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Deep Purple : "Burn"
Groovy Baby !

lundi 11 octobre 2010, par Vincent Ouslati

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Avec Burn, on faisait mentir tous les fidèles du Mark.II, bien forcés de reconnaitre (moi compris) que Gillan, mon Gillan, ma bête enragée à moi, peut très bien laisser le micro et ne pas en cela faire mourir Deep Purple. Burn est donc, à l’instar d’un Black Album AC/DCien, la preuve par quatre que les changements, tragiques ou non, ont parfois du bon.

Burn donne chaud (ouais, OK...), et retapisse toute la maison pourpre en rouge infernal. Chronique des temps qui changent, entre mélancolie et fougue de jeunes de moins en moins jeunes, cet album se voit tiraillé entre les vapeurs du blues et les flammes rougeoyantes du hard le plus colérique. C’est qu’il faut entendre le travail rythmique sur Burn, le morceau-titre, totalement fou et ravageur, cet intermède curieusement mélo en plein milieu, Burn - la chanson - résume parfaitement - l’album - Burn...
Comme souvent, Deep Purple lance son nouveau bébé avec un tube affolant, une de ces pépites brutes que eux seuls savent dénicher. Ces chœurs en fond de plan qui n’en finissent pas sont à jamais gravés dans les cervelles, Burn arrache tout et on en oublierait presque qu’il y eu un avant 1974. Qui y songe encore devant cette parfaite osmose, cette jeunesse retrouvée, ce feeling qui arrache les séquoias ?

Mais ce disque n’est pas que de la sauvagerie, nous sommes bel et bien dans un album transitoire, clairement inscrit dans un hard-rock que Deep Purple a grandement aidé à promouvoir, mais aussi influencé par les deux nouveaux membres que sont le bellâtre Coverdale et le bassiste-chanteur Glenn Hugues. Ces deux-là savent y faire en musique mais ont clairement les pieds dans le blues. Le Pourpre sent le soufre ? Merci au groove, au funk, que lui insufflent les deux compères. Pas encore aussi libres qu’ils ne le seront sur Stormbringer ou Come taste the band, mais le son a bel et bien évolué.

De violent et technique, Deep Purple élargit son horizon, s’ouvre à d’autres sons, et l’amalgame est tel que rien ne choque ; le groupe semble avoir toujours sonné ainsi, une aisance de composition qui bluffe l’oreille, des trouvailles et des soli qui font frémir (celui de Sail away est incroyable). Le groupe devient bandant, excitant et l’on en redemande.
Je parlais de confrontation entre l’insouciante jeunesse et une certaine mélancolie palpable tant dans les textes que dans les partitions, c’est un sentiment qui n’apparait pas immédiatement, cela vient après plusieurs écoutes, et cette dualité devient évidente.

Du planant Sail away au remuant You fool no one, sans oublier le curieux A 200 et la batterie spatiale de Ian Paice, nous sommes sur la même terre, mais les émotions elles, varient. Burn plait immédiatement par sa façade simpliste et plait toujours par sa profondeur qui peu à peu se dévoile. C’est cela cet album, accessible mais complexe, novateur et pourtant tellement Deep Purple. Le rock sauvé par une pincée de groove et des relents de blues. La musique est un métissage incessant, tant mieux.



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Vincent Ouslati





Il y a 64 contribution(s) au forum.

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Deep Purple : "Burn"

22 août 2014, par Carl Fletcher [retour au début des forums]

Nice post. It has included valuable information and I gained important knowledge from this post. Thanks for sharing.
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Deep Purple : "Burn" - Maltraité !

15 octobre 2010 [retour au début des forums]

Et Mistreated ? Pas un mot :-( moi c’est le morceau du Deep qui me fait vibrer !

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Deep Purple : "Burn"

11 octobre 2010 [retour au début des forums]

quand on écoute les 8 morceaux de Burn on se dit que l’album est excellent, ça c’est sur ! (les compositions tiennent bien la route), mais j’ai toujours pensé qu’il lui manquait un petit quelque chose à ce Burn. peut-être un peu de la diversité que l’on trouvera dans Stormbringer... mais non, finalement ça n’est pas ça qui cloche. c’est peut-être dingue d’avouer une telle chose, mais c’est le son de l’album qui me gène en fait !
même dans sa version remasterisée, le son est plat et terne. la basse ne ressort pas. il n’y a aucun relief sur tout le disque. était-ce dû aux conditions d’enregistrement ?, de la production ?, du mixage ?, du mastering ?
je n’en sais fichtre rien mais le fait est là. le son de ce disque est décevant !!!
écoutez le reste de la discographie du groupe dans les années 70 et vous verrez la différence !

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