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Pink Floyd : "Atom heart mother"
Hubris intersidéral

mardi 18 octobre 2005, par Marc Lenglet

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Atom heart mother, « l’album à la vache » comme on le surnomme généralement, est la pièce majeure de la période d’expérimentation instrumentale de Pink Floyd. Et, à dire vrai, l’album d’un seul morceau. Et ce morceau, Atom heart mother justement, pulse d’une telle majesté, d’une telle richesse, d’une telle puissance d’évocation, qu’on se passerait volontiers de tout le reste.

Jamais un morceau apparenté au rock n’avait fait preuve d’une telle verve imaginative, d’une telle ambition assumée jusqu’au bout, d’un telle variété dans sa construction. Divisé en plusieurs sections au nom surréaliste, ce monolithe d’Atom heart mother déroule ainsi ses méandres et ses sautes d’humeur au son d’une vigoureuse mélodie au cor, elle-même agrémentée de claviers discrets, de guitares qui évitent de se porter trop en avant, et d’une rythmique en parfaite symbiose avec le reste. Tout à tour, son âme se fait glorieuse, quasiment épique au sens chevaleresque du terme ; plonge dans des tourbillons envoûtants, se découvre légère et primesautière, se referme à l’occasion dans un mutisme presque inquiétant, avant de redémarrer sur le thème triomphant des premières minutes, dans une version quelque peu déglinguée. Il serait de toute façon très vain de vouloir résumer un tel morceau qui, plus qu’aucun autre, a su faire la jonction parfaite entre musique pop et musique classique. Une telle mégalomanie créatrice permit à Pink Floyd d’entrer de plein pied dans le club restreint des groupes prétentieux pour les uns, au génie absolu pour les autres, autrement dit, dans le domaine des groupes de rock progressif. Pourtant, il n’avait ni le côté parfois excessivement précieux, ni même les capacités techniques remarquables des musiciens de cette mouvance. Simplement, cette nouvelle manière, aussi cérébrale que monumentale, d’appréhender le rock signa définitivement la fin de l’ère acid-rock initiée par Syd Barrett. Plus important, cette symphonie est hautement visuelle. Enfilez un casque, installez-vous confortablement, respirez un grand coup, mettez-vous en condition, fermez les yeux et lancez la musique. Je vous fiche mon billet qu’après quelques minutes, des réflexions et des visions singulières commenceront à vous traverser l’esprit sans relâche jusqu’à la dernière note de ces 25 minutes d’orgasme auditif. On ne peut que regretter qu’aucun réalisateur suicidaire n’ait décidé de se lancer dans une retranscription animée de ce chef d’œuvre époustouflant. Un tel film aurait bien entendu été un fiasco retentissant, mais un tel défi aurait mérité d’être tenté. Au moins cette carence permet-elle à chacun de se livrer à ses propres supputations fantasmagoriques quant au concept de base de tout ceci.

Une fois de retour sur le plancher des vaches, If et Fat old sun paraissent un peu fades en comparaison : se livrer à de douces ballades folk, presque traditionnelles, après ce long voyage intersidéral a quelque chose de pusillanime. Summer ‘68 est déjà plus intéressant. Les harmonies vocales guillerettes, typiques de cette ère à peine enterrée, maintiennent un équilibre parfait face aux claviers et aux cuivres qui laissent planer un je-ne-sais-quoi de sinistre et d’inéluctable. Une manière d’illustrer l’apothéose d’un état d’esprit qui serait bientôt anéanti par des évènements peu réjouissants.

Enfin, Alan’s psychedelic breakfast renoue avec l’étrangeté du premier morceau. Cette longue plage surréaliste repose principalement sur des sonorités matinales : douche, craquement d’allumettes, tintements de couverts, absorption de céréales, bruit de lait que l’on verse... Avec, à trois reprises, de douces et lancinantes sections instrumentales. Original, mais peut-être pas vraiment indispensable. En résumé, un titre de bonne facture, trois autres plus anecdotiques, et un morceau titre qui court sur plus de la moitié de l’album et justifie à lui seul la possession de ce disque.

