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Deep Purple : "Stormbringer" En manque de reconnaissance... mardi 12 octobre 2010, par |
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Stormbringer, c’est caca ! Ah, il est si facile de glorifier un In Rock, un Machine Head, voire un Burn, tiens. Mais aller se coltiner Stormbringer est une autre affaire, tant ce cheval fou est difficile à approcher. Il faut cependant ajouter pour sa défense (car ici comme vous le savez, nous aimons les causes perdues...) que ce destrier des nuages accumula les tares dès sa naissance.
Succéder à Burn, galère. Ritchie Blackmore, plus si content finalement de ses petites recrues (David Coverdale et Glen Hugues remplacent depuis 1973 Ian Gillan et Roger Glover) ne branle pour ainsi dire rien sur l’entièreté de l’album, tout occupé dans son futur arc-en-ciel, Coverdale et Hugues se tapent la bourre et jouent à celui qui chante le mieux. Voire, les restes de "sauvagerie" se comptent sur trois doigts, et nous sommes bien loin d’Highway star modèle In Rock. D’ailleurs, ces morceaux plus enlevés ne convainquent que moyennement, notamment Lady double dealer, où l’on pige bien qu’il est là pour faire genre, mais qu’il fait pas genre du tout. Même topo pour High ball shooter, seul Stormbringer qui lance l’album conserve un reste du vieux Pourpre, mais c’est pour l’enfoncer bien vite. Rien de mauvais certes, mais il est patent que Deep Purple cherche à ce moment-là d’autres univers à explorer, d’autres sonorités. Stormbringer s’apprécie en réalité par son blues, là où il est clair que les deux nouveaux maitres du rafiot s’éclatent. De fait, et si l’on prend bien en compte cette nouvelle orientation, on peut apprécier à sa juste valeur ces titres plus sages, presque moelleux, et ô combien plaisants. Revenons sur le titre Stormbringer, ce petit brûlot démoniaque coupable de certaines de mes transes effrénées, et ce malgré un Blackmore au chômage. Ce morceau est bandant, groovy, nerveux tel le coup de foudre qui s’abat sur vos mines boudeuses, Si Stormbringer devait représenter une période creuse dans la créativité du Pourpre, alors donnez-moi en plus de leurs périodes creuses. Ce morceau a tout pour lui, le jeu, la rythmique, cette ambiance ravageuse, et merci à Coverdale pour ce chant velouté puis rageur, occasionnant une épidémie d’orgasmes aux alentours. Ne vous privez point de la version remasterisée de 2009 (voir ici)pour finir de vous convaincre, cet album est grand, aujourd’hui plus encore. Le contraste est savamment travaillé d’avec la série de blueseries qui suit, mais que ces titres sont gouleyants, sensuels, sexuels même, loin du Mark.II, mais tellement accrocheurs aux oreille fines. La brutalité n’a pas cours ici, il est question de voix chaudes et aimantes, d’attractions. Coverdale/Hugues, nous arrachent ici des petits mouvements de contentement du bas-ventre, j’aime. Et puis... Et puis il y a cette ballade, Soldier of fortune, qui clôt le chapitre, et là je vous mets au défi de ne pas chialer ou tout du moins de laisser échapper quelques larmichettes car putain, c’est beau. Elle est à classer dans le même Olympe que When a blind man cries, pourtant déjà costaude dans le rayon. Soldier of fortune, lente, touchante (souvent reprise, fort mal par Opeth, fort bien par Bon Jovi, entre autres), sans pourtant jamais verser mielleuse, superbe. Une touchante conclusion qui explore la caverne de ma sensibilité que je pensais pourtant bien scellée. Et rien que pour elle, je vous le défendrai sans cesse ce mal-aimé Stormbringer, discrète merveille dans une riche discographie, une de plus. |
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Il y a 4 contribution(s) au forum. Deep Purple : "Stormbringer"
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