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The Doors : "The Doors"
Hail to the lizard king !

vendredi 14 mai 2004, par Marc Lenglet

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S’attaquer à une légende du rock, c’est autrement plus difficile que de s’essuyer les pompes sur les efforts pathétiques du dernier groupe pop-rock à la mode. Parce que dans un cas comme celui-ci, on ne se ramasse pas les miaulements des ados esseulés, analphabètes et sexuellement indéfinis sur le dos, mais bien deux ou trois générations de fans doués de la pensée et donc, nettement plus redoutables. Remarquez que quand je dis « attaquer », il faut lire « aborder », de la même manière que le jour où je vous dirai que je vais m’attaquer à Henry Rollins, il faudra comprendre que j’envisage d’écouter un album de Black Flag et pas de chercher une mort rock’n roll en allant raconter des choses sales sur la génitrice des 130 kg de testostérone énervée de ce brave Henry.

Et puis, que voulez-vous que j’aille reprocher aux Doors dans le fond ? Comment voudriez-vous que je dise du mal du plus grand groupe des années 60, et accessoirement des 3 décennies qui ont suivi ? Comment pourrais-je gloser sur la voix unique de Jim Morrison, cette voix capable de hurler à pleins poumons comme de soupirer les insinuations les plus scandaleuses de cette époque. Non, décidément, parler en mal des Doors n’a aucun intérêt.

Il y aurait à peu près autant de chances d’être pris au sérieux qu’en déclarant avoir toujours trouvé Mona Lisa bovine et inexpressive. Ou en estimant que Stanley Kubrick aurait été plus à sa place comme photographe dans une communion solennelle. Ou même en affirmant d’un air convaincu préférer la Cara-Pils au Gewurztraminer. Bref, critiquer les Doors est non seulement vain, mais en plus sans la moindre raison d’être.

Avant toute chose, je compte m’autoriser une petite digression afin de mettre les choses au point. Je n’ai vu le film The Doors d’Oliver Stone qu’assez récemment, longtemps après avoir découvert et m’être injecté la musique du groupe par intraveineuse 24 heures sur 24. Le film en lui-même m’a paru relativement honnête, même si logiquement beaucoup plus simpliste et vulgarisateur qu’une biographie de la trempe de No one here gets out alive. Et s’il a permis à certaines personnes de découvrir et de s’intéresser à ce véritable mythe des sixties, son tournage n’aura certainement pas été vain. Mais j’ai toujours trouvé fort regrettable que pour beaucoup, l’image des Doors et de leur leader surhumain soit restée celle induite par le film et le marketing grossier qui en a - sans doute involontairement - découlé. Dans la foulée de Nirvana, Jim Morrison se voyait transformé en icône adolescente niaise et fashion victim, en dépressif suicidaire, en jeune iconoclaste, rebelle juste comme il faut, en champion de la défonce positive. Certaines de ces assertions ont beau sembler à moitié vraies en surface, il est stupide de penser que les Doors se limitaient à être un pur phénomène contemporain, à la Kurt Cobain, simplement transposé aux années 60 sans même réfléchir au fait que l’environnement social, culturel et politique de cette époque n’avait strictement aucun point commun avec le début des années 90. Nirvana incarnait une époque, un son, une attitude très concentrés dans le temps. Les Doors n’incarnaient rien d’autre qu’eux-mêmes, et ne peuvent dès lors pas être considérés ni comme un groupe griffé années 60, ni comme un groupe connoté années 70. Les Doors sont intemporels, tout simplement.

Au milieu des années 60, Jim Morrison, caractère instable et violent, soumis dès l’enfance à l’autoritarisme de son militaire de père, vivote sur le campus de l’université de Californie où il est théoriquement inscrit dans la section cinéma. Peu attiré par le rock, il lui préfère de loin rhythm’n blues et spirituals. En attendant qu’il se passe quelque chose, Jim compose ses premiers textes mentalement, traîne avec la faune bohème de Los Angeles, se soûle et se ravage les neurones à l’acide avec le futur Alice Cooper, découvre avec passion les théories nietzschéennes et les poètes de la Beat generation et s’invente sa propre personnalité, mélange de Friedrich Nietzsche, Arthur Rimbaud et Dean Moriarty, personnage principal de On the road de Jack Kerouac.

