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Frank Zappa : "Joe’s garage"
Garage days revisited

lundi 13 octobre 2008, par Marc Lenglet

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Avec ou sans les Mothers of Invention, Frank Zappa reste invariablement considéré comme l’un des artistes majeurs de la seconde moitié du XXème siècle. Iconoclaste au sens noble du terme, musicien hors normes et protéiforme, pasticheur inspiré de l’esprit musical de son temps, critique acide et irrévérencieux de la société qui l’entoure et, parfois, prophète des tendances à venir, Zappa a marqué le rock au plan musical comme au plan culturel, même si son influence reste plus diffuse que celle de beaucoup d’autres, de par cette approche savante, presque scientifique, de son art. Sa plus grande force reste néanmoins d’avoir toujours été capable de faire cohabiter ses ambitions artistiques exigeantes avec un remarquable feeling pop et des compétences strictement musicales à en faire pâlir beaucoup.

Là où les réalisations des années 60 avec les Mothers baignaient dans un marigot de folk, de rock psychédélique et de doo-wop, Joe’s Garage affirme sans peine, en 1979, son ancrage aux années 70. On notera à cette occasion une nouvelle démonstration de l’esprit de contradiction de Zappa : parfaitement au fait de l’arrivée du punk mais jugeant sans doute que la simplicité de ce dernier n’offrait guère de possibilités ludiques, Zappa a préféré concevoir Joe’s garage sur le mode de l’opéra-rock, genre alors installé depuis une dizaine d’années mais au premier rang des concepts à abattre pour la nouvelle génération de musiciens. Ce format à contre-courant fait en tout cas de Joe’s garage l’une des réalisations les plus ambitieuses de Zappa, ne serait-ce que par son ampleur, puisqu’il s’agit d’une œuvre en trois parties sortie à l’origine sur deux vinyls, puis sur un double CD.

En dépit de ses proportions imposantes, Joe’s garage reprend la plupart des éléments qui caractérisent l’œuvre de Frank Zappa, tant au niveau du procédé d’écriture des morceaux que du pastiche musical et de la critique sociale planquée derrière l’habituel fatras d’élucubrations surréalistes. Ainsi, toutes les parties de guitare, à une exception près, sont toujours conçues selon le fameux principe de xénochronie, à savoir la réutilisation et le réarrangement d’ancien matériel, non spécifiquement conçu pour le morceau concerné. Au sein du personnel pléthorique dont Zappa s’est entouré cette fois, on notera également la présence de quelques futures pointures, comme Warrenn Cucurullo, futur guitariste de Duran Duran (!) ou Vinnie Colaiuta, l’un des batteurs de studio les plus respectés des trente dernières années (actuellement sous-employé chez Megadeth). La parodie musicale est elle aussi de sortie. Sorti durant les derniers mois des années 70, Joe’s garage se propose de revisiter la décennie écoulée d’un point de vue musical. Au hasard des plages, on dégottera ainsi une sympathique petite ballade rock FM basée sur trois accords (Joe’s garage) mais aussi du reggae (Lucille messed my mind up), du funk (l’extraordinaire Keep it greasey), ou encore du disco, avec Stick it out, une pièce complètement barrée en allemand de cuisine. Il est toujours aussi surprenant que Zappa, tout en se moquant joyeusement des modes passagères, parvienne à en livrer des exemples aussi convaincants. Les pièces funk et disco par exemple, auraient pu être de véritables hits dans leur créneau respectif, s’ils n’avaient pas été composés dans cet esprit définitivement parodique.

Triturations techniques complexe, "comédie" musicale... et l’engagement dans tout ça ? Rassurez vous : incorrigible plaisantin, Zappa ne se prive pas une fois de plus d’égratigner certains aspects de la société américaine, qu’il s’agisse du phénomène des groupies, de l’obsession US pour le sexe ou des sectes (et plus particulièrement l’église de scientologie). Le cœur de sa critique se dirige néanmoins contre la censure artistique sous toutes ses formes, un sujet plutôt actuel en 1979 - la révolution islamique iranienne venait d’interdire la musique la même année - voire même prémonitoire : cinq ans plus tard, le PMRC (Parents Music Ressource Center) serait fondé à l’instigation de Tipper Gore afin de lutter contre les Explicit lyrics contenues dans la musique rock ; et Zappa n’aurait de cesse de lutter contre cette association, allant même jusqu’à témoigner au Congrès en faveur du premier amendement.

