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Genesis : "The lamb lies down on Broadway"
La secte de Rael

jeudi 8 mars 2007, par Geoffroy Bodart, Marc Lenglet

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1974. Le rock tente de repousser ses limites, de trouver sa place en tant que genre musical noble, et non plus réservé aux teens, aux tenants de la contre-culture. Plus qu’un étendard de cette approche, Genesis, dont les trois albums précédents sont autant de classiques de la musique des années 70, se lance dans le sous-genre le plus casse-gueule qui soit : l’opera-rock.

Disque phare du parcours de Genesis et chant du cygne pour Peter Gabriel au sein de la formation qu’il avait contribué à mettre sur les rails, The lamb lies down on Broadway prend la forme d’une sorte de voyage souterrain peuplé de créatures fantasmagoriques et d’épreuves mystico-initiatiques, à mi-chemin entre l’Odyssée d’Ulysse et Alice au pays des merveilles. Rael, jeune délinquant portoricain des bas-fonds new-yorkais, se retrouve comme par miracle projeté dans un univers alternatif déroutant où, de rencontres mystiques en réminiscences douloureuses de sa propre condition, il finira par découvrir la voie de la rédemption. L’accouchement de ce monument d’ambition ne se passa pas lui non plus sans douleurs. Le concept global de l’album fut élaboré et imposé par un Peter Gabriel plus décidé que jamais à transcrire ses rêveries en musique... Au détriment d’une idée de Mike Rutherford d’adapter Le petit Prince de Saint-Exupéry au format opera-rock. Tout aussi déterminé à porter à lui seul l’entièreté du processus de composition, Gabriel ne put cependant tenir ses engagements en raison de problèmes personnels, et la musique fut quasi exclusivement composée par les quatre autres membres de la formation, tandis que les textes et la construction du scénario restaient entre les mains de Gabriel. Pendant la production de l’album, Peter Gabriel fut contacté par le cinéaste William Friedkin (oscarisé deux ans plus tôt pour French Connection) pour une potentielle adaptation cinématographique de son récit. Contre l’avis général de ses comparses, Gabriel se mit aussitôt à travailler d’arrache-pied sur les premières ébauches d’un scénario, laissant les autres membres de Genesis livrés à eux-mêmes pour assurer la venue au monde d’un travail qu’ils n’avaient pas réellement désiré. Un calcul hasardeux puisque le projet cinématographique tomba bien vite à l’eau. Quelques éléments qui jouèrent peut-être un rôle dans la décision de Peter Gabriel de quitter Genesis au terme de la tournée suivante, durant l’été 1975...

Un départ au bon moment, pourrait-on dire : en pleine gloire, après un disque qui a décroché ses galons de classique, et juste avant que les punks ne se mettent en tête de piétiner sous leurs combat-shoes tous les disques intellos de papa ou du grand frère. Car il est indéniable que ce qui fit de ce disque un indispensable pour les uns, en fit un exécrable cliché de tout ce que le rock ne pouvait pas être pour les autres. Car même si le chant de Gabriel se fait quelque fois agressif (Back in N.Y.C. - cette verve n’est d’ailleurs pas particulièrement plaisante) ou, à l’inverse, se mue en chuchotements de comploteur (The Grand Parade of lifeless packaging), il reste la plupart du temps dans la veine semi-déclamatoire des albums précédents. Et musicalement, on touche là à la quintessence du rock progressif : intellectuel et intelligent, pompeux et précis, référentiel et développant un univers propre. Tout y est : les chansons à rallonge (même si Genesis se montre très raisonnable sur ce coup-ci en ne proposant que deux titres qui passent les huit minutes), les chansons découpées en plusieurs parties (The colony of slippermen), les renvois mélodiques d’une chanson à l’autre (comme le thème lancinant qui clôt The lamb lies down on Broadway et guide The carpet crawlers), les rappels de thèmes (The lamb lies down on Broadway et son pendant mélancolique sur le second disque, The light dies down on Broadway), musique en adéquation avec les paroles (le tournoyant The cage), etc.