La rencontre avec Ray Manzarek sera l’étincelle qui déclenchera la genèse d’une des plus fantastiques épopées de l’histoire du rock. Prodige du piano classique passé au blues et s’étant tourné sur le tard vers des études de cinéma, Manzarek est nettement plus âgé que Jim mais les deux hommes se vouent une fascination réciproque. Morrison est certain d’avoir rencontré celui qui pourra mettre ses pensées et ses poèmes en musique, tandis que Manzarek est impressionné par le foisonnement d’idées du jeune poète, et intrigué par son tempérament excessif et emporté. Persuadé du mélange potentiellement explosif que pourrait donner les idées de Morrison sous sa direction musicale, il l’invite à rejoindre le groupe de blues qu’il a créé avec ses deux frères. Les excès et les écarts de conduite du nouvel arrivant ne tardent pas à faire déguerpir ces derniers. Il ne restait plus qu’à attendre l’arrivée du batteur de jazz John Densmore et du guitariste Robbie Krieger, tous deux férus de méditation transcendantale, pour que la légende puisse prendre son envol. Quatre très fortes personnalités qui transformeront un simple groupe de rhythm’n blues en phénomène unique et inimitable de l’histoire de la musique.

Celui que l’on n’appelle pas encore le Roi-Lézard prend très vite le commandement des opérations, et baptise la nouvelle entité The Doors, en référence à un essai d’Aldous Huxley, lui-même inspiré par un poème de William Blake. La célèbre citation d’Huxley sous l’emprise de la mescaline, If the doors of perception were cleansed, things would appear as they truly are, infinite semble avoir été conçue expressément pour coller à l’atmosphère unique de ce qui reste à mes yeux le plus grand groupe de l’histoire. Break on through (to the other side) semble annoncer d’emblée que l’on ne va pas écouter un groupe « normal » mais assister à une célébration hors du temps et de l’espace. En cette période fertile en expérimentations diverses et en tentatives de gagner un hypothétique « ailleurs », Morrison invite à passer de l’autre côté, à transgresser, quoi qu’il y ait à transgresser. Malgré les outrances scéniques permanentes de leur chanteur, ses crises de démence sous acide, et les appels à l’insurrection que, fasciné par le pouvoir d’attraction du rock sur les foules, il ne peut s’empêcher de lancer avec un certain succès, les Doors étaient à des années lumières d’être un groupe versant vulgairement dans la provocation. Leur présence sur scène provoquait une fragrance unique qu’aucun autre groupe de rock n’a jamais été en mesure de retrouver. Manzarek, des années après le décès de Jim, tentera de résumer l’atmosphère de cette fantastique année 67 : « Jim était comme le chaman dans le rituel peyotl qui fait cette danse indienne bizarre, en sautillant avec des maracas. Notre boulot était de créer de la musique pour cette transe, un rythme hypnotique... Après ça, le public s’en allait et personne n’applaudissait. L’effet était cathartique. »

