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Pink Floyd : "The Wall"
All in all, it’s just another chronicle on the web

lundi 25 juillet 2005, par Geoffroy Bodart, Nicolas Thieltgen

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The Wall fait partie de ces classiques de la musique contemporaine qu’absolument tout un chacun se doit de connaître, au risque sinon d’être considéré pour le dernier des imbéciles. Non pas qu’il soit imposé par notre exigeante rédaction que l’ensemble de l’album soit connu, de même que son contexte, ou ses implications pour le groupe. On ne vous demande certainement pas non plus de l’apprécier ! Mais ne jamais avoir entendu parler de cette oeuvre fondamentale qui constitue une source d’inspiration pour nombre de générations d’artistes l’ayant suivie relève d’une inculture notoire que nous allons tenter, dans notre grande mansuétude, de résorber.

On ne compte plus les études, les commentaires, les analyses qui ont fleuri à propos de cet album. Comme nous n’avons pas la prétention d’en savoir plus que ce que nous avons lu et écouté, cet article n’est pas destiné à enrichir le savoir des puristes et des acharnés. Cet article s’adresse plutôt aux jeunes qui ne connaissent pas encore Pink Floyd, et aux curieux qui ne connaissent que Another brick in the wall, pt2, ou qui écoutent l’album sans pour autant être au courant de l’histoire qui l’accompagne. Pour faire les malins, nous allons aussi nous risquer à une petite interprétation quant à la place de cet album dans la discographie du Floyd, histoire de faire mousser les grands défenseurs de l’ordre qui liront cet article en cherchant les erreurs pour pouvoir nous démolir dans le forum...

En 1973, Pink Floyd bouleverse profondément le monde (musical) avec l’immortel Dark side of the moon : un album conceptuel d’une richesse inouïe supporté par une production inusable qui tient toujours la route aujourd’hui. Vendu à plus de quinze millions d’exemplaires sur le seul sol américain, cet album détient toujours le record de longévité dans le Billboard U.S. (741 semaines !). Ce disque fut peut-être ce qui arriva de pire au groupe. Il contenait en effet le single Money que, trente ans plus tard, les radios ne se lassent toujours pas de diffuser. Le jeu de mots était facile : le Floyd s’était vendu ! Quand, en plus, on sait que, en raison de sa qualité de son inédite à l’époque, c’est cet album qui était utilisé pour démontrer la qualité des chaînes hi-fi, tout est dit. Cet opus n’était peut-être pas le meilleur du groupe (David Gilmour dira à son propos qu’il n’était pas fondamentalement meilleur que son prédécesseur, Meddle, mais qu’il était arrivé au bon moment), mais nier son impact et son importance est proprement indéfendable.

1975. Pink Floyd sort un nouvel album et a bien l’intention de casser l’image qu’il avait laissée avec Dark side of the moon. L’album Wish you were here essaie de marquer une rupture avec son prédécesseur. Tourmentés par le succès et par le sort de leur premier chanteur et leader, Syd Barrett, les membres du groupe baignent dans une mélancolie qu’ils ne peuvent éviter de mettre en musique. Morceaux longs, tristes et aériens, expérimentations démentielles sur Welcome to the Machine (et si on vous disait que c’est Pink Floyd qui est à l’origine de l’électro ?), ballade acoustique sur le titre éponyme : l’album est une nouvelle réussite artistique et commerciale, mais ne fait pas oublier Dark side.