Le groupe évite toutefois de faire de ses compositions des pièces aussi hermétiques et abstraites que ses textes. C’est ainsi que plusieurs merveilles pop/rock dont la destination unique est de ravir les esgourdes émaillent l’album de long en large, qu’il s’agisse de Fly on a windscreen où l’équilibre entre sections chantées et sections instrumentales pertinentes confine à la perfection ou encore, ce délicieux Counting out time qui renoue avec la bonhommie campagnarde d’un Selling England by the pound.

Si on retrouve également, à l’instar des albums précédents, quelques-unes de ces sublimes récitations, cette fois plus mystiques que gentiment pastorales (les chef-d’œuvres oniriques que sont The carpet crawlers et The lamia), il est à noter que Genesis n’a pas hésité à durcir le ton pour les sections qui le réclamaient, avec un usage plus appuyé que jamais de la guitare électrique. On découvre même, au tournant du second disque de curieuses sonorités expérimentales (sur The waiting room) qui ne sont pas sans évoquer Can ou Neu.

Cette richesse se paye cependant au prix d’une incohérence assez récurrente tout au long des deux disques. Une impression assez indéfinissable, comme si The lamb lies down on Broadway n’arrivait pas à suivre son concept de manière ferme, ni même à échafauder une architecture musicale en adéquation totale avec la trame développée. C’est peut-être ici que l’on déplore le plus le fossé qui se creuse entre Peter Gabriel à la plume et les autres membres du groupe aux instruments. C’est ici également que l’on pourra reprocher tant à Genesis qu’au courant musical duquel il ressort de parfois (souvent ?) délaisser l’émotion brute, l’impact émotionnel, au profit d’une rationalité triomphante, d’un récit trop écrit, trop réfléchi (à tel point qu’on frissonne à peine lors du terrible dilemme auquel est confronté Rael à la fin du récit et qu’on ne tire aucune conclusion du choix qu’il a posé). On note d’ailleurs - tout particulièrement sur le second disque - un certain nombre de plages totalement dispensables d’un point de vue musical mais sans doute nécessaires pour éviter des ellipses trop importantes dans la trame scénaristique. Une autre contingence technique imprévue réside dans ces nombreux instrumentaux présents au fil des morceaux (Broadway melody of 1974, Hairless heart,...). Moins intéressants et moins bien intégrés à la structure de l’œuvre que ceux qu’on rencontre sur nombre d’autres références progressives, devaient en réalité permettre à Peter Gabriel de changer de costume durant les représentations scénico-théâtrales de la tournée qui s’ensuivit. En effet, suivant en cela la tendance de nombreux albums concepts et opera-rock de cette époque, Genesis jouait son album en entier, à la manière d’une pièce de théatre. Estimant que le public ne parviendrait pas à saisir l’essence de leur travail s’ils se contentaient de leur offrir le contenu du disque à l’état brut, les concerts se transformèrent donc en représentations costumées, entrecoupés de longs monologues explicatifs tandis que plus d’un millier (!) de diapositives étaient diffusées en arrière plan afin d’illustrer les morceaux. Le nécessaire manque de rythme et de stabilité visuelle qui en découlèrent firent que The lamb lies down on Broadway ne fut jamais filmé en live. Pour les plus jeunes générations, le cover-band canadien The Musical Box entreprend depuis quelques années de recréer avec une précision d’horloger les tournées de Genesis. Set-lists, commentaires entre les chansons, variations entre les versions sur disque et sur scène, costumes, décors, tout est mis en œuvre, avec succès semble-t-il, pour faire revivre un concert de Genesis, millésime 74.