Tout n’est pas que bruit et fureur rock’n roll. Le fantomatique End of the night ralentit la frénésie des morceaux précédents. Et en 2 minutes 30, les Doors offrent une des plus merveilleuses ballades de l’histoire de la musique : le sublime, le pléthorique, le sensuel et poétique The crystal ship. Rien que le court break instrumental au piano, pourtant d’une simplicité crevant les yeux, est d’une délicatesse à tirer les larmes de l’être le plus endurci. A l’opposé, Alabama song ne met pas deux secondes à vous remettre d’aplomb en n’importe quelle circonstance. Les Doors ont transformé le fruit de la collaboration entre Bertolt Brecht et Kurt Weill, tiré du Aufstieg & Fall der Stadt Mahagonny, en sautillant morceau country/blues dont il arrive fréquemment qu’on reprenne à tue-tête le premier couplet alors que l’on cherche vainement un bistrot ouvert à Namur un samedi soir : Oh show me the way to the next Whiskey bar… oh don’t ask why, oh don’t ask why…for if we don’t find the next Whiskey bar, I tell you we must die, I tell you we must die. Vous l’avez compris, c’est du vécu. L’imparable Light my fire, quant à lui, est le classique par excellence des Doors. Ce morceau composé par Robbie Krieger, basé sur une mélodie éminemment accrocheuse et des paroles simples, sera le premier grand succès radio des Doors et restera N°1 pendant près de 3 semaines durant l’été 67. Malgré la mauvaise volonté du groupe qui répugnait à penser que son album puisse être considéré comme autre chose qu’un tout, le label Elektra parviendra à faire sortir Light my fire en single, malheureusement amputé de sa longue section d’orgue baroque. Outre la reprise d’un vieux standard blues de Willie Dixon, un Back door man salace tout en grondements félins qui ouvrait systématiquement les premiers concerts de 1967, The Doors renferme son lot de courtes chansons pop plus simples d’accès : Soul kitchen, le sarcastique Twentieth century fox ou encore, Take it as it comes et son entraînante atmosphère liturgique. Des titres mineurs serait-on tenté de dire… mais uniquement par comparaison avec les chefs-d’œuvre éternels de ce premier album.

Et il est déjà temps de parler de la dernière chanson, la plus emblématique des Doors, la chanson par excellence symbolisant et résumant à elle seule Jim Morrison, facette sombre. Le chef-d’œuvre de 12 minutes à la poésie hallucinée et hermétique. L’un des quatre ou cinq morceaux totalement indispensables du rock. Celui qui commence comme une mélancolique et hypnotique évocation des temps enfouis, et se termine en chaos sonore distordu, après être passé au travers de métaphores mystérieuses et de ce mythologique hurlement de rage œdipienne, devenu un véritable classique : Father ? Yes, son. I want to kill you. Mother ? I want to…. Si sur cet album, le moment crucial est assourdi sous les hurlements, les premières interprétations du morceau, non censurées, valurent au leader des Doors d’être interdit de séjour au célèbre Whiskey A-go-go, puis d’être considéré comme l’ennemi public N°1 et le responsable bien pratique de la corruption de jeunesse américaine. Le morceau, enfin, que les Doors, reformés sous l’appellation The Doors of the 21st century avec Ian Astbury de The Cult, refusent absolument de jouer en concert, arguant qu’il s’agit de « La » chanson de Jim, la seule à être si personnelle et si symptomatique de la personnalité du défunt génie qu’il vaut mieux ne jamais plus y toucher. Et ils ont raison, que diable ! Car, bien que je soupçonne a priori Astbury de s’acquitter honnêtement et modestement de sa tâche, l’idée de voir interpréter ce monument par tout autre vocaliste que Jim tient de la profanation avec préméditation. Bref, je vous ferai l’injure de vous rappeler qu’on parlait de The end tout en espérant du plus profond de moi avoir réellement perdu mon temps en apportant cette précision.

Fin de chronique. Fin de chronique ? Tout à fait. D’habitude, j’essaie au moins de respecter les laborieuses règles de dissertation vaguement apprises voici une dizaine d’années, mais l’existence d’une conclusion implique qu’on y reprenne le pour, le contre, avant de mixer les deux en outro finale. Mais le problème avec cet album des Doors est qu’il n’y a pas de « contre » possible ni envisageable, et qu’il serait scandaleux de devoir le résumer, même pour la forme, en moins de 100 lignes. Ne pas aimer les Doors est un acte tout à fait inconcevable. Cela n’existe pas. Ou alors, je ne veux pas le savoir. Le plus grand album des années 60 et au-delà, probablement l’un des meilleurs de tous les temps. Comment ça, je suis subjectif ? Vous en doutiez encore ?



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Marc Lenglet





Il y a 45 contribution(s) au forum.