Il est vrai que le génie de cet album et du line-up de cette époque sont bien différents de la folie à retardement de Syd Barrett : plus compliqué et pointilleux, plus académique, presque universitaire, avec, il est vrai, parfois une nette propension à l’enculage de mouches. Suivant la conception que l’on a du rock, on adorera ou détestera cet hybride mégalithique qui, par son ambition et sa quête infinie de grandeur, a pourtant annoncé de manière évidente l’apothéose de Dark side of the moon.



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Marc Lenglet





Il y a 15 contribution(s) au forum.

Pink Floyd : "Atom heart mother"
(1/4) 29 juin 2014
Pink Floyd : "Atom heart mother"
(2/4) 2 juillet 2008, par CHRIS
Pink Floyd : "Atom heart mother"
(3/4) 7 juillet 2006
Pink Floyd : "Atom heart mother"
(4/4) 18 octobre 2005, par Kakwen




Pink Floyd : "Atom heart mother"

29 juin 2014 [retour au début des forums]

mutuelle entreprise obligatoire 2013 et comparaison de mutuelle santé : complémentaire santé entreprise devient précieux

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Pink Floyd : "Atom heart mother"

2 juillet 2008, par CHRIS [retour au début des forums]

Ecoutez une fois CLOSE TO THE EDGE de YES et vous verrez qu’un autre morceau peut être d’une force au moins égale à ATOM HEART MOTHER

Christian

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    Pink Floyd : "Atom heart mother"

    12 novembre 2008 [retour au début des forums]


    CLOSE TO THE EDGE ? mais il est chiant ce dixe et ce morceau ! je vois vraiment pas comment ça pourrait rivaliser avec ATOM HEART MOTHER (la suite et l’album)

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Pink Floyd : "Atom heart mother"

7 juillet 2006 [retour au début des forums]

cet album ci est vraiment la CHARNIERE entre la periode psyché et la periode prog des pf

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Pink Floyd : "Atom heart mother"

18 octobre 2005, par Kakwen [retour au début des forums]

J’aurais écrit les mêmes commentaires mais sur Echoes de Meddle. Atom mother head n’est pas le premier album de Pink Floyd à rompre avec la période psychédélique de Side Barrett, il est dans la continuité de More et d’Ummagumma. Par ailleurs, je pense que c’est seulement Echoes qui annonce la période Dark Side of the Moon. Atom Mother Head ne permet pas de deviner comme Echoes ce vers quoi va bientôt tendre le groupe. Cet album est encore un album d’expérimentation pour le groupe. Chaque membre développait ses propres morceaux. (D’ailleurs, If, Summer’68 et Fad Old Sun sont à chaque fois l’oeuvre d’un seul compositeur.) Disons qu’Atom Mother Head sort du répertoire du groupe. S’agit-il d’ailleurs d’un morceau rock ? Bref, pour moi, il s’agit juste d’une expérimentation du groupe qui cherche à tendre vers un nouveau répertoire, ce qu’il va seulement arriver à réaliser avec Echoes.

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    Pink Floyd : "Atom heart mother"

    18 octobre 2005, par Marc Lenglet [retour au début des forums]


    Je trouve qu’il reste sur Ummagumma quelques reliefs de l’ancien esprit de Pink Floyd, même si cet album était clairement expérimental. Atom Heart mother introduit le côté majestueux et mégalomane qu’on retrouvera par la suite. Par contre, il faudra que j’écoute More pour me faire un avis définitif sur la question.

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      Pink Floyd : "Atom heart mother"

      18 octobre 2005, par Debbie Pinson [retour au début des forums]


      Oui, il faut que tu écoutes More...

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      Pink Floyd : "Atom heart mother"

      18 octobre 2005 [retour au début des forums]


      Selon moi, il ne reste pas plus dans Ummagumma de reliefs de l’ancien esprit de Pink Floyd qu’il n’y a dans A saucerfull of secret de préfigurations du nouvel esprit de Pink Floyd, dans la mesure où il n’existe aucune cassure nette entre ces deux périodes. Les périodes et les catégories sont purement théoriques. Dans la réalité, je pense que Pink Floyd, à cette époque, se cherchait encore après la disparition de son chanteur auteur compositeur Sid Barrett.