Reste que même avec les lyrics en main, on reste parfois perplexe devant la manière dont le récit a été élaboré. La symbolique forcenée désirée par Gabriel se retourne contre lui, et plus d’une fois, on aura beau retourner l’affaire dans tous les sens, on ne pourra rattacher la métaphore à sa signification réelle. En d’autres occasions, on se contentera de trouver les images assez caricaturales ou ridicules. Le coup de la castration pour éviter une mutation irréversible, suivie du vol de l’éprouvette contenant le service trois-pièces par un grand oiseau noir, donne un peu l’impression que Tex Avery s’est invité sur le divan du psy. Tout l’album pouvant se concevoir comme un rêve surréaliste, on peut certes accréditer l’idée que le chaos spontané qui transpire de l’ensemble est justifié mais il faut avouer que si on s’intéresse au propos autant qu’à la musique, on reste un peu sur sa faim. Le fil conducteur de l’épopée s’égare souvent dans un fumeux mélange où on déterre pêle-mêle délinquance moderne et mythologie ancienne, rédemption et pathos freudien, scénettes naturalistes et castration symbolique. Mais comme dans tout bon disque progressif, c’est moins le texte que l’interprétation que l’on en fait qui compte. Alors, fable identitaire sur la place des jeunes immigrés transcrite via la relation destructrice avec son frère et sosie WASP John (The cage, In the rapids) ? Quête d’une vérité absolue sur la nature et la conditions humaine, l’homme étant à la fois ou successivement âme au début de l’histoire, spermatozoïde (The carpet crawlers), enfant (Hairless heart, qui mettrait en musique une cérémonie de rasage de pubis) et corps brut (The Grand Parade of lifeless packaging) ? Introspection d’un frustré sexuel (l’amusant Counting out time, Lamia) ? Tout ça, en fait, et bien plus, ou bien moins... Le rideau se ferme d’ailleurs, avec It, sur une impasse, que Gabriel, sur scène, résumait par un It’s up to you !. Ainsi, que tout cela ait du sens ou pas, c’est notre problème après tout...



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Marc Lenglet

Geoffroy Bodart





Il y a 85 contribution(s) au forum.

Genesis : "The lamb lies down on Broadway"
(1/3) 16 février 2008
Genesis : "The lamb lies down on Broadway"
(2/3) 21 août 2007, par rené
Genesis : "The lamb lies down on Broadway"
(3/3) 8 mars 2007, par Claude Nobels




Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

16 février 2008 [retour au début des forums]

non au contraire, "The Lamb..." est le seul album avec Gabriel qui tient la route aujourd’hui ! à tous les niveaux : soniquement c’est celui qui est le plus contemporain et qui ne s’embarrasse pas de morceaux à rallonges comme sur "Foxtrot", "Selling England..." (un morceau comme Lilywhite Lilith préfigure le Genesis à venir et l’instrumental Silent Sorrow In Empty Boats nous ramène directement au Brian Eno futuriste qui composera quelques mois plus tard "Discreet Music") et au niveau du concept c’est la même chose, on a plus à se taper des histoires toutes plus extravagantes les unes que les autres. on est bien dans le réel (c’est le cas de le dire). même la superbe et angoissante pochette en noir et blanc va dans ce sens !

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Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

21 août 2007, par rené [retour au début des forums]

The Lamb est à Genesis ce que The Wall est à Pink Floyd, à savoir un machin gonflant et pompier. Une exception : "the carpet crawler" . Lorsque j’ai vu Geneis le 15 juin 1976 à Cambrai ce titre avait plongé la salle dans une sorte d’extase extatiquement extatique, me suis-je bien fait comprendre ?

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Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

8 mars 2007, par Claude Nobels [retour au début des forums]
Genesis : The Lamb lies down on Broadway

