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Joni Mitchell : "The hissing of summer lawns"
Rousseau walks on Trumpet Paths

lundi 9 mars 2009, par Mathieu, mélomane

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Prétendre que j’ai un faible pour Joni Mitchell est un euphémisme. Je lui serai éternellement reconnaissant pour la musique qu’elle crée et partage avec l’humanité depuis plus de quarante ans. Les six premières années de sa carrière, son public pouvait la situer dans le segment folk (-rock) sans se tromper, en bonne compagnie de Carole King, de Neil Young et de Bob Dylan. Avec Court and spark, son disque de 1974 et son premier succès populaire de taille, Joni Mitchell entame un nouveau voyage musical et - des années avant Paul Simon, Peter Gabriel et David Byrne - invite son public à découvrir une musique intelligente, mais aussi funky, sensuelle et sensible. Sa voix et ses mélodies seront dorénavant posées dans un écrin de jazz, de rock, d’electro et de musiques du monde. Comme fan de Joni Mitchell, je me trouve en excellente compagnie : Kurt Cobain, Björk et Prince, entre autres, ont tenté de partager leur passion pour la musique de Joni Mitchell avec leur public. En fait, il ne manque que vous ! Et je pense que The hissing of the summer lawns est l’introduction idéale à l’œuvre de Joni Mitchell.

Si vous ne me croyez pas pour le coup de l’electro et des musiques du monde, je vous propose d’aller directement vers le deuxième morceau, The Jungle Line. Ce morceau est un délicieux exercice d’équilibre musical entre hurlements scandés (on se croirait presque à un match de foot), cris type Love on the Beat de Gainsbourg, (ici, un ingrédient parmi d’autres), rythmes entraînants des Warrior Drums of Burundi, synthés Moog et Joni Mitchell chantant :

"The jungle line, the jungle line

Burning in a ritual of sound and time

Floating, drifting on the air-conditioned wind

Drooling for a taste of something smuggled in..."

Les musiciens ne sont pas de simples mercenaires de studio, mais des artistes admirés de Joni Mitchell. Ils apportent cette touche élégante et aérée que je retrouve sur la plupart des disques que je trouve atemporels. Mitchell, peintre de talent (comme Captain Beefheart), utilise ses musiciens comme des couleurs à poser sur un canevas. A aucun moment la musique n’est plombée par une virtuosité pesante. Le mot d’ordre est clairement d’en faire trop peu plutôt que trop.

Ce sont la voix de Joni Mitchell, la beauté de ses mélodies et la profondeur de ses textes qui lui ont apporté son public dès le début, mais ce qui se passe sur ce disque ne me semble pas comparable à ce qui était connu à l’époque. Ou si, tout de même : je ne retrouve une telle cohérence conceptuelle, un niveau musical aussi élevé et une telle qualité textuelle que chez le Gainsbourg (encore lui ? Quel hasard...) de Melody Nelson et de L’Homme à tête de Chou.

Dans le livret du disque, vous trouverez une photo de Joni Mitchell en bikini noir portée par une eau limpide. En voyant cette photo, sensuelle et délicate, vous comprendrez pourquoi je l’adore. La couverture, elle, (veuillez poser devant vous le livret ouvert, la couverture vers le haut si vous voulez en profiter pleinement) accomplit à merveille ce qu’elle est censée faire : illustrer les propos musicaux et textuels du disque. Imaginez un upgrade urbain des thèmes du Douanier Rousseau et vous ne serez pas tellement loin du résultat !

Joni Mitchell réalise quelque chose de très précieux sur ce disque : toucher ses auditeurs par des sentiments positifs et subtils. Ce mélange de mélancolie, d’espoir et d’amour de la vie est merveilleusement illustré par le dernier morceau intitulé Shadows and Light, composé du chant de Joni (multiplié en chœur, et en solo) qui s’accompagne en jouant sur un orgue Farfisa :

"Every picture has its shadows

And it has some source of light

Blindness, blindness and sight

The perils of benefactors

The blessings of parasites

Blindness, blindness and sight..."



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Mathieu, mélomane





Il y a 1 contribution(s) au forum.

Joni Mitchell : "The hissing of summer lawns"
(1/1) 9 novembre 2012, par ccocoo




Joni Mitchell : "The hissing of summer lawns"

9 novembre 2012, par ccocoo [retour au début des forums]

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