Poussant la logique de l’objet de ses critiques jusqu’à l’absurde, Joe’s Garage est ironiquement présenté comme une œuvre de propagande par le Central Scrutinizer, la voix désincarnée qui intervient tout au long de l’album. Dans une société fictive ayant inventé le principe de criminalisation totale comme vecteur d’égalité entre les individus, la mise hors-la-loi de la musique est perçue comme l’ultime moyen d’amener vers la norme ceux qui sont trop paresseux ou trop honnêtes pour commettre un véritable crime. Joe’s Garage présente, à titre d’édification des masses, la descente aux enfers de Joe, laborieux musicien amateur, afin de préserver les générations futures de l’influence pernicieuse de la musique. Sa passion réprimée par la loi, Joe tentera par tous les moyens de trouver un palliatif. Entre libations de tour-bus et concours de t-shirt mouillés avec des groupies catholiques perverses, drague et saillies cathartiques avec des robots de fabrication allemande recommandés par l’église de l’Appliantologie, et partouzes homosexuelles dirigées par l’aumônier de la prison où il finira par échouer, Joe finira par se réfugier dans sa tête, seul espace de liberté subsistant... avant de sombrer définitivement dans la folie face à l’inanité de ce processus créateur : le tragi-comique au service d’une cause importante, comme souvent chez Zappa en somme, mais développé au travers d’un scénario plus complexe qu’à l’accoutumée.

Si Joe’s garage est indéniablement une œuvre riche, souvent drôle et sarcastique, qui déploie à nouveau un bel éventail des multiples talents de Frank Zappa, il n’est pourtant pas exempt de défauts, la plupart étant inévitablement dus à sa nature d’album-concept/opéra-rock. Le premier disque comprend principalement des compositions au - relatif - format pop, souvent très réussies (Catholic girls) et renouent avec cet humour potache, absurde et très porté sur la chose (voir par exemple Why does it hurts when I pee ?). Au contraire, le second disque est centré autour de compositions notablement plus longues, souvent plus atmosphériques que ludiques, dans lesquelles l’amateur du genre décèlera de multiples clins d’œil au rock progressif (notamment ce remarquable, bien qu’assez difficile à appréhender, Packard goose). Watermelon in easter day, qui symbolise l’ultime réverie musicale du protagoniste principal, témoigne en outre de la très haute compétence de Zappa en tant que guitariste, à travers une longue envolée onirique qui n’a rien à envier aux plus belles heures de Pink Floyd. Il s’agit par ailleurs du seul solo de guitare expressément conçu pour l’album. En digestif, A little green Rosetta renoue avec les fameuses comptines débiles dont Zappa aimait parsemer ses œuvres une décennie plus tôt. Après un nombre conséquent d’écoutes - une seule ne suffira pas à s’immerger correctement dans cet univers imaginé par le génie moustachu, il est évident que Joe’s garage surprend par son concept délicieusement tordu, séduit par sa grande richesse musicale et possède les atouts pour convaincre le plus grand nombre, à savoir un formalisme plus grand que d’autres albums de Zappa et des délires sonores généralement sous contrôle.

S’il se montre certainement plus digeste que les patchworks sonores sans queue ni tête réalisés avec les Mothers, Joe’s garage ne parvient pas à éviter certaines longueurs inhérentes à sa nature d’opéra-rock. Si certaines compositions sont tout simplement brillantes, d’autres trouvent malheureusement leur place dans le cliché de la chanson scénaristiquement obligatoire et artistiquement dispensable. Ces lourdeurs occasionnelles ne prennent cependant jamais le pas sur les nombreuses qualités de cet album étonnant, parfois touché par le génie et, surtout, très accessible au profane qui souhaiterait poser le pied dans l’univers de Zappa sans pour autant y sombrer corps et âme.