Bonjour
Il est des oeuvres imparfaites dont la beauté réside justement dans cette imperfection, laissant la place au spectateur ou à l’auditeur pour faire évoluer sa propre imagination dans les cases laissées vides.
A la limite, rien n’est plus frustrant qu’une oeuvre impeccablement achevée, autosatisfaisante et close. Ce type de création tend à l’hermétisme. Elle peut certes traverser le temps mais se réécoute peu, ou pas du tout.
Certes votre critique est intéressante. Certes, on sait que The Lamb allait marquer la fin de la collaboration entre les antagonistes de Genesis, premier cru. Certes le texte est parfois d’un onirisme naïf ou scabreux (si je ne me trompe, Gabriel faisait à l’époque connaissance avec la psychanalyse jungienne) et, en effet, certaines plages du double album sont dispensables.
Mais je suis aller voir Musical Box dans son travail de reprise sur scène de l’album et je ne peux m’empêcher de croire que The Lamb reste une oeuvre majeure de l’histoire du rock progressif et qu’aucun créateur n’a égalé à l’heure actuelle son audace et sa créativité, malgré ses maladresses et ses erreurs.
Quant à l’élaboration même de l’oeuvre, The Lamb est pour moi à la musique ce que Casablanca (de Michael Curtiz) est au cinéma. Voilà bien un film dont l’écriture et la réalisation ont été foireuses de bout en bout : trois scénaristes s’y sont succédés en cours de tournage, Bogart y était bourré du matin au soir, Bergmann n’a failli pas le jouer et aucun des acteurs ne comprenait le sens de ce qu’il faisait tant l’histoire a évolué au fil du travail. Et pourtant, ce qui devait être un bide annoncé s’est révélé une oeuvre majeure du cinéma américain, cité parmi les dix films indispensables à garder dans sa vidéothèque.
C’est que, malgré toutes ses imperfections scénaristiques, de jeu et de réalisation, il s’en dégage une magie indicible, une émotion pure et une inaltérable nostalgie.
Je retrouve les mêmes sensations à la réécoute de The Lamb et c’est justement parce que le concept est caduque et non parfaitement abouti que j’y trouve du plaisir.
Il n’y a du désir que parce qu’il y a du manque, de la beauté que parce que le laid existe, de la musique que parce qu’il y a des silences.
On aura beau décortiquer l’oeuvre dans tous les sens pour en retirer sa quintessence, elle demeure dans sa globalité et sa merveilleuse adolescence.
Esprits chagrins s’abstenir.
Mais cela m’a fait du bien d’échanger cette opinion avec vous.
Merci de m’avoir lu.
Claude Nobels.

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    Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

    8 mars 2007 [retour au début des forums]


    "C’est que, malgré toutes ses imperfections scénaristiques, de jeu et de réalisation, il s’en dégage une magie indicible, une émotion pure et une inaltérable nostalgie."

    Exact, et ce sens, je dirais que The Lamb est une oeuvre qui se place au-delà de toute critique. Non pas qu’on ne puisse pas la critiquer mais les critiques ne peuvent en aucun cas ternir l’éclat de cette oeuvre. Un peu comme si on critiquait la Ferrari de Schumacher parce qu’elle est bleue et pas rouge : ça ne change rien à la valeur de la voiture ni du pilote [oui je sais c’est une comparaison totalement foireuse :-)]

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    Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

    8 mars 2007 [retour au début des forums]


    « A la limite, rien n’est plus frustrant qu’une oeuvre impeccablement achevée, autosatisfaisante et close. Ce type de création tend à l’hermétisme. Elle peut certes traverser le temps mais se réécoute peu, ou pas du tout » ... Voilà une remarque bien curieuse et qui mériterait débat.
    Je ne comprends pas bien pour quelles raisons on aurait moins envie de ré-entendre une oeuvre que l’on considère parfaite.

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      Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

      8 mars 2007, par Claude Nobels [retour au début des forums]


      Vous avez raison... Mes propos étaient un peu provocateurs. Une oeuvre parfaite peut évidemment se ré-entendre avec délice. Mais au plus j’avance en âge (49), au plus je trouve du charme dans ce qui approche la perfection sans l’atteindre. Je trouve qu’il s’y recèle tout ce qui est humain. C’était donc un clin d’oeil et je vous remercie de nuancer mes affirmations péremptoires... :-)

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        Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

        8 mars 2007, par jp [retour au début des forums]


        En art, la perfection est un concept relatif à chaque individu. Les critères de chacun diffèrent selon sa sensibilité, sa philosophie, son éducation, sa formation, ses exigeances, ...(non exhaustif). A chacun sa propre équation à x inconnues. Vouloir débattre de la perfection d’une oeuvre est parfaitement vain. Si tu aimes The lamb..., ce n’est pas parce qu’il n’est pas parfait ; c’est parce qu’il est parfait pour ta propre équation, dans laquelle il y a certainement une inconnue que tu n’as pas identifiée et gratifiée chez toi d’un coefficient fort.