      Toutefois, il est vrai que la chanson Atom heart mother fait preuve d’un côté majestueux et mégalomane et que ces deux éléments sont une des caractéritiques de la période Dark side. Néanmoins, je ne pense pas que l’on puisse réduire la différence entre Dark side et les albums précédents à ces deux termes.

      Premièrement, il ne faut pas perdre de vue que les chansons enregistrées sur les premiers albums étaient considérablement réduites par rapport à leur version live où s’éternisaient parfois des improvisations.

      Deuxièmement, les premières chansons de Pink Floyd étaient, selon moi, moins éloignées de ce qu’il ont fait par la suite que ce que l’on s’imagine parfois. En effet, lorsque l’on écoute le live à Pompéi, on se rend compte que des morceaux comme Set the control, A saucerfull of secret et Carefull with that axe Eugene, sont, lorsqu’ils sont joués avec un même son et dans une même ambiance, profondément proche d’Echoes. L’esprit a perduré malgré tout. Bien sûr, il y a une évolution. See Emily play et Time, par exemple, n’ont rien à voir. Mais ce que je veux dire, c’est que Dark side of the moon, qui change profondément par rapport aux autres albums, a été créé par les mêmes compositeurs.

      Troisièmement, que fais-tu des autres composantes traditionnelles de Pink Floyd qui ne se retrouve pas dans ce morceau ? Je pense notamment au son de Pink Floyd, aux thèmes conceptuels des albums etc... ceux-ci peuvent tout autant caractériser Dark side et ne pas se retrouver sur Atom.

      Enfin, je pense qu’il faut examiner aussi l’angle du style de Pink Floyd. Or, le style d’Atom n’est absolument pas comparable à Dark side.

      Dès lors, selon moi, la plus grosse différence se situe au niveau du son. Si dans le live a Pompéi toutes les chansons semblent dater de la même période, c’est parce que justement, à cet époque, Pink Floyd commence à véritablement développer SON son. Les albums précédents étaient caractérisés par une varité de styles et de sons. Plus à partir de Dark Side. Dans Echoes et dans le Live à Pomépi (et peut-être le live d’Ummagumma et donc chacun de leurs concerts ?), ce sont les premiers enregistrements où l’on découvre ce nouveau son, et surtout cette unicité de son.

      Le deuxième différence, c’est une métrise technique grandissante. Seule cette maîtrise technique pourra donner véritablement le style de Dark side et surtout The wall.

      La troisième, c’est l’unicité de style. Cette unité de style englobe peut-être le concept du son. Mais l’unicité de style est selon moi due en grande partie à l’unicité de son.

      Il y a sans doute encore d’autres différences, mais je m’éloigne du sujet premier.

      [Répondre à ce message]

        Pink Floyd : "Atom heart mother"

        18 octobre 2005, par Kakwen [retour au début des forums]


        Déso, ai oublié de signer le message...

        Kakwen

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          Pink Floyd : "Atom heart mother"

          19 octobre 2005, par holyhour [retour au début des forums]


          C’est marrant de noter que le groupe déteste cet album !
          Gilmour : c’est très embarassant...

          Waters je ne rejouerais jamais cette merde !

          Mason : j’ai pas eu le temps de peaufiner mes parties batterie.

          Wright : ne dit rien, comme d’habitude toute façon !

          Magistral ce disque , ma première écoute en 93 en rentrant de chez mon
          père qui m’avait donner le 33t,je l’ai fait tourner et effectivement que d’images ont défilé
          morceau impossible à reproduire en concert : ils l’ont pourtant joué jusqu’en 71’ le bonheur des bootlegs faisant, meme sans orchestre en 16 minutes .

          [Répondre à ce message]

            Pink Floyd : "Atom heart mother"

            19 octobre 2005, par Kakwen [retour au début des forums]


            Tiens, je ne savais pas... je sais juste que Gilmour a renié The final cut.