Customized Fat Loss Review Does It Work
(1/25) 23 août 2013, par judiagustin
The Doors : "The Doors"
(2/25) 11 août 2013, par Custom essay
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(3/25) 26 juin 2013, par hazare
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(4/25) 12 juin 2013, par martina
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(5/25) 9 juin 2013, par nice
Pour le plus grand groupe du monde
(6/25) 17 mai 2011, par Maxime 17 ans
The Doors : "The Doors"
(7/25) 10 mars 2011, par Coco1720
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(8/25) 10 juillet 2008, par Jimbo
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(9/25) 8 juin 2008, par Jimbo
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(10/25) 25 juin 2007, par NIKEL
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(11/25) 15 mai 2007, par thomas et hugo
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(12/25) 6 mai 2006
The Doors : "The Doors"
(13/25) 21 avril 2006
The Doors : "The Doors"
(14/25) 15 avril 2006, par Quelqu’un
The Doors : "The Doors"
(15/25) 17 mars 2006
> The Doors : "The Doors"
(16/25) 23 juillet 2005, par dionycos
> The Doors : "The Doors"
(17/25) 27 décembre 2004, par DAID
> The Doors : "The Doors"
(18/25) 21 décembre 2004, par Youki Smayas
> The Doors : "The Doors"
(19/25) 11 novembre 2004
> The Doors : "The Doors"
(20/25) 7 septembre 2004, par Fulgore
> The Doors : "The Doors"
(21/25) 13 août 2004
> The Doors : "The Doors"
(22/25) 30 juin 2004
> The Doors : "The Doors"
(23/25) 20 juin 2004, par maitre cap
> The Doors : "The Doors"
(24/25) 16 mai 2004, par Jé
> The Doors : "The Doors"
(25/25) 16 mai 2004




Customized Fat Loss Review Does It Work

23 août 2013, par judiagustin [retour au début des forums]

Prodige du piano classique passé au blues et s’étant tourné sur le tard vers des études de cinéma, Manzarek est nettement plus âgé que Jim mais les deux hommes se vouent une fascination réciproque.
http://musclegaining-secrets1.blogspot.com/2013/08/customized-fat-loss-review-motivation.html

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The Doors : "The Doors"

11 août 2013, par Custom essay [retour au début des forums]

Great band ! Love tham very much. Recently wrote i ordered a custom essay from one firm about them. It was awesome

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The Doors : "The Doors"

26 juin 2013, par hazare [retour au début des forums]

Book of Ra kostenlos spielen It was not united and it was not a nation. It was only the Gospel that provided a point of unity and which provided a basis for law and government that allowed this nation to grow and flourish.

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The Doors : "The Doors"

12 juin 2013, par martina [retour au début des forums]

Au départ, les gens ont très bien accepté cela. En 642-874 vce jouer avec des bandes et des machines, ça ne posait aucun problème. examcollection 642-874 Ce n’est qu’après que certains ont commencé à parler de playback, qu’on a senti qu’on s’opposait en fait à des groupes plus traditionnels parce www.exam-collections.com/642-874-vce.html

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The Doors : "The Doors"

9 juin 2013, par nice [retour au début des forums]

This article is very good and the users are really sharing nice thoughts. Thanks a lot for giving everyone an exceptionally splendid possiblity to read in detail from this blog. I like the valuable information you provide in your articles.
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Pour le plus grand groupe du monde

17 mai 2011, par Maxime 17 ans [retour au début des forums]

un article tout simplement exceptionelle , je n’ai pas de mot , j’ai toujours voulu expliquer a mon entourage ce que sont les doors pour moi , mais en vain , et la avec cette article vous avez mis des mots sur mes pensées . cest beau .
merci vraiment . Malgré mes 17 ans Je ne fais pas partit des ados prépubére fan des doors et qui pourrissent le groupe , les doors sont le groupe correspondant le plus a ma personnalité et james douglas morrison est l’homme qui est et restera l’homme le plus influent dans ma vie .

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The Doors : "The Doors"

10 mars 2011, par Coco1720 [retour au début des forums]

Brillant article, merci .