Deux nouvelles années s’écoulent, permettant au groupe d’approfondir les tensions qui le minent. A l’origine de celles-ci : la mégalomanie galopante de Roger Waters et sa radicale prise de possession du groupe. Les gens n’ont pas compris le message avec Wish you were here ? Soit, on va leur mettre les points sur les « i ». En pleine période punk, alors que les dinosaures du rock sont en train de tomber les uns après les autres, l’album Animals radicalise le propos et propose un rock plus sec. Les textes sont agressifs et politiquement engagés, la production est volontairement de moins bonne qualité que les deux précédents (ce qui fait que l’album a peut-être un peu moins bien vieilli). Et pour couronner le tout, il n’y aura pas de single. A l’exception d’une intro et d’une outro acoustiques, les morceaux feront tous de dix minutes à un quart d’heure. Bien que l’accueil de la critique soit glacial (il l’est toujours aujourd’hui, l’album restant régulièrement dénigré, en particulier par le génialissime guitariste David Gilmour qui fut écarté de la composition par Waters, sauf sur un titre), l’album est à nouveau un succès commercial et force est de constater que l’on tient là un des meilleurs albums du Floyd. La tournée qui suit, intitulée « Pink Floyd - In the Flesh » est également une réussite, tout du moins du point de vue des ventes de ticket. Les records d’affluence sont régulièrement battus dans de nombreux pays (81.377 spectateurs à Cleveland dans l’Ohio !).

Côté groupe, c’est plutôt la catastrophe ! Alors que Waters ne pense qu’à jouer ses nouveaux morceaux, à emmener le public plus loin avec lui, celui-ci, en rang serré, gavé de hot-dogs et de bière, ne « couine » que pour Money et les cochons gonflables qu’exhibe ironiquement le groupe lors de chacune de ses prestations. Waters ne le supporte pas. Non, son groupe ne peut pas se résumer à cette chanson et à ces baudruches ridicules. Lors du dernier concert de la tournée à l’Olympic Stadium de Montréal en juillet 1977, il gratifie les premiers rangs de spectateurs de quelques glaviots bien sentis. Ils l’ont mérité ces incultes qui ne savent se taire lorsque le maître et son groupe exécutent leur œuvre...

Il est vraiment temps pour lui de passer à autre chose. Se confiant au producteur Bob Ezrin, Roger Waters lui explique qu’il a envie de construire un mur entre lui et le public. La réponse du producteur est, en gros : « et bien construis-le, ce mur ». S’il avait su ce qui allait s’ensuivre...

Quand le groupe décide de rentrer en studio en 1979, il trouve un Roger Waters bien décidé à gérer le combo à sa manière. Il a mis à profit toute l’année 1978 pour composer un tas de chansons. Deux projets se dégagent : l’un, intitulé The pros and cons of Hitch-Hiking est écarté dès le début par le groupe, Gilmour en tête, qui juge les chansons bien trop faibles (pas grave, se dit Waters, un jour ou l’autre, je me resservirai de ces chansons bien trop bonnes pour ces pénibles exécutants). L’autre, une histoire d’aliénation et de mur, ne suscite pas plus d’enthousiasme chez Mason, Gilmour et Wright. Ils se sentent pourtant obligés d’accepter de suivre Roger dans cette voie. Il faut dire qu’à l’époque, les Floyd sont un peu serrés point de vue finances, suite aux pertes colossales engendrées par une gestion malheureuse de leurs biens par leur comptable. Afin d’éponger leurs dettes, ils doivent rapidement enregistrer un album et, il faut bien le reconnaître, seul Roger est une force de création et de proposition dans le groupe à cette époque. On le voit, ce n’est pas nécessairement pour de bonnes raisons que le Floyd s’engage dans cette galère. D’autant plus que l’ambiance est détestable, Roger n’ayant qu’une seule envie depuis quelques temps : se débarrasser du claviériste Richard Wright, qu’il ne juge pas assez bon et dont le caractère timoré l’exaspère au plus haut point. Cela ne se fera heureusement pas. En tout cas, pas dès le début de l’enregistrement, qui se déroule tant bien que mal durant l’année 1979 entre le Sud de la France et les Etats-Unis, le groupe ayant décidé, à l’instar des Stones d’Exile on Main Street de ne plus travailler en Angleterre pour de bien basses raisons fiscales.

Lors de sa sortie, le 30 novembre 1979, l’album connaît un succès sans pareil, se vendant à plus de 23 millions d’exemplaires, ce qui en fait le troisième album le plus vendu de l’Histoire. Mais qu’est-ce qu’il y a dans ce disque ? Pourquoi en faire un tel plat ? Les lignes qui vont suivre ne vont pas exposer par le détail tout les tenants et aboutissants de l’histoire (la découverte par soi-même est un vrai plaisir), mais juste en faire une présentation.

