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David Bowie : "Young Americans"
Rock’n’roll suicide

jeudi 19 juin 2008, par Jérôme Delvaux

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En l’an de grâce mille neuf cent septante-cinq, David Bowie choisit de concrétiser son obsession pour les musiques noires américaines en allant enregistrer un album de soul à Philadelphie. Même s’il avait posé les jalons de ce virage l’année précédente, avec un Diamond dogs aux sonorités plus funky que de coutume, on peut parler de vraie révolution dans la carrière de celui qui, à peine trois ans plus tôt, portait le glam-rock à son apogée populaire et artistique.

Avec Ziggy Stardust en 1972, David Bowie a connu un succès colossal en Grande-Bretagne. La sortie de cet album causa un véritable phénomène de société au pays de sa gracieuse majesté, en plus d’influencer considérablement la scène pop/rock anglo-saxonne dans son ensemble et d’élever Bowie au rang de superstar. Son album suivant, le très décousu Aladdin Sane, voyait l’artiste s’essayer au cabaret (Time) et même à des expérimentations free-jazz déroutantes (la plage titre Aladdin Sane, sublimée par le piano de Mike Garson), sans pour autant délaisser le rock’n’roll le plus classique (Drive-in Saturday). Virent ensuite Pinups, un album de reprises de standards des années 60 (de Pink Floyd, des Who ou encore des Kinks), et l’orwellien Diamond dogs, un disque sombre, dominé par la paranoïa de son auteur. Deux chansons en particulier, les funkisantes Big Brother et 1984, laissaient entrevoir le virage afro-américain que Bowie s’apprêtait à prendre. La tournée mondiale qui suivit (le bien nommé Soul Tour, immortalisé sur David live) permettra d’y voir plus clair encore : après avoir été l’un de ses plus fidèles défenseurs, Bowie signait tout simplement l’arrêt de mort du rock et vendait son âme à la soul.

Fasciné par ce genre musical (et en particulier ce qu’on appelait la Philly soul, un mélange d’influences soul, funk et pop qui fut à la base de la disco), il décide de s’envoler pour Philadelphie afin de s’y imprégner de l’ambiance caractéristique qui y règne. Il entre en studio entouré, en plus des producteurs Harry Maslin et Tony Visconti, d’une liste prestigieuse de musiciens américains : Mike Garson, le chanteur Luther Vandross, encore à l’aube d’une grande carrière, le saxophoniste de jazz David Sandborn, ou encore Willie Weeks, l’un des bassistes blacks les plus respectés de sa génération. Andy Newmark, le batteur de Sly & The Family Stone (et futur Roxy Music), est également recruté, tout comme le guitariste d’origine portoricaine Carlos Alomar. Véritable maître du swing, ce dernier demeurera l’un de ses plus fidèles collaborateurs durant trois décennies. Un groupe de choristes soul emmenés par la talentueuse Ava Cherry, maîtresse régulière de Bowie durant cette période, complète cette joyeuse troupe.

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Ava Cherry et Bowie en 1975

Entre deux séances d’enregistrement, Bowie traîne avec ce nouveau gang dans les clubs de jazz de Philadelphie. Toujours tiré à quatre épingles, il y sympathise avec la faune locale devant des montagnes de cocaïne. De retour au studio, raides défoncés, ils accouchent de quelques-unes des plus belles chansons de tout son répertoire : l’ultra sensuelle Fascination (coécrite par Vandross), mais aussi les divines Right, Somebody up there likes me, Win et Can you hear me, toutes plus élégantes les unes que les autres. Sans oublier l’aussi culte que classique Young Americans, irrésistible perle soul dont Cure se fendra plus tard d’une surprenante cover. Viennent s’ajouter une reprise de Across the universe des Beatles et le hit mondial Fame, né presque accidentellement lors d’une jam session à New York entre Bowie, Carlos Alomar et John Lennon. La fanbase rock est désarçonnée mais chacun finira par s’incliner et par reconnaître l’essentiel : les compositions sont excellentes, le groupe est insurpassable et, surtout, Bowie chante divinement bien. En l’espace de quelques mois, fête décadente après fête décadente, jam session après jam session, il ne se contente plus de jouer de la soul, il est devenu la soul.



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Jérôme Delvaux





Il y a 11 contribution(s) au forum.

David Bowie : "Young Americans"
(1/6) 8 mai 2013, par CM
David Bowie : "Young Americans"
(2/6) 8 mai 2013, par CM
David Bowie : "Young Americans"
(3/6) 8 mai 2013, par Ryder
David Bowie : "Young Americans"
(4/6) 8 mai 2013, par Ryder
David Bowie : "Young Americans"
(5/6) 8 mai 2013, par Ryder
David Bowie : "Young Americans"
(6/6) 20 juin 2008, par Jeannot




David Bowie : "Young Americans"

8 mai 2013, par CM [retour au début des forums]

ar Vandross), mais aussi les divines Right, Somebody up there likes me, Win et Can you hear me, toutes plus élégantes les un

Dumps Guide || Dumps Point || Exact Cram

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David Bowie : "Young Americans"

8 mai 2013, par CM [retour au début des forums]

bien. En l’espace de quelques mois, fête décadente après fête décadente, jam session après jam session, il ne se contente plus de jouer de la soul, il est devenu la soul.

Paper Dumps || Test Dumps || Dumps Cram

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David Bowie : "Young Americans"

8 mai 2013, par Ryder [retour au début des forums]

A good practice is to read a chapter in a book, and give a short heading or title to each paragraph, which will express in a word or brief phrase the subject of the paragraph.
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David Bowie : "Young Americans"

8 mai 2013, par Ryder [retour au début des forums]

Your skills of writing Paragraph will make you a perfect man.If you look at any printed prose book, you will see that each chapter is divided up into sections, he first line of each being indented slightly to the right.
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David Bowie : "Young Americans"

8 mai 2013, par Ryder [retour au début des forums]

other prose compositions are broken up into paragraphs, to make the reading of them easier.
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David Bowie : "Young Americans"

20 juin 2008, par Jeannot [retour au début des forums]

Pas terrible ce disque de Bowie ! mis à part le superbe Win et le sympa Fame, le reste est poussif (y compris le morceau-titre et la reprise des Beatles). si je veux entendre de la Phily soul, j’écoute plutôt un bon MFSB, O’Jays, Trammps ou autre mais pas ce Young Americans surfait et mou du genou (sincèrement, qui aurait envie de se trémousser sur ces compositions mollassones ?). Bowie a fait mieux juste avant (voir l’album Diamond Dogs) et fera mieux par la suite (StationToStation)

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