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Marc Lenglet





Il y a 14 contribution(s) au forum.

Frank Zappa : "Joe’s garage"
(1/3) 26 octobre 2009
Frank Zappa : "Joe’s garage"
(2/3) 16 octobre 2008, par Vehau
Frank Zappa : "Joe’s garage"
(3/3) 13 octobre 2008, par actarus




Frank Zappa : "Joe’s garage"

26 octobre 2009 [retour au début des forums]

Pourquoi tant de haine contre les musicologues, qui ne sont que d’humbles serviteurs de la musique ? Ils ont au contraire rendu hommage au compositeur le plus prolifique du 20e par le biais d’études certes, "intellectualisées", mais sachez que derrière toute étude zappaïenne se cache un véritable aficionado (et souvent fan de rock "biéreux" !). On devrait plutôt être content que la soit disant "élite" universitaire s’intéresse à son oeuvre et qu’il figure parmi les grands compositeurs.
Cela ne désacralise pas le mythe.

Cessons d’avoir des préjugés, cessons de dénigrer, de s’estimer plus intelligents qu’ untel, au nom de la musique. Chacun ses goûts et un puis peu de lecture n’a jamais fait de mal à personne, on en apprend tous les jours, soyons ouverts d’esprit et puis c’est tout !
Don’t mind your make up, you’d better make your mind up ! (FZ)

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Frank Zappa : "Joe’s garage"

16 octobre 2008, par Vehau [retour au début des forums]

Honte sur moi et sur mon peuple.

Je pense faire partie de cette masse de troufions qui n’ont jamais eu ni la curiosité, ni le courage d’écouter du Zappa.
On en entend tellement parler, et on en dit toujours à peu près cela :
"whaaa, Zappa, bon tu vas p’tet pas tout piger, parce que c’est whaaa !, c’est hyyyper génial, bon faut rentrer dedans, hein c’est pas évident, moi tu vois je suis cultivé et ouvert, toi bon t’auras du mal au début mais après whaaa tu vois quoi"

Et après ce type de discours d’une suffisance et d’une connerie à peine masquée, je m’en retourne à mon album de Led Zeppelin pour gros nuls, parce que moi, pas capable comprendre quintessence génie de Zappa, moi con et beauf avec bide et bière dans canapé sale devant match de foot, beeeuuuuaarp !!

Et voilà des années que ça dure, et toujours pas un seul album de Zappa dans ma discothèque qui claque et qui pète. Alors, je vous le demande, amis mélomanes, Zappa ne souffre t’il pas d’avoir été récupéré par des intellectuels musicologues à deux balles et pompeux de surcroît qui en ont fait un monument musical inaccessible au commun des mortels ?

Le peuple descend dans la rue et hurle sous les fenêtres de ces bouffis de suffisance bobos, "Rendez-nous Zappa", "Zappa, le peuple est avec toi !!"

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    Frank Zappa : "Joe’s garage"

    17 octobre 2008, par HB [retour au début des forums]


    Pas mieux ! toutes mes tentatives se sont conclues par un échec cuisant pour l’idée que je me fais de ma mélomanie. Trop burinée, trop moustachue pour moi cette musique. Pour moi ça sent trop le salon et pas assez le saloon.

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    Frank Zappa : "Joe’s garage"

    4 février 2009, par Julien Riocreux [retour au début des forums]


    Je te comprend tout à fait !( ma mission sera donc d’essayer de te reconcilier avec le personnage parce que j avais le meme discours que toi y a quatre ou cinq ans et pour les memes raisons que toi je pense !)