L’histoire est celle d’un jeune homme, Pink, qui rêve de devenir rock star, et qui va y parvenir. Le problème est que le bonhomme, légèrement catatonique, a décidé de ne jamais affronter en face ses problèmes. Et plutôt que de tenter de les résoudre, il a décidé de les considérer comme des briques qu’il va entasser tout autour de lui, jusqu’à ce qu’un mur l’isole définitivement de la réalité. C’est ainsi qu’il en viendra à considérer comme des briques la mort de son père, l’attitude possessive de sa mère, les moqueries de ses professeurs, et l’échec de son mariage, entre autres. Complètement abandonné dans sa folie, Pink mettra en scène son procès auquel seront convoqués tous ceux qui ont eu une part dans sa vie. Le juge, véritable psychopathe (en fait, peut-être la conscience de Pink ?) va lui ordonner d’abattre le mur et d’affronter l’inconnu. Cette histoire sera mise en musique sur deux disques grâce au travail remarquable de Bob Ezrin, qui a su faire le tri parmi les quatre heures de musique composées par Waters pour monter une histoire cohérente (et offrant de nombreuses interprétations) et efficacement portée par les compositions.

Force est de constater qu’au-delà de la deuxième partie de l’histoire plus théâtrale et abstraite, et au-delà de l’aspect purement autobiographique du texte de Waters, on se trouve face à une histoire universelle. Nous avons tous souffert durant notre enfance et notre adolescence. Nous avons tous accumulé des frustrations qui peuvent encore nous miner aujourd’hui. Tous, nous avons un jour rêvé d’être isolé.

La première partie de l’album, en fait le premier CD, est donc celle qui nous parle le plus, celle durant laquelle on trouvera tous un moment auquel s’identifier ou se raccrocher. Les paroles de Waters font mouche à chaque fois et, malgré leur caractère personnel indéniable, évoquent des situations que nous avons tous connues. En parlant de son père disparu à la guerre, il écrit ainsi : A snapshot in the family album / Daddy what else did you leave for me ? Pour décrire l’étouffante figure maternelle, il fait chanter à celle-ci la berceuse suivante : Mama’s gonna make all your nightmares come true / Mama’s gonna put all her fears into you / Mama’s gonna keep you right here under her wing / She won’t let you fly, but she might let you sing / Mama’s gonna keep baby cozy and warm / Of course mama’s gonna help build the wall. Et bien sûr, je ne vous ferai pas l’insulte de vous rappeler les paroles de Another Brick in the Wall, pt 2, cette charge violente contre le système scolaire anglais, rapidement devenue à son insu l’hymne contestataire par excellence contre tout système totalitaire en général. Nous avons tous écrit ces mots de rage et de frustration au moins une fois dans notre vie sur notre pupitre ou dans notre journal de classe. Nous doutions-nous que ce morceau avait été interdit en Afrique du Sud, où il était devenu l’hymne officieux des manifestations étudiantes contre le pouvoir en place ?

Musicalement, cette première partie n’a rien à voir avec le Pink Floyd que l’on connaît. Exit les longs passages instrumentaux, les intros planantes, le saxophone, les chœurs féminins et tout le reste. Ne restent que des chansons courtes, portées par une guitare sèche, une batterie qui cogne pour de vrai et une basse grisante. Ah, oui, il y a aussi un peu de piano et d’arrangements aux claviers de temps en temps. Mais ils ne sont pas importants. De toute façon, Waters a déjà prévu de dégager Wright à la fin des sessions d’enregistrement. L’intro de l’album est dantesque, les quelques ballades sont bouleversantes, et succèdent aux bouillonnants morceaux rapides. Les titres indispensables (ils sont nombreux mais on va tenter une sélection) demeurent The thin ice, l’enchaînement The happiest days of our lives et Another brick in the wall, pt 2 (son beat disco et sa chorale d’enfants proposés par Bob Ezrin n’ont toujours pas pris la moindre ride), le glauquissime Empty spaces (qui était à l’époque enchaîné en live avec un très beau et puissant What shell we do now, absent sur l’album), Don’t leave me now et son final d’une beauté et d’une puissance rarement égalées et le classique des classiques pour tous les dépressifs et les suicidaires : Goodbye cruel world. Au sujet de celui-ci, rappelons (ou précisons) qu’il ne parle en aucune manière du suicide ou de la tentative de suicide du narrateur. Il s’agit simplement de la pose de la dernière brique dans son mur. Désormais, il sera isolé du reste du monde.