            [Répondre à ce message]

              Pink Floyd : "Atom heart mother"

              15 novembre 2005, par labible13 [retour au début des forums]


              il l a renié tout simplement parce que waters a fait the final cut tout seul et que les autres n ont pas participer the final cut c pas pink floyd c waters (et heureusement car l album n est vraiment pas terrible) ensuite je trouve que tu ne connais pas si bien que ca pink floyd pour moi atom est la meilleure chanson est de loin et meme si j adore echoes elle en est loin ensuite on retrouve des nappes dans atom qu on peut retrouver dans tous les albums principaux de pink floyd il y a meme un tout petit passage de echoes a la fin de atom si on ecoute bien on entend l intro au piano d echoes je pense qu echoes est reste un peu pop sur les refrains les couplets meme avec le passage psyché au milieu je suis musicien et je compose beaucoup dans le progressif et je peu t affirmer que echoes n est pas forcement un morceau d une tres grande complexité a creer je pense il fallait juste le faire (surtout a l époque) tandis qu atom est vraiment monstrueux et se rapproche fortement d une composition classique tout en gardant un esprit rock et aussi super imaginatif (moi aussi g vu des tas d images en ecoutant la chanson et j en vois encore) je t invite a l ecouter une nouvelle fois encore en ecoutant cette fois chaque instrument chaque voix chaque morceaux en t imaginant une scene chaque transition (plus forte et monstrueusement construite les unes que les autres) et je pense que si tu essai vraiment d aimer le morceau tu nous approuvera (enfin j espere) pour continuer je ne pense pas que ni echoes ni atom ne soit a l origine de dark side c vraiment un album a part construit avec une autre idee qu il n avait pas encore experimenter ce n est pas le meme son ni les memes accords ni la meme facon de faire et le tout avec un ingenieur du son en or (allan parsons) qui a su rendre cet album le meilleur de tout les temps certainement beaucoup de monde le pense et je suis d accord enfin je reste d accord avec toi sur un point ce n est pas avec atom que pink floyd est sorti de la periode barett c ét fait depuis un moment meddle confirmait ce decrochage avec le premier compositeur du groupe mais je pense quie meme avant c été deja bien parti
              voila j aimerai juste rajouter un mot sur un album pas citer dans ce forum c animal que je trouve le meilleur apres dark side bien sur surtout avec sheep et pigs (surtout celle la meme) cerrtes avec un son tres different mais on retrouve toujour un son et une composition qui ne peuvent etre que des pink floyds et dans cet album il faut remarquer d une qu il y a 3 chansons vraiment interessante (pigs in the wind petite balade rien de bien mechant et c tout) et que ces trois chansons suffisent a rendre l album enorme et a tout simplement sortir l album car il n y a pas d autre chanson dans l album et ca aussi c monstrueux en tout cas merci a pink floyd d exister ou serait on sinon ;-)
              votre serviteur labible13

              [Répondre à ce message]

    Pink Floyd : "Atom heart mother"

    17 novembre 2005, par Kakwen [retour au début des forums]


    Pour répondre au message de labible13 du 15 novembre dernier :

    « il l a renié tout simplement parce que waters a fait the final cut tout seul et que les autres n ont pas participer the final cut »

    oui c’est possible que ce soit la raison. Il est effectivement précisé sur la pochette qu’il s’agit d’un album de Roger Waters joué par Pink Floyd. La part de création de Gilmour a été réduite à quelques solos qui, je pense, sauvent un peu l’album. Lors de leur dispute Gilmour a réagit en précisant que Pink Floyd n’avait jamais su reconnaître son apport personnel à sa juste valeur.

    « the final cut c pas pink floyd c waters (et heureusement car l album n est vraiment pas terrible) »

    Waters n’a pas a prouvé qu’il est un très bon compositeur. D’ailleurs, Pink Floyd n’a pas réalisé que des bons morceaux après Waters, que du contraire...

