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The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico" « Le produit d’un mariage secret entre Bob Dylan et le Marquis de Sade » vendredi 12 février 2010, par |
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De David Bowie à Vanessa Paradis, la liste des groupes et artistes importants ayant repris à leur compte une chanson tirée de cet album fait plusieurs pages A4. Ceux-ci sont issus d’horizons très divers (citons pour la forme Bauhaus, Nick Cave, les Smashing Pumpkins, R.E.M. et Duran Duran), ce qui donne une idée de l’impact que cette œuvre, pourtant enregistrée en une seule journée, a pu avoir sur la scène musicale au sens le plus large. Comme tout a déjà été dit un million de fois à son sujet, nous vous la présentons au travers de quelques citations.
« Notre but était d’oppresser les gens, de les faire se sentir mal à l’aise, de les faire vomir. » (John Cale, bassiste) « Il n’y a que cinq mille personnes qui ont acheté le premier album du Velvet Underground, mais toutes ont ensuite formé un groupe. » (Brian Eno) « Je pense qu’Andy Kaufman est à la comédie ce que le Velvet Underground était à la musique. Ils n’ont vendu que quatre-vingt exemplaires de leur premier album mais quiconque en a acheté un a ensuite formé un groupe. » (Courtney Love, copieuse) « Je me rappelle que lorsque le Velvet Underground est apparu, très peu de personnes s’intéressaient à eux. J’avais pourtant la certitude qu’ils allaient devenir l’un des groupes plus intéressants au monde, et qu’il y aurait un temps où c’en serait terminé de considérer les Beatles comme étant au sommet et tous les autres groupes loin derrière eux. Il y aurait un temps où l’on jaugerait leurs atouts respectifs et où l’on finirait par considérer les Beatles et le Velvet Underground comme étant de valeur égale. » (Brian Eno, visionnaire) « Rien n’aurait pu préparer les gamins et leurs parents rassemblés dans l’auditoire à ce qu’ils étaient sur le point d’expérimenter cette nuit-là. Tout le monde a été frappé par la puissance déchirante du son, avec le battement martelé le plus lourd que quiconque avait jamais entendu. » (Rob Norris, dans son compte-rendu du tout premier concert du groupe, à la Summit High School, dans le New Jersey, en 1965) « De nombreux New-yorkais, en nous voyant, se sont mis à s’habiller, à leur tour, en noir. On faisait cela parce qu’il y avait un light-show et que les films étaient projetés derrière nous, ce qui nous incitait à tourner fréquemment le dos au public. A tort, il a été conclu que nous étions un orchestre violent. Ce qui n’était pas le cas. » (Lou Reed, auteur-compositeur) « Nous n’oublierons pas ce bruit. Personne le pourrait. » (Judy Altman, Philadelphia Daily News, 1966) « Il y a deux types de batteurs : Moe Tucker et puis tous les autres. » (Lou Reed) « Chacune de leurs chansons semble durer trois heures. » (Andrew Lugg, Michigan Daily, novembre 1967) « I have made the big decision. I’m gonna try to nullify my life. » (Lou Reed, Heroin) « Le groupe avait besoin de quelque chose de beau pour contraster avec la criante laideur qu’ils essayaient de vendre. La combinaison d’une très belle femme debout à l’avant de la scène en face de toute cette décadence, c’était ce qu’il fallait. » (Paul Morrissey, cinéaste) « Mon 33 tours Chelsea girl et le premier album avec le Velvet Underground sont les seuls disques qui m’ont rapporté de l’argent. En vérité, je n’ai enregistré que trois chansons avec le Velvet. Ils ne voulaient pas me mettre en valeur parce qu’ils étaient conscients, et cela les gênait, que tout le monde venait me voir. » (Nico dans le magazine Rock’n’Roll Musique, en 1978) « Nico, qui interprète entre autres Femme fatale et All tomorrow’s parties, chante faux, mais avec grâce, donc cela n’a aucune importance. » (Gilles Verlant dans La discothèque parfaite de l’odyssée du rock, 2006) « Pour les touristes de passage au Café Bizarre (le club de leurs débuts), le Velvet Underground était bien trop outrageant, trop choquant et jouait beaucoup trop fort. Le gérant de l’établissement força Maureen Tucker à se passer de certaines caisses de sa batterie et à plutôt utiliser un tambourin. A la fin, les membres du groupe ont joué The black angel’s death song une fois de trop et ont été virés. Andy Warhol était impressionné. » (Jim DeRogatis, auteur de l’ouvrage The Velvet Underground, an illustrated history of a walk on the wild side, 2009) ![]() « Andy Warhol connaissait la manière de nous présenter et de nous mettre en valeur. Pour peu, il aurait même créé des lieux pour nos concerts. » (John Cale) « Andy avait cette habitude de se mettre en avant, à chaque fois que nous étions avec lui. Cela nous a causé bien des problèmes. On a eu longtemps du mal à se donner une identité propre après l’avoir quitté. » (Lou Reed) « Nous n’étions pas seulement à des exhibitions d’art, nous étions les exhibitions d’art. Nous étions l’art incarné. » (Andy Warhol dans POPism, 1980) « La vraie question, c’est est-ce que cette musique parle de came, de méthadone, de sexe déviant, d’hallucinations sous speed, ou de choses