Le deuxième CD s’ouvre sur un limpide arpège de guitare et quelques délicates notes de basse, évoquant parfaitement l’isolement du narrateur derrière son mur. Hey you, nous interpelle-t-il, Out there in the cold / Getting lonely, getting old / Can you feel me ? Cette intro déconcerte, surtout lorsqu’on la compare à celle du premier disque, mais elle est tout à fait appropriée à l’histoire et on imagine mal un torrent sonore illustrant le marasme dans lequel se trouve Pink. Cet étouffement, cette sensation d’isolement trouve écho dans l’oppressant Is There anybody out there ? La suite de l’album verra le narrateur ressasser ses souvenirs et ses malheurs, le tout porté par une musique sobre, minimaliste. Jusqu’à ce que déboule le formidable Confortably numb, ses couplets pesants, son refrain détaché, aérien, et son solo inoubliable (coupé par Waters, qui ne voulait pas que Gilmour prenne trop d’importance, et apparemment déjà assez frustré de devoir présenter le guitariste comme co-auteur de la chanson). Au sujet de cette chanson, qui est cet inconnu qui vient remettre Pink sur pied, au moyen d’une petite piqûre ? Selon Waters, il s’agit de son médecin, mais ne pourrait-il s’agir de son dealer ? La suite, le retour de Pink et ses délires paranoïaques et fachistes, nous valent quelques jolies envolées comme Run like Hell, une parodie du rock en stade (assez savoureux quand on sait que le Floyd deviendra un champion de ces grands messes en public dans les années 80), ou encore la reprise de In the flesh (avec des paroles qui, aujourd’hui, vaudraient certainement à l’album son autocollant Parental Advisory - Explicit lyrics). La folie de Pink trouve son écho le plus spectaculaire, et le plus trippant d’un point de vue strictement musical avec Waiting for the worms, cette marche sombre, symbole de l’inéluctabilité du destin de Pink. Le dernier grand moment de l’album est The trial. Le héros va mettre en scène son auto-procès, présidé par Votre Honneur le Ver. Les chefs d’inculpation sont d’avoir montré des sentiments de nature presque humaine. Ainsi donc, inconsciemment, Pink assimile ses délires, sa violence à l’égard de sa femme, son rejet total de la société, à une expression de ses sentiments. Les témoins qui défileront à la barre, son instituteur, son épouse, sa mère, le présenteront tous comme le dernier des associaux. Et les jurés n’auront qu’un mot pour qualifier Pink : Crazy / Toys in the attic / Over the rainbow. Outré, le juge va ordonner séance tenante que le mur soit abattu, laissant Pink seul et démuni pour affronter ses proches et le monde qui l’attendent derrière. Pour mettre en musique un morceau aussi hallucinant, porté par un orchestre symphonique, le groupe fera appel au regretté Michael Kamen qui s’acquittera de sa tâche avec maestria pour monter un morceau d’opéra-rock comme il en existe très peu.

Au-delà de ses propos parfois dérangeants pour une certaine classe putassière et puribonde, le groupe va s’attirer les foudres de tous les bien-pensants chevaliers de la vertu qui se sont amusés à écouter le disque à l’envers et y ont décelé divers messages subliminaux, notamment sur Empty spaces. Le diable est un rockeur, on vous avait prévenu...