    « ensuite je trouve que tu ne connais pas si bien que ca pink floyd pour moi atom est la meilleure chanson est de loin et meme si j adore echoes elle en est loin ensuite »

    Je n’ai jamais prétendu être un expert en matière de Pink Floyd. Je m’intéresse juste à ce groupe. Par ailleurs, je ne pense pas que trouver un tel morceau mieux q’un tel autre morceau détermine le niveau de connaissance d’un groupe. A la limite, le niveau d’appréciation du groupe. Enfin, je n’ai jamais dit qu’Echoes était une meilleure chanson. Personnellement, je préfère Echoes à Atom, c’est vrai, mais cela dépend évidemment des goûts et ça ne veut pas dire pour autant qu’Echoes est forcément meilleur.

    « on retrouve des nappes dans atom qu on peut retrouver dans tous les albums principaux de pink floyd il y a meme un tout petit passage de echoes a la fin de atom si on ecoute bien on entend l intro au piano d echoes (...) »

    Pour rappel, j’ai dit ceci aussi :

    « (...)les premières chansons de Pink Floyd étaient, selon moi, moins éloignées de ce qu’il ont fait par la suite que ce que l’on s’imagine parfois. (...) ce que je veux dire, c’est que Dark side of the moon, qui change profondément par rapport aux autres albums, a été créé par les mêmes compositeurs. »

    Donc, je veut bien croire...

    « je suis musicien et je compose beaucoup dans le progressif et je peu t affirmer que echoes n est pas forcement un morceau d une tres grande complexité a creer je pense il fallait juste le faire (surtout a l époque) tandis qu atom est vraiment monstrueux et se rapproche fortement d une composition classique tout en gardant un esprit rock et aussi super imaginatif »

    je ne vois pas pourquoi tu évoques la complexité. Atom est peut-être plus complexe dans sa structure de composition qu’Echoes, mais je ne vois pas pourquoi ça le rapprocherait plus de Dark side ou ça lui conférerait un statut de supériorité sur Echoes.

    Par ailleurs, je ne disconviens pas qu’il s’agisse d’une œuvre imaginative.

    « pour continuer je ne pense pas que ni echoes ni atom ne soit a l origine de dark side c vraiment un album a part construit avec une autre idee qu il n avait pas encore experimenter ce n est pas le meme son ni les memes accords ni la meme facon de faire et le tout avec un ingenieur du son en or (allan parsons) qui a su rendre cet album le meilleur de tout les temps certainement »

    Voilà donc un troisième point de vue sur le débat même (qui était de voir en Atom ou en Echoes le précédent de l’esprit de Dark side, et pas de comparer les qualités respectives de ce deux chansons) : Dark side n’a pas de précédent. Toutefois, dans ce cas, pourquoi David Gilmour, dans une interview qu’il donne dans un DVD documentaire sur Dark side, prétend que l’on peut deviner ce que Pink Floyd allait devenir en écoutant Echoes ?

    Par ailleurs, selon moi, comme je l’ai expliqué, la ressemblance ou la différence entre ces deux périodes de Pink Floyd ne tient pas aux accords, à une idée (laquelle ?), ou à un ingénieur du son, mais plutôt en, premièrement, l’unicité de son, deuxièmement, la maîtrise technique grandissante, troisièmement, l’unicité de style qui caractérise la période Dark side (cf ci-dessus).

    (D’autre part, à titre personnel et subjectif, je ne trouve pas que la production de Dark side soit la meilleure du groupe. Je trouve que le son manque un peu d’air et de légèreté. Je préfère la production de Wish you were here.)

    Maintenant, je te rejoins en ce sens que Dark side est effectivement hyper original et marque un tournant significatif dans la musique du groupe.

    Pour conclure, je crois que le débat peut être sans fin et que certainement chacun a sa propre conception de l’histoire de Pink Floyd. Toutefois, c’est un débat intéressant à tenir !

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    Pink Floyd : "Atom heart mother"

    14 mai 2006, par brice [retour au début des forums]


    C quoi Atom Mother Head ???

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