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The Doors : "The Doors"

10 juillet 2008, par Jimbo [retour au début des forums]

Puis-je conseiller "Le Roi Lézard" de Jerry Hopkins et "Les cavaliers de l’orage" de John Densmore en plus de "No one here gets out alive" !? Et pour ceux qui s’intéressent à la poésie morrisonienne, n’hésitez pas à lire "Seigneurs et nouvelles créatures-Une prière américaine-Arden lointain-Wilderness-La nuit américaine" qui tous se retrouvent dans un unique volume :"Ecrits" Et bonne lecture...

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The Doors : "The Doors"

8 juin 2008, par Jimbo [retour au début des forums]

Mon groupe de prédilection, sans contestation possible avec moi même !

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The Doors : "The Doors"

25 juin 2007, par NIKEL  [retour au début des forums]

ton article est farpait

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The Doors : "The Doors"

15 mai 2007, par thomas et hugo [retour au début des forums]

merveilleuse critique !! qui souligne bien le caractère gesticulant du disc compact des doors ! les portes de la perception sont franchis a grand pas et pour notre plus grand bonheur ! nous avons 16 ans tt deux et ns sommes accro au Doors et jim nous fait bander.... !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! flatuler ! éructer de bonheur ! et vive les raclures de bidet !

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The Doors : "The Doors"

6 mai 2006 [retour au début des forums]

Cet album me fait penser à quelque chose, en fait il y a eu plein d’albums vers le milieu de la 2ème moitiée des sixties qui ont fait beaucoup de succes, et pour lequel maintenant on y retrouve des traces

une petite Liste ?

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    The Doors : "The Doors"

    18 octobre 2006, par Huguette [retour au début des forums]


    Voici la liste des meilleurs albums de cette magnifique 2ème moitié des sixties :
    Pet Sound (Beach boys) , Revolver( The Beatles), Sgt Peppers...( The Beatles ) , The Doors, Strange day ( The Doors) , Beggar’s banquet( Rolling stones), A saucerful of secret ( Pink floyd), Tommy ( The Who), Led Zep I et II. A mon avis le meilleur de cette liste est : Sgt Peppers. Mais The Doors est tout de même GENIAL. Il a une rage, une puissance inédite a l’époque et encore aujourd’hui. Jim Morisson nous éclabousse de son génie .Ces textes sont dignent des plus grands poètes : ils choquent, interpellent, impressionent. Et sa voie...sa voie...sans commentaires ! L’orgue de Ray Manzareck est sidérant. Des solos comme celui de Light my Fire te donnent des frissons. Commencer sa carrière par son apogé ( L.A. Woman est excellent aussi) n’est pas rien, mais commencer sa carrière par un des plus grands albums de l’histoire est incroyable et nous prouve qu’on a bien a faire a des génies .

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    The Doors : "The Doors"

    24 juin 2007, par ledzepfan42 [retour au début des forums]


    perso :
    - beatles : sgt peppers
    - doors : stragne days
    - jimi hendrix : are you experienced ?
    - bee gees : first
    - jefferson airplaine : surrealistic pillow
    - hollies : evolution
    - pin floyd : piper at the gates of danw
    - love : frerver changre
    ==> VIVE L’ANNEE 1967 que ferais on sans elle ???

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The Doors : "The Doors"

21 avril 2006 [retour au début des forums]

Bonjour,magnifique votre article.J’ai eu la chance d’aller à l’Olympia mardi 18 avril 2006,voir RIders on the storm,une soirée inoubliable,ces artistes sont des marchands de bonheur....A bientot.JA

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The Doors : "The Doors"

15 avril 2006, par Quelqu’un  [retour au début des forums]

Pour moi, le Doors des Doors est parfait ... il fait partie des chefs d’oeuvres de l’historie du rock des sixties, ... style embryonnaire de ce qui vas y avoir dans les 70’s ... en voici quelques autres exemples :

Who : A Quick No One
Beatles : Sergent Peppers
Hollies : Evolution
ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ETC ECE

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The Doors : "The Doors"

17 mars 2006 [retour au début des forums]
NIKEL

Ton article est parfait !!!

