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Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome" Plan Marketing à court-terme mercredi 25 août 2004, par |
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Cet album presque concept, mélangeant allègrement les genres, mettant en exergue les talents de son producteur et géniteur, Trevor Horn, est bel et bien une escroquerie notoire du monde de la musique. C’est avant tout une très belle campagne marketing, très bien orchestrée, laissant derrière elle de chouettes clips vidéo, des polémiques presque ancestrales tellement notre société a changé depuis - et qui font du coup ressortir le tout comme avant-gardiste - mais qui nous laissera un souvenir plutôt amusé. Cette bande de rigolos, dont le chanteur Holly Johnson fut même comparé à Freddie Mercury, a livré avec Welcome to the pleasuredome un double album de très bonne facture. Sans suite.
Ça commence comme un très beau voyage. Et ça finit avec vue sur chantier... C’est l’histoire d’une arnaque. Et pourtant le premier titre, éponyme, long d’une bonne quinzaine de minutes, fractionné en plusieurs morceaux, tantôt enjoués, tantôt planants, préfigure ce qu’il y a de mieux alors dans la new wave et le rock progressif, en passant par l’émergence de la mouvance techno, tentant de créer un nouveau genre peut-être : la fusion. Ce n’est pas étonnant, car celui qui est à la base de cette arnaque n’est pas un producteur n’y connaissant rien en musique. Oh que non, c’est Trevor Horn, entre autres producteur de Yes, ABC, Pet Shop Boys ou Grace Jones et du Band Aid, chanteur du Video killed the radio star des Buggles, co-fondateur de Art Of Noise, créateur de la maison de disques ZTT, et découvreur des poupées russes t.A.T.u. qui se trouve aux manettes. Il nous abreuve de la panoplie de tours qu’il a dans sa poche et dans sa tête, pour un résultat plus qu’honorable d’ailleurs. Poursuivant l’exemple notoire d’un certain Malcom McLaren et de ses Sex Pistols, Trevor Horn pousse son rêve de super groupe impossible dans une campagne marketing sans précédent. 1984 sera l’année de Frankie Goes to Hollywood, pétard mouillé s’il en est qui aura pourtant livré un album plus qu’honorable pour un groupe poudre aux yeux. Avec un nom tout simplement inspiré d’une affiche de Frank Sinatra, Trevor Horn va réunir plusieurs personnalités dont Holly Johnson (ex-chanteur de Big in Japan) et Paul Rutherford au chant, Nasher Nash à la guitare (qui a toussé ?), Mark O’Toole à la basse et Peter Gill à la batterie. Et un certain Paul Morley, ancien journaliste musical, en tant que chef d’orchestre Marketing. Tout commence avec le clip controversé de Relax, chanson qui va choquer pas seulement par l’image érotico homosexuelle, mais aussi par les paroles qui se réfèrent à l’éjaculation. Vous me direz, après les Sex Pistols, il ne reste plus grand-chose pour choquer... Et bien figurez-vous que malgré l’escroquerie, cela ne change pourtant pas le fait que l’album est bon, bien ficelé, varié, comportant autant de titres techno-dance (Relax, Two Tribes) que rock (Born to Run de Bruce Springsteen ou le speedé-aérien Krisco Kisses), de ballades (le très beau The power of Love, ou San Jose de Burt Bacharach) que de prog (Welcome...). Le tout flirtant avec la new wave. Ils ne manquent pas d’humour non plus les FGTH, avec leur textes colorés et humoristiques. (« The world is my oyster »). Et puis je connais quelqu’un qui a écouté, réécouté, et ce dans toutes les positions et dans tous les lieux où cela était possible le titre, si on peut appeler ça un titre, Tag, long d’une minute quatorze secondes, qui n’est rien d’autre qu’une voix par porte-voix, qui prévient, sur un ton que l’on pourrait qualifier de « farce », que les enfants et les femmes devront être étiquetés en premier lieu... Non, sans rire, le maxi de Two Tribes passait en boucle chez ce bon ami, et à longueur de journée, donc, autant vous dire que je connais ce titre sous toutes ses coutures. Et puis j’ai eu la chance d’assister, avec ce même ami, au concert de FGTH au Zenith, et on était loin d’ailleurs de se douter que l’on était bel et bien devant une mascarade. Le concert, spectacle théâtral rocambolesque, fût franchement très bon. Enfin, à propos de fraude culturelle, reconnaissons que l’on ne se trouve pas non plus devant Boney M, Milli Vanilli ou, sur nos terres, de Technotronic qui chantait Pump up the jam. L’album est plaisant et ce, sans tomber dans la facilité, et en se rendant même utile, voire politique, ou en tout cas tombant bien à propos. Two Tribes et War (reprise d’Edwin Starr et non pas du Boss) que l’on pourrait classer dans la catégorie « anti-militaristes » sortent dans un climat assez chaud de guerre froide (pardon pour ce jeu de mots facile) et deviendront l’un des éléments de la bande sonore des opposants à Reagan. Welcome to the pleasuredome aura un succès considérable en Angleterre, puis aux Etats-Unis. Liverpool, titre de leur deuxième et dernier album, portant le nom de leur ville natale, et comportant le single Rage Hard, sera un fiasco qui disloquera le groupe. Holly Johnson se lancera dans une carrière solo plutôt manquée, avant d’apprendre qu’il a le sida, et en conséquence se retirer des projecteurs. Pour quelqu’un que l’on comparait souvent à Freddie Mercury, on peut dire qu’il se serait bien passé de la maladie qui a ravagé le modèle. |
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Il y a 14 contribution(s) au forum. Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(1/11) 3 octobre 2009, par Fred Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(2/11) 16 mars 2009, par Humphrites Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(3/11) 6 juin 2007, par bubu Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(4/11) 5 mai 2007, par jacqueline Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(5/11) 14 janvier 2006, par Christine > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(6/11) 10 juillet 2005, par Olrick > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(7/11) 5 juin 2005, par MartyMcFly > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(8/11) 27 mai 2005, par musicfrompleasuredome > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome"
(9/11) 7 mars 2005, par zork > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasure dome"
(10/11) 16 septembre 2004, par wreckmaster > Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasure dome"
(11/11) 25 août 2004, par Stéphane T |
Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome" 16 mai 2007, par Sarah o’connor [retour au début des forums]
Du même avis que Jacqueline , cet article a été écrit par "un petit rigolo" dont la culture musicale s’arrête au RNB de quartier et la StarAc .
FGTH est un groupe mythique et l’album "Welcome to The pleasuredome" contient
des top . Il est rare aujourd’hui d’avoir un album contenant autant de perles .Relax et Power of love sont connus de toute une génération , Relax et Welcome
to the pleasuredome ont été utilisée comme main title d’émissions TV , remixé X fois . A mon avis entre FTGH , Yes , Art of noise ... , je parie que vous en jamais écoutez la moitié de ces groupes . .......Seules les musiques de FGTH subistent aujourd’hui .
> Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasuredome" 10 juillet 2005 [retour au début des forums]
Apres avoir assisté aussi au concert de fgth a visé, je suis du même avis ; ils n’ont rien a envier aux jeunes groupes même après 20 ans d’absence !!!belle démonstration !!!
> Frankie Goes To Hollywood : "Welcome to the pleasure dome" 16 mars 2009, par Gilbert Bodart [retour au début des forums]
J’ai toujours trouvé des similitudes entre Relax et This Is Not A Love Song de Public Image Limited. Encore un coup de Trevor Horn ou pure coïncidence ?
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