ils seront même très proches du split. Avant de se retrouver en 2001 pour un Get ready d’anthologie qui les réconcilie du même coup avec leurs fans des premiers jours.



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Jérôme Delvaux





Il y a 92 contribution(s) au forum.

New Order : "Technique"
(1/4) 5 juillet 2011, par LeGrosVirus
> New Order : "Technique"
(2/4) 25 juin 2005, par PASCAL
> New Order : "Technique"
(3/4) 24 avril 2005, par Jé
> Technique
(4/4) 26 octobre 2003, par smil




New Order : "Technique"

5 juillet 2011, par LeGrosVirus [retour au début des forums]

je trouve quand même que le "In beetween days" de Cure était bien pompé sur New Order -))

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> New Order : "Technique"

25 juin 2005, par PASCAL [retour au début des forums]

Mouais en voilà un groupe sacrément surestimé depuis pas mal d’années. Personnellement je les ai laissé tombé en 1986 avec le raté "brotherhood", je me suis arrété au magnifique "low life" et dans cette periode 1981-1984 il n’y a rien à jeter, les albums "movement", "power..." et "low-life" (plus quelques pépites réunies sur un album "factus 8" que j’ai en vynil avec "everythings gone green", "tempation"...) forment un monument de la new-wave. J’ai même jeté une oreille sur le récent "get ready" qui est aussi affriolant qu’une baguette industrielle... surfait. Quant à "technique" je préfère passer pour rester poli.

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> New Order : "Technique"

24 avril 2005, par  [retour au début des forums]

Un disque qui sonnait sans doute "frais" à l’époque, mais qui a mal vieilli, comme par exemple le "Pills’n’thrills’n’bellyaches" des Happy Mondays. Assez inégal en outre (pour neuf titres !). On y trouve quelques perles méconnues cependant, dont "All the way", "Vanishing Point" (qui avait été à l’origine choisi comme premier single) ou "Dream Attack". Enfin "Love less", seule ballade rock jouée sans machines, semble un peu perdue au milieu de tout ça.

Comme toujours chez New Order, le design de la pochette est signé Peter Saville. Les plus attentifs y auront reconnu notre... Manneken Pis national !

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> Technique

26 octobre 2003, par smil [retour au début des forums]

Un raté en 2 mots.
Heureusement qu’ ils assureront avec " get ready"

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    > Technique

    28 octobre 2003, par nash [retour au début des forums]


    c clair ils ont peut-être trop flaner sur la plage et en boite !!!!

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      > Technique

      18 juin 2004 [retour au début des forums]


      Nash et Smil ont de la merde entre les oreilles. Cet album est simplement magnifique, tout à la fois dansant et mélancolique et sans aucun déchet. Définitivement, un de mes albums préférés de tous les temps.

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        > Technique

        30 juin 2004, par uselink [retour au début des forums]


        On ne se lasse pas de l’ecoute de cet album ! je me souviens c’etait la gueure entre technique de new order et violator de DM dnas ma platine laser !

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          > Technique

          15 août 2007, par Ben [retour au début des forums]


          Non seulement le meilleur album de new order, mais aussi un des meilleurs des années 80 mais encore pour moi, un de mes 10 ou 20 disques à emporter sur l’’île déserte. Y’a rien qui a vieilli dans cet album, il est simplement connoté eighties comme les beach boys ou le velvet sont connotés sixties (dans le son).Franchement, comparer le chant de barney sur "power..." et sur celui-ci, y ’a pas photo. Et une chanson comme "guilty partner" me boulverse toujours autant.

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