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> The Doors : "The Doors"

23 juillet 2005, par dionycos [retour au début des forums]

Honte à moi, jusqu’a il y a une semaine, je reniais un peu ce groupe. Trop "vieillot" je me disais (j’ai 17 ans). Les Doors ? sympa pour leur break on through et light my fire. Les 2 "Huge succes" en sorte. Quel ignorant j’ai fait. Honte a moi.
J’ai decouvert cet album la semaine derniere, et depuis, j’en suis quasi-amoureux. Deja, ça commence par Break on through, BIG succès qui m’a bien mis en jambe pour ecouter la suite. Et oh surprise, la suite est merveilleuse ! Cet album a presque 40 ans et ça parvient pourtant a me faire frissoner de la meme maniere que je frissone pour un coldplay ou un radiohead. Je confirme ce que dit Marc : Les Doors sont intemporels
Je ne vais pas refaire une critique du disque, ça serait inutile, meme si j’ai terriblement envie de dire que le solo d’orgue de light my fire me transporte dans une 4eme dimension, que end of the night me fait presque flipper, que soul kitchen me fait "tripper GRAVE",et que THE END m’hypnotise pendant pres de 12 minutes.
Bah voila, je l’ai dit finalement.
RESPECT pour cet album monumental.

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> The Doors : "The Doors"

27 décembre 2004, par DAID [retour au début des forums]

Pas mal mon pote ta dissert.
J AI DEJA ECOUTE A PEU PRES 2500 FOIS au minimum DEPUIS SA SORTIE " like my fire entre autre " et j e l ecoute toujours avec la meme emotion du debut .
je ne connais aucune autre composition classique ou autre qui peut apporter cette magie.
et "the end" salfait aussi et....
va savoir c est diabolique !C EST DE L ARt brut de brut ...absolut.REAL.

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    > The Doors : "The Doors"

    2 septembre 2005 [retour au début des forums]


    "Light My Fire"....Pour un type qui se prétend fan, ça fait un peu l’air con....

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      > The Doors : "The Doors"

      3 septembre 2005, par R.T. [retour au début des forums]


      Il aurait aussi pu écrire "The hand", un sur deux, c’est déjà pas mal.........

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      > The Doors : "The Doors"

      20 janvier 2006, par Guelmy [retour au début des forums]
      Dommage de ne les avoit pas connu avant


      Vives les fans encores existant des Doors
      Cette bande ne moureras jamais. J’ai 19 ans et ça fait au moins 5 ans ke je me mets en transe avec ce son. Personne ne connetra jamias les doors car les portes de la preseption ne sont pas pour tous les mêmes.
      Toutes les chançons ke je connais je les connais TRÈS BIEN. Bon je suis fan. Mais toutes les chançons ke g ne connais pas me feront sentir comme si je venais de connaitre le groupe. Ils sont définitivement intemporel. Seul la tombe de Jim se dégrade. SVP respecter sont lieu de receuil. Plusieur années j’y ais éte et s’est á chaque fois pire. C bien pour les big fans. J’en suis 1 mais je ne degrade pas. J’ecris des mots (sur papiers) sur la tombe de James Dougles Morrison (avec les gardes prés de moi, g suis un hippy). Ça me suffit et je suis fier de le faire.

      Pour moi le meilheur album a éte le premier. G adoré les suivant mais il y a une ambiance particuliére dans THE DOORS. LA WOMAN est trés puissant aussi. Ainsi ke Strabge days, le grand Morrison Hotel. Et les autres.

      Jim chante trés bien bourés (voir The lost paris tapes et certains lives). J’aimerai revenir dans le temps pour le voir ainsi ke le big boss du reggae. Pas besoin de dir son nom.