    Zappa souffre d’avoir été trop intelectuallisé ( et trop récupéré ) j’en suis certain et souffre d’une image "musique pour intellos ou pour bobos altermondialistes de la mort qui tue je fais la révolution dans mon salon et regarde mon briquet che guevara"( si ils savait le mépris qu’avais zappa pour les hippies en tout genre ) pourtant au jour d’aujourd’hui je suis un fan absolu et je me sens complétement déconnecté d’une partie de son public qui est venu à zappa pour les mauvaises raisons. Il est a la musique ce que pour moi desproges et à l’humour ou ce que dali était à la peinture.Le cynisme est tout aussi grinçant et la créativité tout aussi débridé.C’est l’une de mes plus grandes gifles musicales ( et pas que musicale d’ailleurs parce que zappa est une anguille quand tu crois l avoir compris il te glisse dans les mains et te surprend en te dévoilant une autre facette de son art ! ) que j’ai pris de toute ma vie c’était y a cinq ans et pourtant j’en avait des préjugés sur Zappa crois moi , mais et je m’en rend compte maintenant surtout à cause des gens qui m’en parlait à l’époque.Des gens qui parlent l’imparfait du subjonctif on un gros balais dans le cul lisent des bouquins dont je comprend pas le titre et dont on se demande si eux aussi au final.Et enfin des gens qui on une vision de la musique que je qualifierai de stupide et arbitraire ( c’est pas technique c’est de la merde en grosso merdo quoi .)
    Donc crois moi j’ai horreur des intellos de la zic !!!J’en suis certain tu es tombé sur le genre de personnages élitistes et hautains ( et "prétendumment ouverts" parfois) qui peuplent malheuresement certaines franges de la musique ( ambiance j’aime la musique pour musiciens...ça y a que des zicos qui peuvent comprendre..je me touche en écoutant paganini bref..) ou alors des gens qui écoutent zappa ( la c’est plus une espèce en voie d’apparition j’ai remarqué dernierement ) pour faire à la mode "je suis décallé" et c’est "hype" donc cool.
    .Seulement voila le probleme c’est que Zappa n’a jamais été à la mode et tout comme il n’appartient a aucun style il n’appartient à personne tout court.Ne te fie pas a ces trous du culs. Moi pour te donner un exemple ( c’est un peu décallé mais c’est pour que tu vois mon état d’esprit ) on peut aimer coluche et apprécier desproges.On peut prendre son pied sur du robert jonhson ( la base ) ou du ac/dc ( grand respect pour ce groupe ) et aimer the mars volta ou meshuggah ( groupes dont la plupart ne retiennent que la technique ce qui est deplorable.En sortant catch 33 à l’époque meshuggah a pris la partie "péteux" de leur public au dépourvu puique l’album est certes technique mais pas autant qu’un chaosphere ( ou alors autrement ) donc une frange de leur public ( et tant mieux ) à laché le groupe.Ces derniers ( je ne sais pas si tu connais et apprécie ce groupe mais c’est pour te donner un exemple) on crée une atmosphère malsaine et oppressante en utilisant le concept de répétition à fond( ce depuis le début dans leur discographie mais sur ce disque il y a une seule plage.Et pour moi c’est la BO idéale pour la fin du monde .)Et tout ce qu’on trouvé a dire les geeks de la musique c’est : c’était mieux avant mes couilles sur la commode : tout simplement parce qu’ils n’ont pas compris le concept meme du disque et ce qu’ils on voulu faire passer.J’avoue c’est pas une musique facile d’accés c’est tres rythmique et très froid ( et pour moi c’est tres chaud aussi puique ça groove grave avec leur guitares huits cordes ! Bref pour moi y a du feeling LEUR feeling ) ce qui rend leur musique hypnotique ( ils veulent qu’on les considère comme des compositeurs ils se foutent de la technique au final elle est juste la pour servir leur vision. ) Bref un album dont les techniciens purs n’on pas compris la portée (aprés on aime ou on aime pas bien entendu.).Pareil pour the mars volta qui se fait taxer de conards arrogants par certains ( l’étiquette prog leur est préjudiciable je pense.) alors qu’il n’ont rien a voir avec un groupe qui se masturbe constamment pour moi ( leur musique est très riche en émotion et on ne parle pas de cet aspect la quand on les évoque je trouve ça dommage.Ce groupe est beaucoup plus que des virtuoses c’est tout simplement de la bonne musique point barre.)
    Moi j’ai été élevé au métal ( pantera metallica slayer surtout le trash d’ailleurs ) j’en écoute beaucoup moins maintenant mais jamais au grand jamais je ne vais rejetter mes racines musicales ( memes si il y a des cons chez les metalleux aussi ça c’est clair ) devant ce genre d’individus !! ( quoi du métal ? Mais c’est de la musique pour gros beaufs arriérés ou pour ados frustrés.Putain le nombre de fois que j’ai entendu ce genre de discours réacs et beaufs (car pour moi c’est ça etre beauf quelque part ! Se fermer bétemment )dans la bouche d’un amateur de jazz ( et j’adore miles coltrane ou meme django rheinhardt dans un tout autre délire bref j’aime le jazz ) ou de classique ( une musique que je découvre et que j’apprécie de plus en plus.Lentement mais surement) ou de prog ( je vénère king crimson et je n’ai rien d’un prog addict pour autant !!) .Pourtant dans ces styles la on trouve des gens soit disant "éduqués" musicalement.Et ben pourtant ces mecs la ne comprendrons jamais Zappa vraiment ( ZAPPA LEUR PISSE A LA RAIE BIEN PROFOND !!! MOUARRRF SI ILS SAVAIENT ) car ils ne retiennent que la forme pas le fond.
