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Rainbow : "Rising" Un arc-en-ciel inaccessible mardi 6 décembre 2005, par |
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Bien décidé à imposer son nouveau groupe, celui dans lequel il peut enfin jouer la musique qu’il veut, Ritchie Blackmore porte avec cet album, sorti en 1976, l’estocade finale à Deep Purple, et en profite au passage pour annihiler toute concurrence dans le milieu du hard-rock. Un tel album fera inévitablement des émules, mais imposera un standard de qualité que les générations suivantes peineront à atteindre.
Premier changement : le nom du groupe. Il ne s’agit plus de Ritchie Blackmore’s Rainbow, mais de Rainbow tout court. Serait-ce là le signe d’une modestie et d’une humilité retrouvée du génial guitariste qui aurait décidé de réaliser une œuvre collective ? Que nenni ! On se souvient que pour le premier album de son nouveau groupe voir (ici), Ritchie Blackmore s’était entouré de la quasi-totalité du groupe ELF (à l’exception de son guitariste, il ne faut tout de même pas exagérer). Comme, apparemment, seul le chanteur Ronnie James Dio l’intéressait dans cette formation qui avait jadis assuré les premières parties de Deep Purple, et que Sa Majesté estimait que les autres musiciens n’avaient pas la carrure suffisante pour le suivre dans son grand projet, il les congédia tous et, son chanteur sous le bras, invita Tony Carey (claviers), Cozy Powell (batterie) et Jimmy Bain (basse) à le rejoindre dans ce que l’on peut sans risque de passer pour un hérétique qualifier de super-band du hard-rock. Avec un tel line-up, cette magnifique pochette et un titre qui semble susurrer que le premier album n’était qu’un échauffement, on s’attend à tout, mais certainement pas à ça. Passée l’introduction très aérienne aux claviers, dès que la machine s’est mise en route, on est soufflé par la puissance du son. La production, signée Martin Birch, est énorme (surtout pour l’époque, mais elle n’a pas pris une ride à ce jour). Le plus étonnant est la différence incroyable avec le premier album, paru seulement un an auparavant. D’une limpidité exemplaire, elle permet de profiter au maximum du jeu totalement décomplexé du batteur, du lyrisme de la voix de Dio et de la puissance dévastatrice du monstrueux Ritchie Blackmore. J’en fais de trop ? Vade retro, bande de peine-à-jouir, ouvrez toutes grandes vos esgourdes et écoutez un peu Stargazer. S’il y a bien un titre qui peut mettre tout le monde d’accord, c’est celui-là. Une pièce épique de plus de huit minutes portée par un riff étouffant, un chant qui atteint des cimes, un solo ciselé qui ne sombre jamais dans la démonstration lassante, et un final grandiose renforcé par l’intervention de l’orchestre philharmonique de Munich. Véritable morceau de résistance de l’album, Stargazer n’est toutefois pas la seule raison qui doit vous pousser à écouter cet album. Tarot Woman ouvre les hostilités d’une manière bluffante et Do You Close Your Eyes est là pour rappeler au monde entier que Ritchie Blackmore a beau plonger la tête la première dans le mystique, l’épique et le grandiose, il n’en oublie toutefois pas qu’il fait avant tout du rock and roll. Et pour clôturer l’album en beauté, le groupe nous offre une autre chanson qui passe le cap des huit minutes. A Light in the Black est épuisante tant elle est rapide et technique (quel enchaînement entre les soli de clavier et de guitare !) mais on en redemande. On imagine les membres du groupe complètement sur les genoux après ça. Album parfait, donc ? Non, quand même pas. Run with the Wolf et Starstruck ont beau être sympas (elles sont en tout cas meilleures que la production standard de l’époque), elles n’atteignent pas les sommets des autres morceaux et de ce fait tirent un peu l’album vers le bas. Mais surtout, le gros problème de cet album, c’est qu’il ne dure que 33 minutes et 43 secondes et ne contient que six titres. Quand j’ai découvert le groupe, j’ai cru qu’il s’agissait d’un EP ! C’est d’autant plus frustrant qu’on sait que ce n’est pas le manque d’inspiration qui guette les membres du groupe (pas à cette époque-là, du moins). On se consolera en se disant qu’il vaut mieux un album un peu plus court que bourré jusqu’à la gueule de titres de remplissage. Même si aujourd’hui Rainbow ne jouit plus de la même notoriété et de la même réputation que lors de son âge d’or, l’influence qu’il a exercée dans le milieu du metal et du progressif est indiscutable. Les membres