      Ses états d’ivresses lui ont coutés des rivales comme Janis Joplin. Il est vrai kelle chante trés bien ivre ; beiu ke Jim il fo l’avouer. Elle fait des voix impossibles. Mais bom pour moi jim et les DOORS sont le mouvement psycakelic á suivre dans notre génération.
      G 19 ans et continuerait á fumer, boir, prendre des champignons et aimer la vie. Juska 1 certain temp. 27 ans comme tous les grands

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> The Doors : "The Doors"

21 décembre 2004, par Youki Smayas [retour au début des forums]

Au delà de la critique du disque, j’aimerais focaliser sur une phrase clé(?) de l’article dans lequel Marc pose la question de savoir ce que l’on pourrait reprocher aux doors...Et donne une reponse un peu dithyrambique à mon gout.

Les doors, même à l’époque de leur courte existence, ont été largement contestés, y compris par ceux qui adheraient totalement au concept de base. Et il suffit d’ écouter un pirate sur lequel Morrison bourré incapable de chanter juste harangue le public à coup de provocations à trois balles pour comprendre que le soufflet est vite retombé, et que ce gars n’avait peut etre pas enormement de choses à exprimer.

Oh alors si Morrison est un genie, la liste de ces derniers comprend Sid Vicious, Costes et GG Allin.

Quand aux 3 autres, il suffit d’ecouter les deux derniers albums des Doors sans leur chanteur originel (Full circle et Others Voices ) pour avoir une idée plus précise de leur talent intrinseque. Ce n’est pas un hasard si, en dehors de la pitoyable reformation avec Ian Asbury, les Doors n’ont rien fait, rien composé ni rien interpreté de notable....En 34 ans. (Je vous fais grace des albums solo de Manzarek style "Golden scarab" ou "the whole thing started with rock n roll".

Si Morrison n’avait pas eu le bon gout de mourir relativement jeune, et d’avoir été mignon pendant 2/3 ans, on se gausserait actuellement des Doors autant que de Emerson Lake and Palmer ou de Yes.

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    > The Doors : "The Doors"

    20 janvier 2006, par Guelmy [retour au début des forums]
    Les imortels


    Encore heuerux ke Jim est mort á cet age. (je m’exuse si je blaise kelkun)
    Mais c vrai.. Vous voulez koi ? D’un personnage kil ne vouslais pas être ce kil est et sera. Ce n’est pas pour rien ke ses poémes sont signés James Dougles Morrison.
    Les Doors ont vécus peu de temps mais pendant kils existaient (avec Jim au micro), ils ont donné de leur meilheur et c dur dur de les imiter, les Doors étaient le mouvement le plus conscient (sauf déconnaissance musikal de ma part) de ce kil passait en Amérike : Ils ont marké une gén’’eration, pas si petite, et vivent encore : la preuve.

    Il est mort parcekil l’a voulut. Pas de gosse, pas d’hiritage musikal. Parfait pour un mythe et un homme dont l’ont se souviendra longtemps de son existense. A mon avis Jim et Les Doors ne sont pas pres de mourrir. Tant ke l’ont parlera d’eux ils ne seront pas morts.

    Le délire c sa tombe au Père Lachaise. Restera labas pour toujours ? Ou les amérikains la voudront pour eux ?
    Il a décidé de mourir á Paris merde. Laissez son corps (s’il y en a un) au pr’es des plus grands pétes SVP

    Le futur des Doors depend ke de nous : les fans.
    Il ne faut jamis laisser cette musike et les personnes ki la fessait ( la voix étant un instrument)

    Mes enfants auront la chanse d’écouter ce son. Du moin g l’espére. Et en l’an 3000 ils seront encore vivant !

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> The Doors : "The Doors"

11 novembre 2004 [retour au début des forums]

je suis d’accord avec les messages précédants... que c’est long et pompeux !