    .Tu cites led zep qui est un monument pour moi so...( t inquiete pas j’ai rien d un péteux qui sort de musicologie mec je suis gratteux depuis 10 ans mais autodidacte et ce, tres modestement ( je compose et j’essaye de faire des trucs qui sonnent sans prétention ) et je suis un amoureux de musique avant tout.J’ai joué avec des gars comme ça (l’ancien groupe dans lequel je jouais c’était des progueux ultras étroits d’esprit fans de dream theater de yes des vieux genesis et de king crimson.King crimson étant d’ailleurs le seul groupe qu’on avait en commun mais la encore on n aimait pas le groupe pour les memes raisons mais bref) et honnetement meme si il avaient un tres bon bagage technique ( on s amuse a reprendre du dream theater a la note pres...bon c’est impressionnant mais l’intéret ?) il n’avaient aucun feeling et ne savaient pas composer ou très peu ( Un comble pour moi ! Des que j’ai eu une guitare dans les mains j’ai cherché à composer meme si c’était un truc pourrache a deux accords.Pour moi artiste rime avec créativité .Donc ça j’ai jamais compris : T’attds quoi pour te mettre à composer conard ? Dix ans de consevatoire ? Apres t’as le droit c’est ça ? pffff pauvre verge ! Bref ces mecs la ne connaissaient rien au rockn’roll (black sabbath led zep hendrix bah...c’est pas si technique que ça donc c’est nul.Hendrix c’est un gratteux sale petrucci il le démonte sur place techniquemment et il est 15 fois plus propre ( Pfffff tu vois l esprit.Qu’on aime ou qu’on aime pas petrucci.C’est n’importe quoi de dire des conneries pareil.Moi perso une note d hendrix me fait ressentir 15 fois plus de trucs que 100000 notes de petrucci.Apres ça veut pas dire que Petrucci est un mauvais gratteux.Je vois simplement pas en quoi il révolutionne l’instrument alors qu hendrix...euh y a légérement un avant et un après !!! )
    Ces mecs la il faut se mettre à 10 cm de leurs oreilles et hurler : TU CONNAIS CHUCK BERRY ?
    .J’ai fait découvrir Zappa a ces gars ( ils connaissaient de repute justement et directe qd j introduie tonton frankie dans la discussion ils me disent :AAAHH mais toi aussi t’écoute des trucs techniques en plus a ce qui parait c’est super difficile d’accés et tu nous critique avec dream theater).
    Je leur laisse un disque ( one size fits all ) et comme je le présageais : ils n’ont rien compris ou plutot ils on cru comprendre : il ne me parlait que de la technique que c’était un truc de fou a aucun moment d’un ressenti personnel d’une émotion ( meme négative tu vois mais une émotion merde !!) .J’étais dégouté après parce qu’il ne parlait que des polyrhythmiques des contres temps dans l’oeuvre de Zappa et étaient passés a coté de l’essentiel : L ESPRIT.
    Ne range pas zappa dans la catégorié des "geeks" de la zic ( dream theater malmsteem et consort....non rien à voir ).Enfile toi apostrophe ( le plus accessible ) et tu découvriras un artiste pétri de talent d humour avec un son une identité sonore unique ( quelque soit le style abordé une multitude dans son cas ) pour moi c’est un univers un langage musical qu’il a inventé.Par ailleurs son feeling en tant que guitariste est unique ( écoute willie the pimp avec captain beefheart au chant mon ami c’est sur hot rats qui est de 69 et si tu kiffes pas ce morçeau pas tout l album attention juste ce titre et ben franchement je serai tres tres surpris.Le solo de zappa déborde de feeling est tu te rend compte qu’il avait utilisé la wah wah avant hendrix a partir de 66 !!!! Je l’estime autant que le père jimi en tant que gratteux c’est pour te dire !!!! ).
    Pour apostrophe le titre eponyme est avec le bassiste de cream jack bruce je suis sur que ça doit te parler (clapton grand monsieur ) .Et je te conseil zoot allures son album le plus rock sinon je pense que c’est une bonne porte d’entrée pour sa disco ( j’aime pas tout dans zappa y a des albums que je trouve tres chiants notamment toute la période 80 ou il avait besoin de thunes et ça s’entend )Et apres meme si ça te parles pas c’est pas grave mec j’aurai essayé !
    En tout cas sache le : j’aime étre gaufré dans un canap a boire des binouzes ou(et) a fumer des tarboules y a no malaise mec.Et led zep restant un dirigeable qui plane au dessus des autres groupes pour moi ( j’écoute le 3 en ce moment même ou comment mettre une gifle aux gens qui t attendent au tournant apres avoir sorti deux monuments du rock en sortant un album quasi- folk par moments ! Fallait oser !) je ne peux que te respecter puisque tu as cité un des groupes les plus important du rock et de la musique tout court pour moi !!