        C’est néanmoins intéressant de lire un avis comme le tien, et je le sais, je suis un peu tordu.

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          Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

          22 mars 2007, par Arnaud [retour au début des forums]


          Pas faux du tout, mais bien intello. quand même ! et puis la perfection, ça existe, mais juste dans les yeux de celui qui voit, écoute, goûte... donc parfaitement subjectif, mais partageable à souhait... si on le souhaite. Si on veut faire dans l’intello de base, ça pose le problème de la solitude humaine et du partage...

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      Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

      22 mars 2007, par Arnaud [retour au début des forums]


      Tout simplement parce qu’on oublie, qu’on fait autre chose et qu’on a envie de re-ssentir cette "perfection". Mais "The Lamb..." n’est pas parfait ! certains sons de synthés m’agacent, mais cet agacement, issu de 20 années d’écoute de quantités redoutables de tas d’autres musiques - trad’ pur et pas si dur , jazz, classique de toutes époques..., me permet de "dater" ce disque, autant dans l’Histoire que dans "mon" histoire. En fait, comme un enfant, on peut dire "encore !"

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    Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

    9 mars 2007 [retour au début des forums]


    très bon commentaire Mr Nobels,
    je vous rejoins à 100% !

    et d’ailleurs cette oeuvre reste bien au-dessus de tout ce qui sort actuellement et est mis en avant par les médias.
    on n’est pas né à la bonne époque jvous dis.....

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      Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

      9 mars 2007, par Xavier [retour au début des forums]


      Bof...en même temps, des oeuvres comme celles là il n’y en avait sans doute pas à la pelle...même à l’époque...

      Et puis des trucs très bons il y en a encore maintenant...enfin, moi ce que j’en dis...

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        Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

        22 mars 2007, par Arnaud [retour au début des forums]


        Mouais, sauf qu’à l’époque il y avait tout ce "milieu" progressif, sans compter le jazz, le jazz rock, la musique baroque... et que maintenant les héritiers de cette musique sont surtout des "techniciens", et pour l’intérêt musical : mouais... à l’époque, à la radio - généraliste - , à la télé - généraliste -, il y avait tout ça : rocks et jazzs divers , varièt’ de base, classique... peut être que le fait qu’il y avait à "conquérir" quelque chose dans les institutions faisait bouillonner la marmite. Le seul gain des 70’s , c’est de la musique partout et tout le temps, et des radios et des télés - ghettos : style radio progr.anglais de l’année 70 à Londres les jours pairs de 12 h à 15 h- et à la c... à la pelle... : de la quantité, et pas si variée. De la même manière que le jazz est devenu repu de ses propores conquêtes, cette musique a arrêté de ... progresser dasn ces années, maybe ’cause of punk phenomenon...

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          Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

          30 mars 2007, par ex prof [retour au début des forums]


          ’the lamb ..’ est peut-être un chef d’oeuvre mais ce fut également le chant de cygne du groupe,dissensions internes amenant le départ de Gabriel.
          Avec le recul ’the lamb’ apparaît quelque peu ’pompier’ et décousu,il n’a finalement pas la force de ’trespass’ ou ’selling England’ .Pour qui a pu voir les différentes performances de MUSICAL BOX ,c’est clair :the lamb est daté !

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            Genesis : "The lamb lies down on Broadway"

            23 septembre 2011, par ZIDI [retour au début des forums]


            Je ne sais pas si l’on peut dire que the lamp... est daté il fait parti d’un chef d’oeuvre qui va bien au delà du temporel. Tout les albums de genésis et surtout à l’époque de Perter Gabriel témoigne d’une recherche musicale trés elaborée, personne ne pourra me contre dire là dessus. Génésis comme pink floyd font parti
            de ces groupes qui ont inové dans leur Art. Ils sont les Génis du xxéme siécle de meme que Mozart, List, Wagner...ect l’ont été à leur époque.

            Quand n’est - il en ce xiéme siécle... ?

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