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> The Doors : "The Doors"

7 septembre 2004, par Fulgore [retour au début des forums]

Put*in qu’est ce que c’est que ces mous du bulbe ?
Elle est géniale, cette chronique, complète, riche et écrite dans un style parfaitement maîtrisé.
Si vous comprenez pas le français les gars, inutile de prétendre écouter les Doors. Il y a quand meme un équilibre entre un style intellectuel pompeux à la cahiers du cinoche et un foutage de gueule expédié en 3 lignes à la Rocksound ! et je pense que l’auteur de cet article la trouvé, fichez lui la paix !
on a plus le droit de crier sa passion ou quoi ?
à l’auteur de l’article : continue comme ça, c du très bon boulot...

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> The Doors : "The Doors"

13 août 2004 [retour au début des forums]

The best one is the Soft parade.

Mckee.

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> The Doors : "The Doors"

30 juin 2004 [retour au début des forums]

Très mauvaise chronique : trop longue, indigeste, parfois ennuyeuse...Le tout redigé dans le style "c’est-mon-groupe-préféré-ils-sont-trop-forts-c’est-les meilleurs-du-monde" d’une ado fanatique de Linkin Park ou de Placebo. Le dernier paragraphe où il est écrit un truc du genre "ceux qui n’aiment pas sont des cons" illustre parfaitement mon point de vue

Décevant.

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    > The Doors : "The Doors"

    27 décembre 2004, par DAID [retour au début des forums]


    TA UN PROBLEME DE...SONO
    ACHETE EN UNE AUTRE UNE VRAIE ENSUITE VA A L ECOLE FAIT DES COURS DE PHILO D HISTOIRE D ECONOMIE DE POLITIK ETUDIE LA RELIGION LA PSYCHANALYSE FAIT DES MATHS POUR APPRENDRE LA LOGIQUE INTERRESSE TOI ALA POESIE A L EXISTENSIALISME A LA SCIENCE ENSUITE SEULEMENT A L ART SI ENFIN TU ES DOUE POUR QUELQUE CHOZ ET REVIENS NOUS SUR CE FORUM ....

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> The Doors : "The Doors"

20 juin 2004, par maitre cap [retour au début des forums]

cet article est tout le contraire de la musique des Doors : pompeux et démonstratif.
je retourne sur les sites d’"adolescents pré-pubères" qui me seront toujours plus sympathiques que ce genre de pseudo-intellectuels qui rendent chiante la musique avant même de l’avoir écouté.

les Doors ne méritent pas ça, c’est vrai.

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> The Doors : "The Doors"

16 mai 2004, par  [retour au début des forums]

Alléluia, tu es passé à l’acte, Marc : chroniquer ton disque préféré (ou presque) ! Et le résultat t’honore, une fois de plus ! Dans chaque ligne transparaît l’admiration (voire l’adoration) que tu sembles éprouver pour les "Portes (de la Perception)".

Voilà qui devrait convaincre les plus réticents de se ruer sur ce disque effectivement remarquable, dont les pierres angulaires m’ont marqué au fer rouge : la poésie du majestueux « Crystal Ship », l’imparable solo d’orgue du célibrissime « Light my fire », l’attachant « Alabama Song », le furieux « Break on through » et l’immortel poème oedipien « The End », au final apocalyptique, passionneront les néophytes autant qu’ils ont fasciné leurs aînés.

Chapeau bas à nouveau pour cet article pertinent et instructif à la fois, même si j’avoue également un faible pour « Morrison Hotel », tout aussi excellent, bien que d’inspiration plus « blues ».

Deux précisions toutefois : "The End" a été "réemployé" de superbe façon par Coppola dans son chef-d’oeuvre "Apocalypse Now", à la fin des années 70.

Enfin, pour l’anecdote, signalons qu’après la mort de Morrison, un certain... Iggy Pop, fraîchement émancipé des Stooges, tentera de s’acoquiner aux membres survivants du groupe, sans succès. On connaît la suite : l’asile puis la renaissance, sous l’aile protectrice de Bowie. Mais ceci est une autre histoire…

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> The Doors : "The Doors"

16 mai 2004 [retour au début des forums]

Oui "The Doors" est un très bon album. Mais ce n’est pas le meilleur du groupe. Je pense que L.A. woman est bien meilleur. Mais ce n’est que mon avis.

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