    Bref tant que ça reste de la bonne musique on s’en branle !!

    Mes amitiés.Ju

    Ps :Si tu veux écouter une musique d’extraterrestre écoute "infinity" de devin townsend

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      Frank Zappa : "Joe’s garage"

      9 juin 2010, par juliendeflo [retour au début des forums]


      hep julien

      moi ses julien aussi

      je rajoute a tout se que tu viens de dire (je vais dans ton sens car jai la meme culture a par que j’aime le rap aussi ben ouai grandi dans une cité hihihihhi)
      alors je commence des point que les gens oublie ses que dans la musique il y a de l’art musicale et de la musique.
      étonnamment la technique n’est pas forcément artistique et le sens artistique de la musique est émotionnel les musicien te font ressentir une émotion ( un artiste est une personne capable de faire ressentir des émotion via ici un instrument) les goupe de maintenant l’oublie (il sont chouaite mais pour moi ses pas le top mais ten que sa bouge un peu ou qu’il y a un minimum de recherche je trouve sa cool mais pas forcement artistique a 100% je dirai 50% les groupe de maintenant)
      maintenant parlons technique artistique pour moi les deux que je préfère son Jimi Hendrix et john mclaughlin avec le mahavishnu orchestra bien sur y a pas queux mais ses seux qui sont arrivé a des perfection.
      example hendrix avait sa chanson de base mais sur sa chanson de base il improvisait avec une technique balèze tout en suivant l’émotion de base de sa chanson tout avait un rapport avec l’émotion de base de sa chanson.
      john mclaughlin je dirai impensable comme musique de l’art technique émotionelle enfin je coupe la conversation quar je pourai parler comme sa pendant des heure aller encor un peu zappa oooooohhhhhhhhh quand j’ecoute je bande hihihihihih

      julien vla mon adrs mail on pourai causser musique en écoutant le grateful dead en passant par jethro tull et bien d’autre
      julien-deflo@hotmail.com
      au plaisir. julien

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    Frank Zappa : "Joe’s garage"

    7 avril 2010, par un fan [retour au début des forums]


    mais.... c’est pourtant pas compliqué : pour découvrir Zappa, c’est :

    pour la pop :
    overnight sensation
    apostrophe
    one size fits all

    pour le jazz-rock :
    hot-rats
    wakka-jawaka
    grand wazzo et petit wazzo (industrial disease je crois..)