plus profondes ? » (Lester Bangs dans Rolling Stone, 1969) « Dans nos morceaux, les références étaient évidentes. A ce moment-là, personne n’en avait commises d’aussi puissantes. Nous étions bien cinq ans en avance. » (Lou Reed) « La drogue était bien présente dans le groupe et nous n’en faisions pas un secret, c’est tout. » (Sterling Morrison, guitariste) « Feel sick and dirty, more dead than alive. » (Lou Reed, I’m waiting for the man) « Le Velvet Underground a été l’un des groupes les plus importants pour moi. J’aime leur côté sombre mais aussi leur vrai feeling pop. » (Martin L. Gore, Depeche Mode, 2003) « Steve Severin, notre bassiste, a choisi son nom de scène en référence aux paroles de Venus in furs du Velvet Underground. Leur premier album nous a tous longtemps obsédés. » (Siouxsie Sioux) « Nico Teen Love, le titre de l’album, était un hommage à Nico et au Velvet, mais aussi un clin d’œil à la dépendance universelle que provoque l’amour, l’amitié, les potes, une fille… Un truc qui agit fortement sur notre organisme, comme la nicotine. » (B.B. Brunes, groupe de minets pour minettes, 2009) « Il y a, je dois dire, beaucoup de gens qui m’ont influencé. Elvis Presley, Jacques Brel, les Rolling Stones, les Beatles, Lou Reed et le Velvet Underground. » (David Bowie) « Nico et le Velvet Underground sont le pendant musical du classique littéraire tel que défini par Mark Twain (« Un classique est un livre que tout le monde veut avoir lu et que personne ne veut lire. » — lisez toute son œuvre !) » (Yû Voskoboinikov, Pop-Rock.com, janvier 2010) « Dans la ruche d’Andy Warhol, ils marchaient aux drogues qui procurent l’évasion en débranchant, en durcissant et en rendant insensibles les terminaisons nerveuses. Alcool, speed et tranquillisants. » (Timothy Leary, écrivain) « Les groupes de la West Coast prenaient des drogues douces. Nous, des drogues dures. » (Lou Reed) « Cut mouth bleeding razor’s forgetting the pain. Antiseptic remains cool good bye. » (Lou Reed & John Cale, The black angel’s death song) « Comme Dylan, le chanteur Lou Reed raconte, dans ses textes, la réalité de la vie. Poète poseur et sorte de beauté du diable, il décrit New-York comme un chroniqueur-journaliste, tel qu’il le voit. Le Velvet Underground présente des visions noires face à l’optimisme américain, mélange la brillance et la saleté. Inspiré par la vie urbaine de sa ville, le groupe, et ses thèmes sur le désespoir où la violence, contraste avec le mouvement Flower Power coloré de San Francisco. Lou et le Velvet offrent une image de débauche. Ils sont adulés par les uns, haïs par les autres. » (Jacques Barsamian & François Jouffa, Histoire du rock, 2005) « Si vous voulez écrire l’histoire du Velvet Underground, vous devez commencer bien plus loin que les faits en eux-mêmes. Vous devez d’abord observer New York City, la mère qui les a enfantés, qui leur a donné le feu sacré (…). Vous devez marcher dans ses rues, rouler dans ses quartiers, la voir affairée et vivante la journée, froide et hantée la nuit. Et vous devez l’aimer, l’étreindre et reconnaître son étrange puissance. Ainsi, peut-être en trouverez-vous les racines. » (Lenny Kaye, New York Times, 1970) « La chose qui m’a le plus blessé, c’est qu’on se fasse bannir de New York pendant trois ans. De 1966 à 69 inclus, nous étions exclus de toutes les radios dans notre propre ville. Personne là-bas ne voulait prendre le risque de diffuser de telles paroles sur la bande FM. » (Sterling Morrison) « Parfois, ils chantent et, parfois, ils cognent leurs instruments le temps d’une jam interminable ; certains morceaux donnent l’impression de durer au moins une heure. Les paroles combinent frénésie sadomasochiste et frivolités. Le tout semble être le produit d’un mariage secret entre Bob Dylan et le Marquis de Sade. » (Richard Goldstein, 1966) ![]() |
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Il y a 9 contribution(s) au forum. The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(1/7) 29 avril 2013, par Hussy The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(2/7) 20 avril 2013, par Punk The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(3/7) 5 décembre 2012, par weng The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(4/7) 13 février 2010 The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(5/7) 13 février 2010 The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(6/7) 12 février 2010 The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico"
(7/7) 12 février 2010, par François Jouffa |
The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico" 31 décembre 2012, par advertising dissertation topics [retour au début des forums] Your analysis about this post U.S., helping Ifive Mini regain the top spot among smartphone platforms sold in the three are quite nice and also believable. I think you should do more study regarding the topic.
The Velvet Underground & Nico : "The Velvet Underground & Nico" 14 février 2010, par HB [retour au début des forums] Ca dépend de la saucisse. La question aussi est de savoir si on garde la peau ou pas...
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