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Bryan Ferry : "Another time, another place" Un autre moment, un autre lieu, mais toujours autant de classe vendredi 1er juin 2007, par |
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Entre deux albums de Roxy Music, alors au sommet de son art, Bryan Ferry s’offre en 1974 une deuxième escapade en solo. Après These foolish things où il s’aventurait à reprendre, entre autres, les Beatles, les Rolling Stones et Bob Dylan (déjà !), le crooner dandy britannique enregistre dix nouveaux titres, dont neuf reprises qui lui tiennent à cœur. Et plus encore que le précédent, ce disque-ci transpire la pure classe.
Qu’il marche sur les traces d’Elvis Presley (Walk a mile in my shoes, écrite par un certain Joe South), qu’il rende un nouvel hommage à Bob Dylan (It ain’t me babe), qu’il s’attaque au répertoire du grand Kris Kristofferson (Help me make it through the night) ou qu’il rappelle à ses contemporains le romantisme épuré des Platters (Smoke gets in your eyes), Bryan Ferry parvient toujours à faire oublier les interprètes originaux des chansons qu’il s’approprie. Cette manière unique et bien à lui d’habiter un morceau, de le faire sien, d’y apporter son inimitable touche, rend toute comparaison impossible. Quand on écoute sa reprise de Funny how time slips away de Willie Nelson, rien à faire, c’est du Bryan Ferry ! Même remarque pour le pourtant classique (What a) Wonderful world de Sam Cooke. Ferry n’en a certes pas écrit le texte ni composé la mélodie, mais c’est tout comme. Il supplante tout simplement la version originale. A tel point que lorsqu’on me parle aujourd’hui de cette chanson, c’est au chanteur de Roxy Music que je pense. C’est encore plus vrai pour la très belle ballade Smoke gets in your eyes, qu’il présente modernisée, complètement réorchestrée et encore plus romantique que la version fifties des Platters (si, c’est possible !). Ayant délaissé les costumes extravagants de sa période d’icône du glam-rock, ainsi d’ailleurs que ses poses d’acteur de films érotiques italiens de These foolish things, il incarne à merveille ce gentleman en smoking blanc qui illustre la pochette de l’album. Romantique jusqu’au bout des ongles, classieux comme jamais, il reprend cette chanson au piano, avec une sensibilité inouïe. Ses vocalises uniques, copiées par la suite par d’innombrables chanteurs new wave (à commencer par Jim Kerr), correspondent à merveille à des titres tels que celui-ci. Difficile d’ailleurs à nouveau d’admettre l’idée qu’il n’a pas été écrit par ou pour lui. Pour le reste, de The “In” crowd, reprise méconnaissable de Billy Page, à la sublime Another time, another place (la seule composition originale de l’album, qui aurait sans problème pu se retrouver sur l’album For your pleasure de Roxy Music), on voyage entre rock, country, soul et même gospel, avec comme fils conducteurs cette voix magnifique, cette audace digne des plus grands et cette classe incommensurable qui font le trademark Ferry. Plus qu’un simple album de reprises, Another time, another place est une superbe collection de chansons qui trouvera parfaitement sa place dans votre discothèque, entre les disques de Roxy Music et le best-of de Frank Sinatra. |
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Il y a 8 contribution(s) au forum. Bryan Ferry : "Another time, another place"
(1/3) 21 août 2007, par rené Bryan Ferry : "Another time, another place"
(2/3) 1er juin 2007, par Yû Bryan Ferry : "Another time, another place"
(3/3) 1er juin 2007 |
Bryan Ferry : "Another time, another place" 1er juin 2007 [retour au début des forums] Le bourrin Delvaux et son obssession de la classe me rappelle de plus en plus Aldo Maccione. Bryan Ferry : "Another time, another place" 3 juin 2007, par Pussy Galore [retour au début des forums]
En plus mince, alors... Bryan Ferry : "Another time, another place" 4 juin 2007, par Martin [retour au début des forums] L’élégance passe aussi par la correction du langage : "dénoter" est un verbe transitif.
Bryan Ferry : "Another time, another place" 1er juin 2007, par vehau [retour au début des forums] Ironique missive de mon collègue, je tiens cependant à rappeler que tous les visiteurs de Pop Rock ne sont pas des quinquagénaires baveux et que ces chroniques de fond de greniers permettent à nos frêles oreilles de djeun’s de s’ouvrir à des albums pour le moins méconnus. Certes, tout cela date un peu, mais du Bryan Ferry des 70’s, ça vaut le coup d’esgourde. A bon entendeur, salut les vieux, continuez à fouiller vos caves, on en veut encore !! Bryan Ferry : "Another time, another place" 21 août 2007, par rené [retour au début des forums] Voila qui est bien dit : fouillez donc nos caves, prenez tout, écoutez tout, faites le tri, faites vos choix, faites vos avis, faites votre top 100 vous mêmes, ne laissez surtout pas le rock de 1954 à 1977 disparaitre sous les avalanches glaireuses et immondicielles du mauvais goût mondialisé.
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