La tournée qui s’ensuit, de février 1980 à juin 1981, est dantesque. Pink Floyd, enfin Roger Waters et son groupe, propose sans doute là le spectacle le plus ambitieux, le plus démesuré de toute l’histoire du rock. Un mur géant qui se construit tout au long du concert, pour exploser à la fin, des avions qui survolent le public pendant le show, des effets sonores dans toute la salle, un deuxième groupe en plus du Floyd sur scène... Le tout dépasse les limites de tout ce qu’on a vu. Le matériel nécessaire à la réalisation de ce spectacle est si imposant que les shows ne peuvent se jouer que dans un nombre limité de salles, assez grandes pour accueillir l’infrastructure nécessaire. Ainsi, seules les villes de New-York, Los Angeles, Londres et Dortmund ont droit à une visite de Pink Floyd ces années-là. Financièrement, bien sûr, c’est une très mauvaise affaire, les recettes des tickets ne couvrant pas les dépenses somptuaires engendrées par ces concerts. Il n’y a que Rick Wright qui ne boit pas la tasse financièrement. Personne ne le sait encore à l’époque, ce ne sera révélé qu’à la fin de la tournée, mais Waters a congédié le claviériste historique du Floyd (il était le premier présent auprès de Syd Barrett lors des tous débuts) à la fin de l’enregistrement de The Wall et celui-ci n’est engagé pour la tournée que comme simple musicien accompagnateur, touchant un cachet fixe au même titre que n’importe quel autre technicien. Il faudra le succès du film tiré du disque en 1982, réalisé par Alan Parker, pour renflouer les caisses.

Une fois cet album écouté jusqu’à l’overdose et peu ou prou assimilé, on peut se poser la question de la place qu’il peut occuper dans la discographie du groupe. Tous les albums pris indépendamment, The Wall est un véritable OVNI en termes de son et de thématique. Et pourtant, depuis 1973 et Dark side of the moon, toute la discographie du Floyd semble s’être élaborée en réponse au succès de cet album et de Money en particulier. Dans cette optique, la discographie de Pink Floyd est d’une cohérence remarquable. On peut même aller plus loin et juger que cet album était la seule suite possible à Dark side. En effet, quoi de mieux pour faire oublier un phénoménal succès qu’un autre succès encore plus colossal ? Un peu à l’instar du personnage de son album, Pink Floyd devait commettre un suicide artistique pour pouvoir renaître. En tuant à coups de grosses guitares son image de groupe atmosphérique et planant, et en engrangeant grâce à Another brick in the wall, pt 2 un succès qu’il n’avait encore jamais atteint, le groupe a réussi à faire oublier Dark side et Money, ce qui était leur objectif (surtout celui de Waters) depuis six ans. En effet, pour toute la génération qui a suivi The wall, la référence quand on parle de Pink Floyd est Another brick in the wall, pt 2, et non plus Money.

Hélas, au niveau du groupe, quelque chose est définitivement cassé. Cette fois, c’est Nick Mason le batteur qui est dans la ligne de mire de Waters, pourtant son ami d’enfance. Sur l’album suivant, Roger n’accepte de parler qu’à Gilmour, et encore lui parler, pas l’écouter. Il engage même des musiciens de session pour pallier aux insuffisances de Mason, qui ne joue pas assez carré selon lui. The final cut, un album écrit par Roger Waters en hommage à son père et « performed by Pink Floyd » sort en 1983, dans l’indifférence générale. The dream is gone, the song is over. Interrogé sur cet album, composé des morceaux exclus lors du montage de The wall, Gilmour expliquera qu’il ne voyait pas en quoi ces morceaux seraient bons maintenant s’ils avait été jugés mauvais quatre ans plus tôt. En 1984, Waters lâche le Floyd pour une carrière solo (il sort The pros and cons of Hitch-Hiking très rapidement), pensant que le groupe est fini. Le sang de Gilmour ne fait qu’un tour : définitivement vexé, il décide de continuer avec Mason, sous le nom de Pink Floyd. S’ensuivront procès, insultes, tournées mondiales et, récemment, réconciliation. Mais tout ceci est une autre histoire...



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Nicolas Thieltgen

Geoffroy Bodart





Il y a 19 contribution(s) au forum.