de Stratovarius, par exemple, ne peuvent nier avoir écouté Rainbow quand ils étaient petits (ils ne s’en cachent d’ailleurs pas) et pendant des années, les Finlandais n’ont fait que décliner la formule de Long Live Rock ’n’ Roll, le dernier grand album de Rainbow (qui marqua la fin de la collaboration avec Dio), à savoir des morceaux rapides, une ou deux grosses pièces épiques et une petite ballade pour terminer. Mais l’influence de Rainbow ne s’arrête pas à Stratovarius et à toute la clique de speed metal symphonique germano-nordique qui confond croisade et tournée, et qui voit en Tolkien un prophète. Le groupe de Blackmore a également eu un impact direct sur le metal progressif, ou néo-progressif, ou n’importe quel autre nom qui vous arrange et qui comprend Dream Theater, Shadow Gallery et, de manière générale, tous les groupes signés chez Magna Carta, label que les progueux connaissent bien. L’intro aux claviers de Tarot Woman, par exemple, a certainement dû être jouée par tous les claviéristes prog du monde, et ceux-ci ne se lassent pas de réutiliser cette manière d’ouvrir un album. Et pour Stargazer, remplacez les claviers grandioses de Tony Carey et l’orchestre philharmonique par des chœurs dégoulinants et grandiloquents, vous obtenez un inédit de Trent Gardner. Pareil pour tous ces guitaristes virtuoses qui ne peuvent prétendre au titre émérite de guitariste progressif tant qu’ils ne sont pas capables de jouer A Light in the Dark (en accéléré et à l’envers pour les meilleurs). Ce n’est pas pour rien que Rainbow compte au nombre des rares groupes à avoir été repris par Dream Theater en concert. Mais finalement, aucun de ces groupes ne parviendra jamais à s’élever au-dessus de Rainbow en matière de hard épique. Même si on se sent obligé de confesser qu’ils ne tombent pas tous dans le ridicule et la grandiloquence à deux balles (loin de là !), aucun ne parviendra à provoquer à nouveau le frisson ressenti à l’écoute de Stargazer. C’est aussi ça, l’avantage d’être le tout premier. |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. Rainbow : "Rising"
(1/2) 8 janvier 2006, par Ruffy Rainbow : "Rising"
(2/2) 6 décembre 2005, par Thomas |
Rainbow : "Rising" 9 janvier 2006, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums] Oui, oui, je suis bien au courant qu’il s’agit du deuxième album de Rainbow (il me semble d’ailleurs que je parle suffisamment du premier album en début d’article). Je voulais simplement dire que Rainbow est le premier groupe à avoir lancé ce genre de hard-rock épique. Rainbow : "Rising" 8 novembre 2006, par libe [retour au début des forums] EFFECTIVEMENT , rainbow fut a l époque le sommet et innovateur !
salut a tous
Rainbow : "Rising" 24 août 2010, par groskouï [retour au début des forums] Talents d’accord, mais personnellement je déteste pardonner une personne peteuse, prétentieuse, immonde avec les autres, irritante, parce qu’elle a du talent. Pour moi ces gens là peuvent être des génie, je vois pas en quoi elles devraient être pardonnés, sauf si on est producteur, et qu’on lui fait des courbettes en pensant surtout à l’argent qu’on peut avoir dérriere tout ça, là ça se comprends mais des fan atteints d’une extreme naiveté prennant les star comme des surhommes parce qu’ils sont bon compositeurs/interpretres (déja pour rappel ce n’est que de la variété, si on va visiter dans des conservatoire classique ou jazz on en vois des gens doués ... ici ce n’est que du rock il faut pas oublier) ... Le fait de pardonner et commencer à écrire des pavé pour dire que "oui, mais en fait c un bon guitariste il a raison hein il faut réfléchir un peu bande d’abruttis" toute façon si il était comme ça, et guitariste du dimanche dans le caveau de la Bolaine à Gravier - sur - Glaise on l’aurai vité viré et detesté à tout jamais il pourrai rentrer chez lui et vendre des glaces à la place de Namur. Rainbow : "Rising" 24 août 2010, par poilôku [retour au début des forums] Putain de merde !!!!
Rainbow : "Rising" 9 janvier 2006, par R.T. [retour au début des forums] Le syndrome du : "Je suis incapable de lire et de comprendre un texte, même simple." a encore frappé ! Rainbow : "Rising" 24 août 2010, par zizouzi [retour au début des forums] Quoi ? Une personne ici a une syndrome et il frappe tout le monde ? Qui ? Rainbow : "Rising" 30 décembre 2012, par Jean [retour au début des forums] C’est vraiment n’importe quoi, je retourne me noyer dans mon verre à whisky.
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