    Après, le reste est optionnel... les albums des mothers (1968-1971) sont compliqués d’accès question texte, mais c’est les pionniers de la prod avec collage et sampling...
    Les accros du manches se pencheront plus sur les albums instrumentales où la 6-cordes est en avant : guitar, shut up and play guitar, trance-fusion...
    A éviter : la merde 8e degré heavy metal du début des années 80...
    A lire absolument : zappa par zappa
    A voir absolument en live ou à la rigueur en DVD : zappa plays zappa !!! Dweezil rend hommage à son paternel et c’est in-cro-ya-ble !!!

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Frank Zappa : "Joe’s garage"

13 octobre 2008, par actarus [retour au début des forums]

J’ai compté.

Duran Duran : 21 réactions.

Franck Zappa : zéro.

Moi, je trouve ça dommage...

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    Frank Zappa : "Joe’s garage"

    14 octobre 2008 [retour au début des forums]


    Clairement.

    C’est dingue, Zappa est souvent ignoré, considéré comme "élitiste" ou "difficile d’accès", alors qu’il suffit de se laisser porter. Entre les morceaux de bravoure musicaux et les passages plus parodiques, cet album peut être une relative bonne entrée dans son univers, même si la longueur relative de l’ensemble peut rebuter au premier abord.

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      Frank Zappa : "Joe’s garage"

      14 octobre 2008, par Otto Matt [retour au début des forums]


      En même temps si on ne pige pas l’Anglais, Zappa c’est pas évident à apprécier !
      je dis pas que les textes priment sur la musique, mais ils tiennent quand même une place importante dans l’univers Zappaïen !
      pourtant avec toutes les restrictions qui vont avec (le concept album de 2CDs bourrés jusqu’à la gueule et le propos musical pas toujours évident....) je suis d’accord avec le commentaire çi-dessus, pour dire que "Joe’s Garage" est une bonne entrée dans la maison Zappa.
      le suivant, "You Are What You Is" est encore plus engageant à mon goût.

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        Frank Zappa : "Joe’s garage"

        14 octobre 2008 [retour au début des forums]


        C’est sur que comprendre l’anglais est plutot mieux, mais personnellement je fais finalement peu attention aux paroles et seule la musique retient mon attention. Rien qu’avec ça, on peut apprécier Zappa, tant l’ironie et l’humour transparait aussi dans la musique. Pis les paroles, on les a dans le livret, on peut les lire à tête reposée, ou en écoutant le disque.

        Pour moi, la meilleure porte d’entrée dans l’univers de Zappa reste "One size fits all". Il y a tout dans ce disque : décontraction, humour, technique, mélodie...

        Ou alors se pencher sur les lives, notamment "The Best Band You Ever Heard In Your Life", ou "New York 1978".

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        Frank Zappa : "Joe’s garage"

        15 octobre 2008, par Nobuko [retour au début des forums]


        Depuis quand il faut comprendre la langue dans laquelle s’exprime un artiste pour l’apprécier ?
        La musique c’est avant tout des émotions. ^^

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          Frank Zappa : "Joe’s garage"

          15 octobre 2008, par Youki Smayes [retour au début des forums]


          A ce propos, un de mes potes qui ne parle pas français a néanmoins beaucoup de mal à apprécier "Grand Corps Malade".

          A croire qu’un "Mi" en boucle au piano ne parvient pas à le le combler...

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          Frank Zappa : "Joe’s garage"

          16 octobre 2008 [retour au début des forums]


          tout simplement parce que Zappa, c’est pas forcément très engageant musicalement pour le commun des mortels (un peu comme Captain Beefheart quoi !), et que les lyrics sont importants dans son concept (car l’univers Zappa est bien un concept, au 1er comme au 10.000ème dégré).
          moi aussi, comme le faisait remarquer un internaute, je trouve qu’il y a pas mal d’élitistes chez les auditeurs de Zappa (et l’élitisme, je le retrouve chez Zappa lui même d’ailleurs, même si il ne se prenait pas au sérieux, et si ce côté là le gonflait copieusement).

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