Pink Floyd : "The Wall"
(1/10) 22 avril 2011, par Initiative Zarma
Pink Floyd : "The Wall"
(2/10) 21 août 2007
Pink Floyd : "The Wall"
(3/10) 17 avril 2007, par billy
Pink Floyd : "The Wall"
(4/10) 16 avril 2006, par Youki Smayas
Pink Floyd : "The Wall"
(5/10) 22 mars 2006
> Pink Floyd : "The Wall"
(6/10) 1er août 2005, par chris
> Pink Floyd : "The Wall"
(7/10) 26 juillet 2005, par Uncle Luke
> Pink Floyd : "The Wall"
(8/10) 26 juillet 2005, par Laurent
> Pink Floyd : "The Wall"
(9/10) 25 juillet 2005, par R.T.
> Pink Floyd : "The Wall"
(10/10) 25 juillet 2005, par Jérôme




Pink Floyd : "The Wall"

22 avril 2011, par Initiative Zarma [retour au début des forums]

Sans doute celui de mes albums que je destinais le plus volontiers à une jouissive séance de Ball-Trap. (Entre un Boston, un Dire Straits, un Queen ou un ZZ Top des années 80)

Le contexte au delà de ma musique, me direz vous ? Oui, c’est bien gentil mais à 10 ans je me foutais éperdument des états d’âmes de Mr Water, (d’autant que je ne parlais pas anglais) et 30 ans après... Malgré quelques progrès dans la langue de Shakespeare, je confirme la première impression.

Il reste donc une musique qui relève plus du préfabriqué que de la moindre inspiration, et une volonté louable de mettre en valeur les systèmes Hi-Fi de l’époque.

Du Allan Parson’s Project avec une dimension prétentieuse/nombriliste/nevrotique en plus.


> Trashcan, donc.

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    Pink Floyd : "The Wall"

    22 août 2011, par djaafar [retour au début des forums]


    Il s’agit de juger l’ensemble de l’oeuvre et non seulement les états d’âmes. Vous semblez par ailleurs dénué de toute empathie.

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    Pink Floyd : "The Wall"

    7 novembre 2012, par redrain [retour au début des forums]


    If you’ve got seen the moving-picture show, wherever the schoolmaster takes his very little back book together with his poems in an exceedingly stars to browse it, mockingly mockingly, outloud for the category. and says "the boy thinks he is a poet !", fully irrational. again to the entire album ; the primary half (disc 1) is why Roger set to surround himself in an exceedingly "floydian wall", and therefore the second half (Disc 2) is what he did within it and the way he got out. curtain walling

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    Pink Floyd : "The Wall"

    17 novembre 2013, par eargy13 [retour au début des forums]


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Pink Floyd : "The Wall"

21 août 2007 [retour au début des forums]

The Wall c’est
1 ) Confortumbly Numb
2 ) le disque le plus boursouflé, pompier, prétentieux, lourdingue, misérabiliste, sous-inspiré, inutile de l’histoire du rock.Un sommet hymalayesque du mauvais goût. Et c’est rien de le dire....
synthèse : entre Gilmour et Waters, le génie n’est pas Waters.

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Pink Floyd : "The Wall"

17 avril 2007, par billy [retour au début des forums]

je trouve que vous etre penché sur Gilmour,
Gilmour voilai reconstruire le groupe par ce que il été déçu par le public de sa tourné solo (Bout face). Il na rien fait de spécial apres le 83.

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Pink Floyd : "The Wall"

16 avril 2006, par Youki Smayas [retour au début des forums]

Cet album m’a toujours saoulé... Pas evidemment le plus mauvais, mais assurement le plus surestimé qui ait croisé mes tympans, devançant meme les insipides Rumours, et Hotel California. C’est lourd et pompeux et pretentieux comme une production Bob Ezrin. D’ailleurs n’en est ce pas une ?

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Pink Floyd : "The Wall"

22 mars 2006 [retour au début des forums]

mon cher crapaud, quel excellent article !

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> Pink Floyd : "The Wall"

1er août 2005, par chris [retour au début des forums]

Chronique impressionnante. Ok, je répète ce qui a déjà été dit, mais il faut quand même le souligner, gros travail !!Juste une petite question.

Je suis tombé il y a pas mal d’années dans une médiathèque sur l’album "The Wall - Live in Berlin" enregistré à Berlin en 90 (ou 91, je ne me souviens plus) après la chute du mur. Waters ayant quitté le groupe en 84, était ce les Floyd sans lui ou une reformation temporaire pour marquer le coup, ou bien encore une tentative de reformation ? Je n’ai malheureusement plus ce double CD (si quelqu’un sait où le trouver, je suis preneur)...

Chris

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> Pink Floyd : "The Wall"

26 juillet 2005, par Uncle Luke [retour au début des forums]

Hé bé ! Je suis impressionné. C’était un sacré travail de crhoniquer cet album et de le replacer dans son contexte, il y avait fort à faire. Un article énorme pour un album énorme.

Bon, j’aurais une question à propos de Bob Ezrin : qu’est-ce qu’il est devenu, exactement ? Parce qu’avec le nombre de dingues avec lesquels il a travaillé (Lou Reed avec "Berlin", Pink Floyd avec "The Wall"), j’imagine que sa santé mentale a dû en prendre un sacré coup. Est-ce qu’il va bien, ne serait-ce que psychologiquement ?

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    > Pink Floyd : "The Wall"

    26 juillet 2005, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums]


    Oh il va très bien, merci pour lui.

    Il a récemment produit Darkness. Il revient donc à des productions plus légères (il avait déjà produit Kiss et Alice Cooper par le passé). Je ne sais pas si on peut considérer ça comme un signe de bonne santé psychologique...

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> Pink Floyd : "The Wall"

26 juillet 2005, par Laurent [retour au début des forums]

Cet article, très long, vaut vraiment la peine d’être lu. En effet, le site a déjà été critiqué pour la longueur de ces articles mais ce n’est vraiment pas du remplissage ou de l’étalage. Ce papier est très instructif et la passion de leurs auteurs à l’écrire ne gâche pas notre plasir.

Question : cet article a-t-il été écrit à deux in vivo ou par échange de mails ?

Au plasir de vous relire.

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    > Pink Floyd : "The Wall"

    26 juillet 2005, par Geoffroy Bodart [retour au début des forums]


    Il s’agit (malheureusement) d’une collaboration purement virtuelle. Il ne s’agit toutefois pas d’un simple assemblage de textes, que nous aurions chacun rédigé de notre côté. Chacun y a mis sa touche personnelle pour aboutir à une réelle chronique commune. C’est ainsi qu’on peut sentir, dans un même paragraphe, la grande admiration de Nicolas pour Waters, et mes réserves liées à sa dévorante mégalomanie, et à l’idée qu’il se faisait du groupe.

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> Pink Floyd : "The Wall"

25 juillet 2005, par R.T. [retour au début des forums]

Très bien ! Ca m’a donné envie de le réécouter, ce que j’ai fait pendant la lecture et suis encore entrain de faire maintenant. Je m’étais lassé du disque, et le redécouvre avec plaisir. Ca faisait plus d’un an que je ne l’avais glissé dans ma chaîne. Gros plaisir que de réentendre ces sons tellement familiés. C’est bon hein ? Là, je suis sur le solo de guitare de Another Brick...., c’est marrant comme ces mélodies font partie de ma vie. Avant même de découvrir la musique, je crois que j’avais entendu ce morceau quelques centaines de fois. Je crois sincèrement que c’est un des morceaux qui fait partie de l’inconscient collectif des peuples, les premières notes suffisent pour que tout le reste découle. Parfait.

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> Pink Floyd : "The Wall"

25 juillet 2005, par Jérôme [retour au début des forums]

Magnifique chronique, aussi passionnante qu’instructive. Bravo messieurs.

Petit PS quant au nouveau système d’identification : ne serait-il pas possible de changer le mot de passe imposé ?

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